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[7] Florian Sotoca


Teddy
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Il a encore été énorme contre Lyon.  Dire qu'il y en a qui attendent la moindre contre performance pour lui tomber dessus, comme à Nantes (alors qu'il est loin d'avoir été le seul à ne pas avoir été bon).

Pareil ça me fait rire quand j'entends qu'il serait au-dessus de son niveau. Ce qu'il montre c'est son niveau justement, sinon ça ne durerait pas aussi longtemps.

Sûrement le joueur le + rentable pour le club au niveau qualité/prix. Tous les ans beaucoup l'annonce remplaçant et tous les ans il est titulaire indiscutable. 

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il y a 17 minutes, Dony a dit :

Décryptage : Florian Sotoca, l'homme à tout faire de Lens

Troisième meilleur buteur de Ligue 1 et fer de lance de l'attaque des Sang et Or, Florian Sotoca s'est mué ces derniers mois en un joueur complet et essentiel dans tous les compartiments du jeu lensois. Avec ou sans ballon, au coeur du jeu comme à la finition, le trentenaire s'épanouit comme jamais.
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« Chaque saison, on fait une nouvelle recrue, c'est Sotoca, parce que chaque saison, il progresse. » Mi-septembre, au moment de dresser le bilan de son (dernier) mercato à la direction sportive du RC Lens, Florent Ghisolfi faisait part à La Voix du Nord de son admiration pour Florian Sotoca, symbole de la réussite des Sang et Or depuis son arrivée en 2019.

Novice en Ligue 1 au moment de l'accession du club artésien il y a deux saisons, le polyvalent attaquant (bientôt 32 ans) a bel et bien évolué au fil des mois pour incarner aujourd'hui un parfait symbole du projet de jeu de Franck Haise, assurant discipline et agressivité en phase défensive et exploitant une grande liberté créatrice en phase offensive. Pour ne rien gâcher, le voilà qui parade sur le podium du classement des buteurs (6 réalisations, soit déjà autant que la saison dernière).


Un investissement constant sans ballon

Si son rôle au sein du trident offensif lensois et son efficacité ont pu varier au fil des mois - on y reviendra - Florian Sotoca assure à ses coéquipiers et à son entraîneur une base non négociable et fortement appréciable : une implication totale lorsque son équipe n'a pas le ballon. En premier rideau devant, plus bas afin de prêter main-forte à ses milieux ou sur le côté pour protéger son latéral, Sotoca ne rechigne jamais, en témoignent ses 11,3 kilomètres avalés en moyenne. Et le Narbonnais de naissance ne se contente pas de courir. Il sait se déplacer dans les zones idoines et dans le bon timing pour perturber les offensives adverses.

« Flo fait partie de ces joueurs offensifs qui ont cette capacité à être au service de l'équipe et, en même temps, d'être très intelligents pour faire les compensations, les équilibres, soulignait Haise l'an dernier. Pour ça aussi, c'est un joueur rare. » À tel point que le coach nordiste n'hésite pas, ponctuellement et selon l'organisation adverse, à utiliser son couteau suisse au milieu d'un 5-3-2 en phase défensive.

 

Une importance croissante à la création

L'utilisation de Sotoca dans l'entrejeu n'est d'ailleurs pas simplement une stratégie occasionnelle et défensive de la part de Franck Haise. Si l'ex-Grenoblois s'est d'abord imposé dans un rôle de second attaquant au RCL, il est peu à peu devenu un relais essentiel dans la construction du jeu lensois, disposant d'une grande liberté dans ses déplacements et ses choix. Au-delà de son intelligence de jeu et de sa progression personnelle, cette évolution s'est accélérée la saison dernière, à mesure que David Pereira da Costa poussait Gaël Kakuta vers le banc des remplaçants.

