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[8] Seko Fofana


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Il y a 9 heures, eagle a dit :

Non, delort ça vient de la communauté gitane, ils ne communiquent pas sur twitte comme Manu Lonjon, juste du bouche à oreilles 🙂 Certes, c'est quasi le meme principe. 😄

Andy Delort le Manouche algérien 😅

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  • 2 weeks later...
Le 02/04/2021 à 21:45, RiDeR a dit :

 

il explique qu'il préfère les pizzas aux fricadelles, qu'il avait du mal à les digérer en début de saison mais que maintenant son système digestif s'y est fait et qu'il joue mieux.

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il y a 21 minutes, Tagota a dit :

il explique qu'il préfère les pizzas aux fricadelles, qu'il avait du mal à les digérer en début de saison mais que maintenant son système digestif s'y est fait et qu'il joue mieux.

En deuxième partie d’interview, j’aime bien quand il parle de l’intérêt qu’a porté le Milan AC. « Une villa à Milan ? Non c’était pas moi, pas mon rêve. Alors quand le Racing m’a proposé d’habiter dans un corons à Eleu-dit-Leauwette, j’ai pas hésité une seule seconde ! »

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Il faut dire que c'est le bordel pour circuler dans le centre de milan. A Eleu tu te gares plus facilement. Son objectif serait de rester à Lens tant qu'il n'aura pas racheté toute la ville. On est donc sur qu'il restera encore 1 saison.

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RC Lens : « Sur le terrain, je n’ai pas de limites », assure Seko Fofana

Alors que la Ligue des champions s’offrait à lui après une énorme saison en Italie, Seko Fofana (25 ans) a pris tout le monde à contrepied en choisissant le challenge du RC Lens, promu en Ligue 1, l’été dernier. Huit mois plus tard, les Lensois sont en course pour l’Europe, régalent sur le terrain et dégagent beaucoup de personnalité, emmenés par leur infatigable milieu « box to box », privé du match face à Lorient ce week-end (Covid), mais qui enchaîne les performances de haut vol. Entretien avec un joueur hors norme, qui s’épanouit dans l’effort et le dépassement.

LE CHOIX DU RC LENS

Vous avez souvent répété depuis votre arrivée que vous êtes venu à Lens pour le challenge, pour réaliser un rêve… Ça veut dire quoi rêver avec le RC Lens cette saison ?

« Rêver, ça veut dire plein de choses. Et le RC Lens me fait rêver. Déjà, c’est un club qui a une vraie et une longue histoire. C’est un top club. Mais c’est aussi un club qui a vécu des moments difficiles ces dernières années. Alors, quand on fait appel à toi, qu’on t’explique le projet, qu’on te met au cœur de ce projet, ça fait réfléchir… Tu te poses beaucoup de questions. Et puis, à un moment, c’est bon, tu as la réponse. Voilà, c’est comme ça que ça s’est passé. J’ai vraiment eu envie de venir à Lens pour relever des challenges. Le premier, c’était de maintenir le club cette saison. Et dans un deuxième temps viser le plus haut possible. Une place que le club mérite. »

 

C’est donc la confiance des dirigeants et leur discours qui vous ont convaincu ? On a même le sentiment que ça vous a touché cette confiance ?

« C’est ça, ça m’a énormément touché. Et ça a tout changé. J’avais d’autres sollicitations (Milan, Atalanta, etc.). J’aurais pu jouer la Ligue des champions, je me sentais prêt pour ça… On pensait à moi, et, sans prétention, j’ai sans doute le niveau pour. Mais j’avais vraiment cette envie de venir ici. Lens, ça m’excitait plus. »

 

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Avez-vous conscience que ce choix a pu surprendre ? Autour de vous, on ne vous a pas pris pour un fou ?

« Oui, oui, on m’a souvent dit ça. On m’a pris pour un fou, c’est vrai… J’en rigole encore avec des gens de mon entourage. En Italie surtout, les gens n’ont pas compris. Ils ne connaissent pas Lens là-bas. Et ils n’ont pas compris car je sortais d’une grosse saison avec de très bonnes stats. Mais c’est mon choix, il faut le respecter et essayer de me comprendre. Il y avait le RC Lens mais aussi le fait de retrouver ma famille, de revenir en France. Au final, ça faisait une envie puissante. L’envie de relever un gros challenge, de réussir quelque chose de très fort pour voir la réaction des gens. »

 

Y a-t-il une personne qui a pesé un peu plus dans votre choix ? À quel moment avez-vous senti que votre cœur partait à Lens ?

