Clorith Posté(e) il y a 4 heures Posté(e) il y a 4 heures il y a 36 minutes, West'ier a dit : C‘est le seul titre, sur le plan domestique, qui manquait au palmarès du Racing Club de Lens, il met un peu plus de poids sur l’étagère des trophées. Je ne veux retenir que cette phrase. On sait ce que va viser le club maintenant ! RCL Warszawa a réagi à ceci 1 Citer
DamieN62 Posté(e) il y a 4 heures Posté(e) il y a 4 heures il y a 37 minutes, West'ier a dit : Benjamin Parrot : « Un effet d’accélération, mais on n’a pas le droit de changer de cap », le directeur général du RC Lens plante le décor de la saison La Coupe de France, la qualification en Ligue des champions, un premier Trophée des champions soufflé à Paris, Lens aborde la nouvelle saison de Ligue 1, contre Auxerre, ce samedi, avec ambition mais sans dévier de son projet, fidèle à ce qu’il est. Quel sens donnez-vous au Trophée des champions gagné dimanche ? Vous y teniez… « Mais c’était un rendez-vous important, on en avait parlé avec les joueurs tout de suite après la Coupe de France avant de se quitter. Avec Jean-Louis (Leca, le directeur sportif), on s’est tous tout de suite dit “bonnes vacances et rendez-vous pour le Trophée des Champions”. C‘est le seul titre, sur le plan domestique, qui manquait au palmarès du Racing Club de Lens, il met un peu plus de poids sur l’étagère des trophées. On a couru après la Coupe de France depuis sa création, en 1917. Il fallait tout de suite réenclencher et garder cette volonté de gagner. Pour moi, c’est un nouveau marqueur. Au-delà du lancement de saison, c’est la continuité d’un titre. Quand on est un club professionnel, on se doit de toujours rester connecté à qui l’on est, mais aussi d’avoir cette envie de gagner, parce que, dans une carrière, pour les joueurs, pour tout le monde, ce qui, à la fin, reste de manière immuable, ou tangible au-delà des émotions, ce sont les titres. La saison dernière, il y a un groupe a gagné une Coupe de France, et ce groupe ne sera jamais plus constitué des mêmes gens. Là, un nouveau groupe s’est forgé une trace et un élément tangible avec ce titre. Et c’est une question d’énergie : il ne faut surtout pas considérer que la Coupe de France est un aboutissement, parce que c’est le trophée qui ressemble le plus au RC Lens, qu’on avait absolument envie de gagner… Et le meilleur moyen, c’était de gagner un nouveau titre. Maintenant qu’on l’a remporté, on est focus sur la saison. » Ça veut dire qu’il y a une forme de culture de la gagne qui s’est installée au fil des ans à tous les niveaux du club ? « Je pense, oui. De toute façon, dans toutes les composantes du club, on a envie de gagner. On a envie de progresser dans les infrastructures. On a envie d’être innovants dans la communication et le marketing. On a envie d’être exemplaires dans la finance. On a envie, sportivement, de gagner. Mais ce qui est intéressant, c’est que ça ne se limite pas à l’aspect sportif, ça irrigue toutes les composantes. C’est une volonté. En fait, la réussite qu’on a eue la saison dernière, elle nous a donné de l’accélération mais pas le droit de changer de cap. Donc il faut le garder. » Vous êtes plus exposés médiatiquement, on vous attribue parfois un nouveau statut, qu’est-ce que ça dit du club ? « On est un peu plus scrutés. Mais nous, on n’est pas là pour confirmer une image. On est là pour confirmer une trajectoire, pour montrer que ce club doit être en mouvement. Ça a été aussi tout le sens de notre action à l’intersaison. Montrer que tout a changé, mais rien n’a changé finalement. Il y a un nouveau staff, mais c’est le même langage basé sur l’intensité. Les vestiaires, les infrastructures, c’est moins spartiate, mais on est tous là pour charbonner au quotidien. On a gagné la Coupe de France mais on reste le challenger en soi, qui a envie de toujours bousculer l’ordre établi, faire valoir ses armes, son panache. Et le fait de se dire que quand on est alignés, qu’on se donne les moyens de vouloir réussir, on peut le faire tous ensemble. » Le RC Lens est désormais présenté comme un modèle dans le football français, de quoi est-ce le signe ? « Je pense qu’il faut accueillir les éléments, mais prendre de la distance. La performance sportive a en effet été quasiment un élan populaire, une vague quasi identitaire. Elle donne un effet d’accélération, de la visibilité, et même de l’attractivité, mais elle ne doit absolument pas nous faire confondre vitesse et précipitation. On peut aller plus vite sans changer de direction. C’est ça notre état d’esprit, et le bénéfice de cette saison. Nous, on est là pour faire avancer le projet en permanence, pas pour défendre un statut. Et puis un statut, ça ne va pas se décréter parce qu’on a joué la Ligue des champions, parce qu’on a gagné la Coupe de France. Ça se construit parce qu’on devient capable régulièrement d’arriver à ce niveau-là. C‘est un long chemin qui exige beaucoup d’endurance et de motivation, de lucidité. Les émotions d’une saison, aussi importantes soient-elles, derrière, elles peuvent être balayées. Les rappels à l’ordre peuvent être violents dès qu’on se détourne de ce que l’on est. Ce n’est pas une saison qui a changé durablement