Sans leur organisateur « traditionnel », les Sang et Or ont dû adapter leur schéma, développer d'autres habitudes de jeu, et ont trouvé en Sotoca leur nouveau point de référence pour sublimer leurs sorties de balle. Aujourd'hui, en plus d'incarner une menace entre les lignes plus haut sur le terrain, il n'est pas rare de le voir décrocher pour jouer quasiment le rôle de deuxième n°8 (compensant idéalement la propension de Seko Fofana à se rapprocher du couloir gauche). Ses qualités dos au but, en appui, et sa vision du jeu pour exploiter les projections de ses latéraux ou de ses compères offensifs y font souvent merveille.

Son implication plus étoffée à la construction se retranscrit d'ailleurs assez nettement dans les chiffres : de 26,5 passes par match en 2020-2021, il est passé à 32,5 la saison dernière, puis 43 cette saison. Avec une précision, elle aussi, en progression constante (73,6 %, 78,2 % puis 82,4 %).

 

Attaquant atypique, hybride et altruiste par nature, celui qui n'a découvert le monde professionnel qu'à 24 ans a dû patienter jusqu'à la trentaine pour trouver le contexte tactique idéal pour s'épanouir. Mais alors comment définir le poste occupé par Florian Sotoca au sein de ce RC Lens ?

Toutes proportions gardées et dans un style forcément différent, il ne paraît pas tout à fait incongru d'emprunter l'autodéfinition d'un certain Thomas Müller, formulée ainsi en 2011 : « Je n'aime pas trop être présenté comme un avant-centre. J'aime être actif dans les espaces dans le dos des milieux adverses. C'est dans ces zones que je peux faire le plus de mal à l'adversaire. Je suis un mélange entre un avant-centre et un milieu de terrain. Je suis un interprète de l'espace (« Raumdeuter » en VO). C'est une question d'instinct. »

 

De nets progrès à la finition

Et s'il est question d'instinct, le vice-capitaine lensois n'en manque pas ces derniers temps. Alors qu'il n'a jamais marqué plus de 11 buts sur une saison (avec Grenoble en L2 en 2018-2019) et en avait totalisé 14 sur ses deux premiers exercices en L1, le voilà déjà à 6 unités après 9 journées (plus 2 passes décisives).

« C'est devenu un joueur encore plus complet, appréciait Franck Haise mi-septembre. Je suis très satisfait de son évolution cette saison car au-delà de son travail sur toutes les zones du terrain, il est aussi le troisième joueur qui tente le plus de tirs (voir graphique plus haut). Malgré le fait qu'il dézone - ce qui fait partie de notre plan de jeu - et tout son travail défensif, sa démarche collective, il est aussi capable d'attaquer le but, de marquer, de faire des passes décisives. »

 

Sa complémentarité avec Loïs Openda et David Pereira da Costa semble naturelle. Le départ de Jonathan Clauss lui a donné (encore) plus de responsabilités offensives, et Florian Sotoca a surtout réglé la mire : alors qu'il avait besoin de 18 tirs en moyenne pour marquer l'an dernier, 6 suffisent depuis l'entame de cette saison ! Son volume de dernières passes a également grossi, portant son implication directe dans 5,6 tirs dans le jeu en moyenne (3,5 tirs et 2,1 dernières passes), contre 3,5 en 2021-2022 (2,5 tirs et 1 dernière passe).

« Cette année j'ai plus de réussite, ça me met plus en valeur », s'excusait presque l'intéressé après le succès face à l'OL (1-0) au micro de Prime Video, avant de louer « le travail du coach, de la vidéo, des coéquipiers... J'arrive à me créer plus d'occasions et je me rends plus utile à l'équipe. » Sa façon à lui d'admettre qu'il est incontournable.

 

 

 

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Ses stats de ballons touchés et passes réussies montrent vraiment à quel point il a progressé depuis 3 ans, surtout la seconde stat car ça prouve qu'il a moins de déchet dans son jeu malgré le fait qu'il ne soit pas réputé pour sa technique.

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