« Ah oui, franchement, "Flo" Ghisolfi (coordinateur sportif). Il m’a vraiment touché. Il a eu des mots très forts… Au départ, c’est un peu bizarre, les contacts, car ça ne me concerne pas. Mes agents s’occupent aussi de Loïc (Badé). Et quand mon pote Loïc signe, je suis super content pour lui. Et puis, quand les dirigeants montrent de l’intérêt pour moi, au début je me dis, là non, ce n’est pas possible. Déjà parce que l’Udinese ne va pas me laisser partir… »

Et en fait si, c’est possible ?

« En fait, plus les semaines passaient, plus je me voyais ici. Nous étions en négociation bien avant la fin de saison. J’étais en train de faire plein de bonnes choses et j’avais pas mal de sollicitations. Et dans ma tête, du coup, j’avais un peu peur pour Lens… Mais j’ai tenu et j’ai décliné toutes les autres offres pour venir ici. J’ai fait le choix du cœur. »

LE RAPPORT AU PUBLIC

Quand on fait le choix du RC Lens, il y a forcément une envie par rapport au public. Et finalement cette saison, pas de public à cause du Covid. Vous vous imaginez parfois fêter un but ou une victoire dans un Bollaert-Delelis plein ?

« C’est vrai que le public a eu de l’influence dans ma décision de venir. J’ai vu des vidéos… Franchement, ça m’a marqué. Je sais qu’ici, on est toujours derrière le club, même après une descente. Alors dans mon esprit, j’ai la volonté de bien faire les choses pour tous ces gens qui aiment et soutiennent leur club. Réussir quelque chose de grand pour eux et voir leur réaction. Quand je signe, j’ai ça dans la tête : ça va être quelque chose d’extraordinaire ! »

Et il y a ce foutu virus (1)…

« Et à cause de lui, on ne les a pas, nos supporters… Des fois, j’ai envie de leur dire mais venez ! Venez quand même ! Venez nous soutenir, même avant les matchs ! Ce n’est pas possible bien sûr, mais j’ai ça en moi. C’est triste et je sais que ça rend beaucoup de gens tristes. Notre seul réconfort, c’est de penser que les supporters peuvent au moins être contents et fiers de nos résultats. »

Vous y pensez, pendant les matchs, aux supporters ? Les joueurs et les fans, vous avez la même passion. Vous, vous jouez mais les fans, eux, sont privés de leur plaisir. C’est une chose que vous ressentez ici ?

« Je le sens et je sais que c’est dur pour eux… Pour nous aussi, différemment. Quand on joue à domicile et qu’on voit les banderoles, les messages, les beaux messages… Ça nous fait énormément chaud au cœur. Leur soutien, on le ressent aussi en déplacement. Il y a souvent quelques supporters aux abords des stades, à Angers par exemple dernièrement. L’ambiance des supporters, les fumigènes, tout ça, pour moi c’est extraordinaire. Ça me transporte. Ça me donne envie de tout donner. Alors en ce moment quand on arrive au stade et qu’on voit la tribune des supporters, les places où ils chantent debout, où ils chantent tout le match, quand on voit ces places vides… Moi, je m’imagine plein de choses. Et il se passe quelque chose d’incroyable en moi. »

L’ATHLÈTE, LE JOUEUR « BOX TO BOX »

Après les soucis physiques en début de saison, vous n’avez jamais cessé de monter en puissance. Et sur le terrain, votre jeu est incroyablement énergivore, toujours à fond. Est-ce que vous vous surprenez dans ce goût pour l’effort ?

« Oui un peu, parfois. Il faut savoir que quand on fait ce type d’effort, à la fin du match, on est complètement "carbo". On met beaucoup de temps à récupérer. Pour revenir à mes soucis du début de saison, il faut comprendre qu’avant d’arriver, j’ai joué pendant un mois et demi comme ça en Italie. Je crois qu’il y a eu douze matchs en un mois et demi cet été. On a eu des joueurs blessés et j’ai dû enchaîner des matchs. Ça s’est bien passé, mais à la fin, j’étais fatigué. Et quand j’arrive ici, j’ai tellement d’envie de commencer cette nouvelle aventure que je veux tout de suite reprendre. Il y avait de l’attente partout. En fait, il fallait plus écouter mon corps. Je ne l’ai pas fait. Et c’est ça qui a causé des petits problèmes. »

Avez-vous été un peu inquiet ?