notre statut, notre positionnement. Nous, on reste le Racing Club de Lens, un challenger qui aura probablement encore cette année, entre la huitième et la dixième masse salariale de Ligue 1, qui doit rester dans son identité, mais qui doit, en revanche, s’efforcer de laisser des traces durables de cet élan à travers le temps. Ça passe par l’amélioration des infrastructures, par des caps qu’on doit franchir. C’est ce qui va continuer à nous permettre de nous élever. Depuis qu’on est remonté en Ligue 1, depuis 2020, l’objectif, c’est top 8, ça ne change pas. Ce n’est pas une saison, ce n’est pas des regards présumés des autres qui vont nous faire changer notre cap. On reste exactement dans notre cap. » Cette saison extraordinaire vous ouvre-t-elle des perspectives financières, pour trouver un actionnaire minoritaire, des investisseurs ? « Ça nous a apporté un tunnel d’accélération, mais on le prend avec beaucoup de minutie, parce qu’on ne va pas révolutionner notre modèle économique. On était de plus en plus performant sur ce modèle, la non-dépendance aux droits télés. Les droits télés, cette année, ce qui nous a été demandé sur l’aspect seulement domestique, c’est 7 M€. Pour cette saison, on a encore franchi un palier sur la partie revenus commerciaux, et je ne parle que de France, pas de ce qui est conjoncturel avec l’Europe, avec 50 M€ (5 M€ de plus que la saison dernière), parce qu’on a réussi de nouveau à optimiser. On était déjà sur un bon chemin, mais tout ça continue de fidéliser, de renforcer l’attractivité. Sur les infrastructures, ça n’a pas changé fondamentalement les choses, mais nous avons piloté le club de manière que la surface financière dont nous disposons cette année ne soit pas exclusivement fléchée vers le sportif. Il y a plus de 7 millions d’euros d’investissement, ce qui correspond peu ou prou à la valeur qu’on met en transfert, parce que nous, le transfert maximum qu’on fait, c’est un peu moins de 8 millions d’euros. On ne change pas nos règles et nos ratios économiques. Mais on s’est dit, plutôt que de faire un achat, on va faire différents travaux. On a fait une plaine des professionnels qui correspond à deux terrains et demi, avec une partie chauffée, refait tous les vestiaires des pros, un espace pour les familles de joueurs au stade… On ne s’est pas laissé happer par un doux parfum. Les événements de l’intersaison, de toute façon, ont fait que dès le lundi, on était déjà dans la compréhension qu’il fallait enclencher et préparer à la suite. C’est aussi nos caractères. La clé pour nous : ça ne peut pas être qu’une équipe et les résultats d’une équipe qui progressent plus vite qu’un club à travers ses infrastructures, sa structure financière. Ça ne serait pas durable, ça serait une croissance purement conjoncturelle, qui peut être glissante. Nos moyens et notre philosophie, notre rigueur n’ont pas changé. » Et sur l’actionnaire minoritaire, que Joseph Oughourlian disait avoir quasiment trouvé, cela vous aide aussi ? « Je ne peux rien dire à cet instant. Les investisseurs, naturellement, sont toujours sensibles à ce qu’il se passe conjoncturellement, la trajectoire. Mais un succès, c’est rarement le produit de facteurs conjoncturels. C’est aussi le fruit d’une stratégie à long terme. Et les investisseurs, quand ils viennent dans un club, ils sont plus sensibles aux indicateurs, au respect des indicateurs, au projet du club dans son ensemble, qu’à la quête temporaire d’un titre. Donc ça ne change pas, effectivement, tant de choses que ça. De la même manière, sur les partenaires, aujourd’hui, il faut saluer qu’on va encore faire une saison “sold out”. Tous nos espaces maillots sont commercialisés, toutes nos places sont partenaires. On a encore plus de 20 partenaires officiels, ce qui situe le club à des niveaux extrêmement élevés. Passer la barre des 50 millions d’euros de revenus commerciaux, c’est un élément renfort. À cela aussi, sur la partie sportive, il faut mettre en avant la nouvelle énergie et le projet de la formation portée par David Ducourtioux, qui est en plein renouveau, et dont on sent aujourd’hui les premiers bénéfices. La section féminine, avec ses nouvelles infrastructures, qui se lance dans un nouveau projet, qui va faire la part belle à la formation. Et puis, sur la partie sportive, le travail réalisé, exceptionnel, toujours par Jean-Louis (Leca), où cet été, on a été pour la première fois confronté à quelque chose d’assez intéressant. Notre marché habituel nous a attendus avec des demandes parfois avec une inflation du fait de notre qualification en Ligue des champions. Et nous, on ne s’est pas détourné de nos ratios, on ne s’est pas laissé embarquer dans les dossiers qui n’étaient pas réalisables sur le plan économique. On les a laissés et c’est tout. C’est-à-dire que nous, si les attentes des autres, des clubs, peuvent changer, notre rigueur ne bouge pas. » (VDN) Les erreurs faites il y a 3 ans auront été un mal pour un bien finalement. A noter qu'il y a aura deux autres parties de cette interview, hâte de lire la suite Fredo_PL, Moreira_du_63 et Clorith ont réagi à ceci 3 Citer
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