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Article du jour sur l’équipe : Leca a refusé une offre de l’OM pour être DS avec un salaire x5. Il a été agacé par le comportement de PS. Les pistes cités sont toujours les 3 mêmes avec Dujeux, Pantaloni et Videira. 
Lens ne changera pas sa politique salariale. 40 millions de ventes espérés. 

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Jean-Louis Leca, le directeur sportif du RC Lens, lors de la défaite des Artésiens à Marseille (1-3), le 24 janvier en Ligue 1. 

Jean-Louis Leca, le directeur sportif du RC Lens, lors de la défaite des Artésiens à Marseille (1-3), le 24 janvier en Ligue 1.

Leca au centre du jeu

Confronté au départ soudain de son entraîneur, Pierre Sage, avec qui il avait tracé les grandes lignes du mercato estival, le directeur sportif lensois va encore vivre des mois agités.

Nathan Gourdol

Il y a un peu plus d’un mois, Jean-Louis Leca recevait un coup de fil du cabinet chargé de recruter le futur directeur sportif de l’OM. Touché par cet intérêt, qui témoigne de sa cote ascendante dans ce rôle et lui aurait permis, si l'OM avait arrêté son choix sur lui au bout du processus de recrutement, de recevoir un salaire plus de cinq fois supérieur à celui qu’il touche dans l’Artois, il avait averti sur-le-champ son directeur général Benjamin Parrot. Celui-ci lui avait laissé le temps de la réflexion face à cette opportunité.

 

Quarante-huit heures plus tard, le Corse avait finalement éconduit Marseille, convaincu d’avoir encore des choses à accomplir à Lens. Une façon très cash de procéder, qu’il aurait vraisemblablement aimé retrouver davantage chez Pierre Sage, son futur ex-entraîneur. Injoignable ces derniers jours, Leca a en effet fait savoir en privé qu’il avait été agacé, c’est un euphémisme, par la façon dont le coach a préparé le terrain pour son départ.

 

S’il semble comprendre l’envie du technicien de 47 ans de franchir un cap en Premier League et de multiplier son salaire par quatre (il est proche de s’engager à Crystal Palace), il aurait très mal digéré sa tournée médiatique, lancée quelques minutes seulement après le sacre en Coupe de France (3-1 contre Nice en finale, le 22 mai), vécue comme un coup de canif dans le contrat moral qu’il avait passé avec celui à qui il avait tendu la main un an plus tôt.

 

De sources lensoises, la discussion actant le divorce entre Sage et les Sang et Or a d’ailleurs été plutôt froide, alors que l’entraîneur aurait dans un premier temps répondu par message très tard lundi soir pour respecter le délai fixé par le club.

 

« On est connectés dans l’idée de construire un effectif, dans ce qu’on appelle le squad planning. On est assez alignés sur cette chose-là, nous confiait Sage dans un entretien mi-mai au sujet de sa relation avec son futur ex-directeur sportif. Il y a quelque chose qui nous anime, c’est d’avoir une équipe qui dégage quelque chose, qui soit assez représentative de ce qu’est le club, de ce qu’est la région et de ce qu’on est nous, peut-être, au final aussi. »

 

Celui qui a été élu meilleur entraîneur de la saison de L1 aux Trophées UNFP avait en effet été associé pleinement à la préparation du futur mercato, échangeant même en direct avec des joueurs que la direction sportive avait ciblés pour qu’ils s’imbriquent dans son projet de jeu. Sans lui, Leca doit donc revoir une bonne partie de sa feuille de route, puisque les éléments suivis pour jouer sous les ordres de Sage pourraient revoir leur position.

 

Alors que son premier mercato estival en tant que directeur sportif avait été quasi parfait, en termes de trouvailles (Baidoo, Sangaré, Thauvin, Risser, Udol…), comme sur le plan de l’opération dégraissage souhaitée par le propriétaire, Joseph Oughourlian, le Corse (40 ans) se retrouve donc face à un nouveau chantier très vaste, avec un nouvel entraîneur à trouver en priorité.

 

Cahuzac a peu de chances d’être numéro 1 cet été

S’il a sécurisé depuis de longs mois l’arrivée de son ami et ex-capitaine Yannick Cahuzac dans le staff – un renfort que Sage aurait, selon certaines sources, validé l’été dernier et revalidé cet hiver –, il n’a jamais envisagé de l’installer numéro 1 dès cet été.

 

Il apparaît en effet bien trop prématuré de lancer un profil qui doit passer son BEPF sur la saison 2026-2027, ce qui entraînera quasiment trois mois d’absence, a fortiori sur un exercice où Lens disputera la Ligue des champions. Les noms d’Olivier Pantaloni (59 ans, libre), Patrick Videira (49 ans, sous contrat avec Le Mans, promu en L1, jusqu’en 2027) et Alexandre Dujeux (50 ans, libre) sont bien placés dans les petits papiers de Leca, qui a quitté l’île de Beauté hier matin pour passer à la vitesse supérieure.

 

Tandis que le Racing visera au moins 40 M€ de ventes cet été et ne compte pas changer sa politique salariale malgré le retour en C1, le DS devra encore multiplier les coups malins pour combler les départs déjà actés (Thomasson à Rennes, Saïd à Al-Shamal, Saint-Maximin à Charlotte), ceux qui devraient l’être prochainement (Sarr) ou qui ont de fortes chances de se produire (Sangaré, Édouard). La signature jusqu’en 2029 de la flèche saoudienne Saud Abdulhamid (option d’achat levée auprès de l’AS Rome pour 3,5 M€), officialisée hier, est un premier signe positif. Mais l’été lensois n’a pas encore commencé qu’il s’annonce déjà très long.

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