« Non, je n’avais pas forcément d’inquiétude. Je savais que j’allais revenir car j’aime beaucoup travailler, me surpasser et j’ai confiance en mon travail. J’essaye d’être professionnel sur le terrain et en dehors. Donc je savais que tôt ou tard, ça reviendrait. Et que tout le monde serait satisfait. »

Sur le terrain, vous ne vous économisez jamais, toujours à fond, dans des courses à intensité maximale ?

« C’est comme si je ne voulais pas avoir de limites. Mon jeu est comme ça. Enfin… Quand j’ai la possibilité de faire ce type de courses, de percuter, de défendre, de presser ou autre chose, j’y vais à fond car je pense que c’est bien pour l’équipe. Et que c’est ce que les gens aiment voir aussi. Je me mets à la place des gens. Moi quand je regarde la télé, j’aime quand il y a de l’action, quand ça bouge ! Donc, dès qu’il y a la possibilité et que ça ne met pas en danger l’équipe, je ne me pose pas de questions. »

Du coup le jeu de possession, les passes latérales, les remises, ce n’est pas votre truc ?

« Ah non pas du tout, j’adore avoir la possession ! Jouer simple surtout. En fait, ce qui me permet d’avoir ce jeu à base de grandes courses, c’est notre collectif. C’est grâce à mes partenaires. On arrive à créer des espaces, il y a beaucoup de jeu sans ballon. C’est pour ça que je m’éclate cette saison. Je n’ai pas connu ça depuis longtemps. La dernière fois que j’ai pris autant de plaisir, c’était à Manchester City avec les jeunes. On se sentait, on était complémentaires. On s’amusait… Les gens étaient contents de nous voir jouer et on était heureux sur le terrain. »

Pour revenir à ce goût de l’effort, sentez-vous que c’est votre corps qui réclame ? Que vous avez besoin d’être toujours à fond pour donner votre pleine mesure, y compris à l’entraînement ?

« Pour maintenir cette capacité à reproduire les efforts, il faut bien s’entraîner, ça, c’est sûr. Et j’aime ça, j’en ai besoin c’est vrai. Mais il faut aussi bien manger, soigner la récupération car quand on est au max, il y a plus de risques de blessures. Il faut savoir bien se reposer. Ça fait partie du travail. À Lens, on a un très bon staff, on travaille toujours en qualité. Tout est bien calculé. Alors, je joue sans retenue. Et tant que je peux le faire, je vais le faire. »

Justement, le staff ne tente-t-il pas de vous freiner parfois ?

« Ça peut arriver. Le préparateur physique est très attentif. Il est proche de nous, il nous demande nos sensations. Et quand il le faut, on nous fait couper. Comme lors de la dernière trêve internationale. J’ai coupé quelques jours. Ça m’a fait du bien. »

Plus jeune, aviez-vous déjà ces qualités athlétiques ?

« J’ai toujours aimé le sport. Enfant, j’en faisais beaucoup. Quand je suis parti à Lorient, je jouais attaquant ou sur un côté. Et c’est le coach Julien Stéphan (2) qui m’a repositionné au milieu. Il m’a fait énormément progresser. Ensuite, je suis parti à Manchester où je me suis bonifié et j’ai développé mon goût pour ce type d’efforts. Mais je le mesure surtout dans le regard des autres, quand j’ai des retours, qu’on me dit : " Aujourd’hui tu y es allé fort quand même ! " C’est le genre de messages qui m’encouragent à donner plus car je sais que je peux le reproduire. »

Ça vous plaît quand on dit que vous êtes un joueur box to box  ?

« Oui j’aime bien ça. Car aujourd’hui j’essaye d’être tout terrain, le plus complet possible dans mon jeu. C’est-à-dire attaquer, défendre, faire des contres, savoir quand il faut calmer ou mettre du rythme, savoir faire jouer les autres, faire la différence, mettre des buts, faire des passes décisives… Moi box to box, je ne vois pas que courir. C’est être vraiment tout terrain. »

L’ITINÉRAIRE, LE PRO

Dans quel domaine Julien Stéphan vous a-t-il fait progresser ?

« Comme milieu, c’est un poste que je découvrais, il me donnait beaucoup de consignes. Je connais bien le poste grâce à lui. Il a su me mettre en difficulté parfois pour me faire grandir et me reprendre car je pouvais courir, faire plein d’efforts sans être efficace. Il a su comment me gérer jusqu’à ce que je parte en équipe de France (U16) et que par la suite, à 18 ans, je m’envole pour l’Angleterre. »

Vous ne vous voyez plus jouer à un autre poste que milieu ?

« Non, milieu, c’est le poste qui me correspond le mieux. En numéro huit. Si on me met devant la défense, je vais pouvoir jouer, je vais m’adapter, essayer de jouer simple. Mais là où je pense plus apporter et là où j’exprime le mieux mon football, c’est quand je joue numéro huit. Avec une certaine liberté. »

On sent que la fatigue d’après match peut générer chez vous une forme de plénitude ? Complètement "carbo", vidé, mais heureux en somme ?

« J’adore vraiment ces moments d’après match. C’est comme si je continuais à prendre du plaisir. Je me dis : " Ah oui là aujourd’hui, j’ai beaucoup donné… " Et si ça s’est bien passé, qu’il y a le résultat, je suis vraiment heureux. Parfois, je me retrouve aussi dans des états un peu compliqués. J’ai des courbatures et j’ai besoin de quelques jours pour récupérer car j’ai fait beaucoup d’efforts. Mais je ne regrette jamais car j’aime ça. Le top, c’est quand je quitte le stade est que je me dis : " Là, j’ai tout donné ". »

Quand vous ne jouez pas au foot, c’est repos, tout pour la récupération ?

« Oui. Ça commence après match au centre d’entraînement. Puis je me repose en famille. Je discute aussi beaucoup avec les personnes qui ont regardé le match. On me fait un retour. J’aime savoir ce que je peux améliorer. Sinon, je fais des choses simples. Et puis en ce moment, avec le confinement, c’est vite réglé, on ne peut pas faire grand-chose en extérieur. »

Pas une autre activité pour se distraire ?

« Là, avec l’enchaînement des matchs, ce n’est pas possible. On n’a pas le temps. Je suis focus sur le travail et cette fin de saison très excitante. J’essaye de faire les choses bien. »

La rigueur et l’hygiène de vie nécessaires à la carrière professionnelle, ça vous semble naturel ?

« C’est très important. Attention, il faut aussi savoir se faire plaisir ! Mais, moi, j’ai la chance de bien me connaître. Et d’avoir profité d’une nutritionniste en Italie qui nous suivait bien, nous enseignait comment bien manger, bien récupérer. J’essaye de bien respecter tout ça car je fais énormément d’efforts et je ne veux pas me blesser. Et si je veux les reproduire ces efforts, je ne dois pas courir avec un ou deux kilos en trop. Alors ça demande de la rigueur au quotidien. Et quand on fait les choses bien, parfois on est récompensé. »

Que pensez-vous de la notoriété ? Et de la critique ?

« Je pense qu’il y a de bonnes critiques. Quand quelqu’un connaît bien le foot, le poste auquel on joue, il n’y a pas de souci. Mais il y a aussi des critiques déplacées. Je ne sais pas, quand on met en rapport le prix d’un transfert avec la performance par exemple. Lui, il ne fait pas assez la différence alors qu’il a coûté autant… Là je dis non. Stop. Il faut regarder le jeu. Mais bon, j’essaye de prendre du recul sur toutes ces choses. Je sais ce que je dois améliorer, ce que je dois faire. Le coach aussi. Donc je suis plutôt focus sur moi et ça ne me touche pas trop, au contraire. J’essaye de faire le maximum à chaque fois pour que les gens soient satisfaits à la fin. Et qu’on soit tous contents. »

LE COMPÉTITEUR, L’AMATEUR DE BEAU JEU

Quels sont vos rapports avec vos coachs ? Êtes-vous demandeur de conseils ?

« J’ai toujours eu de bons rapports avec mes coachs. C’est normal que le coach vienne t’expliquer ce que tu peux ou tu dois améliorer. C’est son rôle et il voit tout ce qu’on ne voit pas. Donc j’échange et j’essaie de m’améliorer en tenant compte des conseils. Après, je suis pro dans ce que je fais. J’analyse mes matchs et je me remets aussi en question tout seul. Mais j’aime qu’on vienne vers moi pour m’expliquer des choses. Qu’on me dise, si tu fais plus ça, ce sera peut-être mieux pour l’équipe… Et même quand ce sont mes partenaires qui me le disent. »

Au RC Lens, avec qui discutez-vous beaucoup ?

« Sincèrement avec tout le monde. Par exemple, aujourd’hui, avec Massadio Haïdara car je suis souvent proche de lui sur le terrain. Dans l’équipe, il y a beaucoup de communication entre nous. Avec Gaël (Kakuta) aussi, "Douc" (Cheick Doucouré), "Cahu" (Yannick Cahuzac). Parfois, je peux échanger avec un joueur, un autre passe, nous entend et il nous rejoint, on échange tous ensemble : est-ce qu’on ne peut pas améliorer ça en faisant ça, etc. Et au final on trouve souvent des solutions. Et c’est magique. Moi, j’apprends tous les jours avec mes équipiers, le coach et le staff. »

Vous dites que vous n’avez pas pris autant de plaisir depuis les U19 de City. C’est à cause du jeu cette saison au RC Lens ?

« Oui, même si on ne gagne pas tout le temps, on prend énormément de plaisir. C’est cohérent, ce qu’on fait. Que ce soient les défenseurs, les milieux, les attaquants, on essaye de vraiment tous prendre plaisir, d’attaquer tous ensemble, de bien défendre. À la fin des matchs, de bien célébrer les victoires ensemble. On sait que les gens qui nous regardent, les supporters mais aussi ceux qui ne voyaient Lens que comme un promu, prennent tous du plaisir devant nos matchs. Donc, ça nous encourage. On essaye de garder ça. Ça nous donne plus de confiance. Et aujourd’hui, je pense qu’on a tous le même objectif, on veut tous voir où on peut aller tous ensemble. »

Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu dans votre carrière ?

« C’est difficile ça… Ce que j’ai souvent entendu et retenu, c’est : " Vas-y, ne te pose pas de questions. Tu as des qualités, tu n’en as pas conscience. " On m’a toujours poussé. »

Vous êtes passé de celui qui joue avec le frein à main à celui qui casse la ligne ?

« À une époque, j’assurais trop pour me rassurer, la petite passe à côté sans risque quand il y a mieux à faire… On m’a toujours fait comprendre qu’il fallait que je me relâche et que je me lâche. Qu’il fallait que je sois moi-même car je pouvais réussir des choses extraordinaires. Ça, tous mes coachs me l’ont dit. C’est important quand tu penses que tu ne te sens pas capable. Et au final, tu tentes et ça marche ! Après, des conseils, on m’en a donné plein et on continue de m’en donner. »

Et vous les retenez tous ?

« J’essaye. Et aujourd’hui, en plus, il y a ma propre expérience. Je suis sur le terrain, je dois mettre en application ces conseils. Et derrière, j’essaye aussi de me poser les bonnes questions, savoir par moi-même ce que je peux faire ou pas. »

Avez-vous connu des moments difficiles, des moments de doute ?

« Je n’ai jamais douté. Mais j’ai connu des moments difficiles, oui. En Italie car je ne jouais pas au début. Je n’avais pas la confiance du coach. Il y a des choses qu’on ne comprend pas, parfois. Je me donnais à fond, je pensais être dans le vrai… Mais ce sont des choses qui m’ont toujours motivé car j’ai un gros caractère. J’aime la difficulté. Dans la difficulté ou face aux critiques, j’essaye d’être moi-même et de retourner la situation, les gens qui critiquent ou pensent que je ne suis pas capable. Pour qu’à la fin ils se disent : " Comment se fait-il qu’on ne l’a pas fait jouer plus tôt ? "  »

Vous vous révélez un peu plus dans l’adversité ?

« Oui j’aime ça. Quand le coach ne vous fait pas confiance, il faut l’admettre. Se dire, bon aujourd’hui je suis derrière les autres, le coach a ses raisons. Mais je vais bosser à un point où je vais devenir indispensable. Et par la suite, quand je vais jouer, ça va faire du bien à tout le monde. Et ça va me faire du bien aussi. Je sais aussi qu’on a tout le temps des opportunités quand on est dans un groupe. Et qu’il faut se tenir prêt tout le temps. »

Comment jugez-vous la Ligue 1 que vous retrouvez cette saison par rapport au Calcio italien ou la Premier League anglaise ?

« Je n’ai jamais joué en Premier League, je n’ai joué qu’en Championship (avec Fulham). Mais je voyais beaucoup de matchs. Ceux de Manchester City forcément… Ils étaient trop forts. Je prenais énormément de plaisir à les voir jouer. »

Vous aviez l’occasion de vous entraîner avec l’équipe première ?

« Oui parfois. J’arrivais à l’entraînement, il y avait Yaya Touré, David Silva, Nasri, Agüero, Kompany, etc. Que des talents. Et moi des yeux… »

Et quel coach avez-vous croisé là-bas ?

« Mancini la première année. Ensuite Pellegrini. Et chez les jeunes, j’ai eu Patrick Vieira. Puis je suis parti en prêt. »

Et donc la Ligue 1 ?

« Je trouve qu’il y a énormément de qualité, beaucoup de jeunes cracks qui ont le potentiel pour faire de grandes carrières. C’est un championnat très intéressant. Et quand je regarde comment joue notre équipe aujourd’hui, je constate qu’on joue avec beaucoup de personnalité, qu’on n’est pas dans le calcul. Et moi, j’aime ça. En Italie, c’est beaucoup de discipline tactique, très focalisé sur l’adversaire. On joue en fonction des adversaires et parfois, on n’est même plus nous-mêmes. Alors qu’ici, c’est tout le contraire. On étudie l’adversaire bien sûr, mais, à Lens, on reste nous-mêmes. Et ça, pour moi, c’est le truc en plus, ce qui compte beaucoup. »

Et ça, vous le devez au coach et à son staff ?

« Complètement. On joue notre jeu et c’est fort, j’adore ça. Quand on joue en se focalisant sur l’adversaire et que ça se passe mal, on sort avec des regrets, zéro plaisir. Alors que quand on joue son football et que ça ne se passe pas bien… D’accord, on a des choses à améliorer, mais on a joué avec nos armes. Et on est sur le bon chemin. On va continuer à travailler pour faire mieux. »

Il a eu raison, Florent Ghisolfi, d’insister pour vous convaincre. On vous sent très épanoui ici...

« Il m’a beaucoup rassuré quand j’ai signé. Il m’a tellement bien parlé que j’avais presque envie de venir tout de suite, sans prendre de vacances… Mais vous avez raison, je suis heureux ici, je prends énormément de plaisir. Il y a tout ce que j’aime et on me permet de jouer comme j’aime, avec de la personnalité, en surmontant les difficultés. Sans peur. Pourquoi avoir peur ? Qu’est-ce qui peut nous arriver ? »

Si vous n’aviez pas été footballeur ?

« Bonne question. Dans le sport sans doute car j’aime être actif. Je ne sais pas quoi mais j’aurais trouvé quelque chose. Je regarde beaucoup de sport à la télé car il y a toujours à prendre chez les autres. Le basket, je ne connais pas toutes les subtilités. Mais quand je vois l’adresse des mecs au shoot… Comment font-ils ça ? Sont-ils aussi précis ? Le handball aussi… J’essaye de comprendre. »

Le sport de haut niveau, c’est une histoire de famille ?

« Pas vraiment. J’ai mon petit frère qui joue au basket à Poitiers. Ça se passe plutôt bien, il progresse. J’essaye de lui donner des conseils et de l’encourager. De le pousser. »

Vous lui dites de ne pas jouer avec le frein à main ?

« Exactement. Pour ne pas avoir de regrets… Se dire à la fin, je n’ai pas été moi-même, c’est ça le pire. »

D’où vous vient ce côté compétiteur ?

« Du vécu, je pense, des rencontres. J’ai vécu beaucoup de situations où, avec le recul, je me suis dit qu’il fallait que je passe par là pour être prêt à la suite. Et aujourd’hui, même face à des situations difficiles, je n’ai pas peur. J’essaye d’être moi-même. Et de chercher à m’améliorer. J’ai confiance car, derrière, je travaille beaucoup et je fais des sacrifices. Mais tôt ou tard ça paye. Je suis convaincu de ça. »

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Cette force de travail et cette force mentale, savez-vous les transmettre, aider un équipier à se relever ?

« Oui, j’essaye, j’en ai la volonté. Je vais voir les jeunes pour partager mon expérience. Je leur dis d’être patients, de travailler. D’être prêts car les opportunités vont venir. Par exemple avec David (Pereira Da Costa)… Quand je suis arrivé, je pensais qu’il avait 14 ans… (rires) J’ai échangé avec lui plusieurs fois en lui disant de bosser à fond car, un jour, le coach aurait sûrement besoin de lui. Et qu’à ce moment-là il faudrait répondre présent. Alors quand il a marqué à Saint-étienne… J’étais tellement content. Moi, ça m’a fait du bien de lui parler et lui, ça lui a aussi peut-être fait du bien. »

Si on dit : «  Signez là pour la coupe d’Europe dans un Bollaert-Delelis plein la saison prochaine  », ça vous tente ?

« Déjà, si on veut jouer l’Europe, il faut le montrer. On va voir si on est des bonshommes. Il peut se passer tellement de choses… On va peut-être finir cinquièmes, ou peut-être pas. Mais le plus important c’est de vraiment donner le maximum à chaque match parce qu’il y a des gens qui nous regardent. Il y a des attentes. Des gens qui ont envie de nous voir atteindre cet objectif. Donc, c’est à nous de mettre toutes les chances de notre côté. »

Et donc, vous signez, c’est un rêve, non ?

« Mais oui, bien sûr, si on me dit de signer tout de suite, je signe. Moi j’ai envie de le voir plein ce stade, de le voir pousser, je veux voir nos supporters fiers ! Après, il faut aussi rester prudent, on ne sait pas comment va se passer la fin de saison, à quelle place nous allons finir… Et de quoi est fait l’avenir ? On est pro, on ne peut jamais savoir complètement de quoi est fait demain. En début de saison, personne ne croyait que j’allais venir au RC Lens. Et puis moi, j’aime être un peu dans le flou. Là, je suis super bien au RC Lens. Là tout de suite, je ne veux qu’une chose, travailler pour ce club, tous ceux qui l’aiment. Et voir jusqu’où tout ça peut nous mener. »

https://www.lavoixdunord.fr/980692/article/2021-04-12/rc-lens-sur-le-terrain-je-n-ai-pas-de-limites-assure-seko-fofana

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Je n'arrive toujours pas à comprendre comment on a pu attirer un tel joueur. En plus, il a une super mentalité, il ne se prend pas pour un autre et sur le terrain il avale les kilomètres sans compter malgré son prix et son salaire. Ces 10 dernières années, on en a vu passer des joueurs nonchalants, donc avoir un joueur comme lui est vraiment une bouffée d'air frais.

Étant donné qu'il n'y aucune garantie qu'on refasse un telle saison la saison prochaine, j'ai vraiment envie qu'on se qualifie pour l'Europe cette saison. Ça récompenserait, entre autres, le pari de Fofana de signer chez un promu.

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Quelle soirée ce jour-là, l'annonce qui tarde à venir, Fofana qui fait genre d'être en Italie le jour de la signature et dit à un supporter que le transfert a capoté à la dernière minute, on est vraiment passé par tous les états. C'est l'un de ces transferts où toutes les planètes se sont alignées au bon moment. Ce sera compliqué d'en refaire un d'une telle envergure lors du prochain mercato à cause de la baisse des droits TV mais Ghisolfi et sa bande semblent être capables de tout.

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il y a 16 minutes, DamieN62 a dit :

Je n'arrive toujours pas à comprendre comment on a pu attirer un tel joueur. En plus, il a une super mentalité, il ne se prend pas pour un autre et sur le terrain il avale les kilomètres sans compter malgré son prix et son salaire. Ces 10 dernières années, on en a vu passer des joueurs nonchalants, donc avoir un joueur comme lui est vraiment une bouffée d'air frais.

Étant donné qu'il n'y aucune garantie qu'on refasse un telle saison la saison prochaine, j'ai vraiment envie qu'on se qualifie pour l'Europe cette saison. Ça récompenserait, entre autres, le pari de Fofana de signer chez un promu.

Au delà de ça, je crois qu'ils voudraient tous déjà jouer dans un Bollaert rempli. Imagine un Bade qui reste une saison et n'a jamais joué dans un bollaert en feu...

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Je viens seulement de voir l’itw. Le type a l’air top en plus d’être un excellent joueur.

Au moins on a des précisions, même si c’était assez évident, sur l’impact de Ghisofli lors du recrutement ! 
Gros coup de Ghisofli ce Seko Ange Fofana-Leoni

Edited by karldu91
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  • 2 weeks later...
Il y a 2 heures, Toutankhâmon a dit :

Quand je lis les symptômes qu'il a eu, j'ai du mal à croire qu'il soit revenu à 100%. Je ne comprends même pas comment il a pu revenir aussi vite.

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