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[8] Seko Fofana


Teddy
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il y a 20 minutes, karldu91 a dit :

Il est très très fort, aucun doute là dessus.

Apres, il est vraiment en plénitude de ses moyens face aux grosses équipes, quand on a pas la possession.

Du coup, je l’imagine quand même assez peu dans une grosse équipe, hyper technique qui joue un jeu de possession, car sa technique, notamment à l’arrêt m, ce n’est pas son point fort.

Son choix de club en quittant Lens sera hyper important. 
Je le verrais bien dans un club comme Dortmund, Leipzig, AC Milan, Leicester, plutôt que chez un gros comme Paris, Liverpool, city ou le Bayern

Il y a déjà des rumeurs du côté de Dortmund pour remplacer le vieillissant Witsel, à Milan il y a Kessié qui est énorme (mais qui arrive en fin de contrat en 2022) donc pourquoi pas, après oui je ne le vois pas non plus dans un top club, il est certain qu'il devra être judicieux dans son choix, à t-il encore envie d'étranger ? Si il reste en France, qu'il ne fasse pas l'erreur d'aller à Paris, et après... bah à part rester a Lens ?

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  • 3 weeks later...

Joueur lensois de l’année : « J’ai des partenaires en or », assure Seko Fofana

Joueur lensois de l’année, le milieu tire le Racing vers le haut mais il parle surtout exigence, groupe, plaisir immense, avec la peur aussi de la fin d’une aventure partagée.

Seko, vivez-vous la meilleure saison de votre carrière ?

« Oui, c’est ma meilleure période. La première quand je suis arrivé en Italie, ça se passait bien. Puis j’ai été freiné par une blessure, des complications. Celle-là, je prends énormément de plaisir sur le terrain, je suis fier de représenter Lens, j’adore mes équipiers. Et puis on est en France, on est bien… »

 
 

C’était important de revenir en France ?

« Avec le contexte Covid aussi, j’avais à cœur de rentrer, de me rapprocher de la famille, des amis. J’ai été habitué à vivre à l’étranger, ici, c’est plaisant de pouvoir discuter dans la rue avec les gens. J’avais besoin de cette stabilité et le club m’a convaincu. J’ai cru au projet. J’avais à cœur de l’aider à se structurer et de faire de belles choses. On le fait pour l’instant et j’espère que ça va durer longtemps. »

 

Comment définiriez-vous ce fameux plaisir sur le terrain ?

« J’en prends sur et en dehors du terrain. On a des garçons disponibles, à l’écoute. Quand je suis arrivé, ils m’ont tout de suite intégré, ça a été très facile. Sur le terrain, il y a un feeling, on essaie de beaucoup combiner, de jouer, de se faire des passes, des choses simples comme ça et de gagner les matchs. C’est ça le plaisir, une harmonie. »

Est-ce rare que tout se mette en place comme ça ?

« J’ai eu la chance de voir beaucoup de vestiaires et ce n’était pas comme ça. Quand il y a une telle harmonie, on la respecte, on fait en sorte que ça dure, en se disant les choses, en essayant de trouver des solutions. On ne se veut que du bien. C’est ça qui est important. On met le groupe avant tout. On a une bonne mentalité, qu’il faut garder. »

Quel est votre rapport avec le coach, Franck Haise ?

« On est dans la confiance et la discussion. Avec les leaders du groupe et lui, on essaie de trouver des solutions, de bien vivre au quotidien, des choses simples. »

C’est lui qui vous dit de prendre autant votre chance ?

« Je l’ai toujours fait et j’ai toujours mis beaucoup de buts de loin. C’est pour ça que j’aime bien tenter ma chance. Parfois, ça réussit comme face au PSG. J’essaie aussi de trouver mes partenaires quand je peux. »

« J’ai un peu progressé dans tout, j’arrive à mieux analyser certaines situations, dans les prises de décisions aussi. »

Vous avez des modèles dans le foot ?

« Yaya Touré, Samir Nasri, j’ai pu les côtoyer, échanger pas mal, voir comment ils évoluaient. Mais je me suis inspiré de beaucoup de joueurs, je remonte un peu à longtemps, Xavi, Iniesta, Busquets, et même maintenant, des jeunes joueurs. J’essaie de tirer plein de petites choses pour les accommoder à mon football. »

Que vous reste-t-il à améliorer dans votre jeu ?

« J’ai un peu progressé dans tout, j’arrive à mieux analyser certaines situations, dans les prises de décisions aussi. J’arrive à répéter beaucoup les efforts et à faire mal à l’adversaire, à appuyer là où il faut. Je peux encore améliorer mes replacements défensifs : on pense parfois à attaquer, attaquer et pour revenir, ça peut être compliqué… J’essaie d’être complet, de faire le jeu, me projeter, défendre. »

Comment se passe un après-match pour vous ?

« Pour commencer, il y a beaucoup de fatigue. Je peux regarder mes actions sur Wyscout (une plateforme d’analyse de matchs et de statistiques), je regarde ce que j’aurais pu faire ou améliorer, ce qui n’allait pas. Et j’essaie de mettre en pratique aux entraînements. »

Quels sont vos loisirs, vous jouez pas mal avec vos partenaires ?

« Ça nous fait du bien à tous de jouer à GTA, à Call of Duty, de discuter en jouant à la console de jeux quand on est ensemble en mise au vert. Il y a une sorte de compétition aussi… C’est bien. le lendemain, dans le vestiaire, on en parle, on se taquine, ça se chambre. Après j’aime manger, sortir, voir ma famille, mes amis. Je regarde beaucoup de films. J’essaye de vivre normalement, faire plein de choses, hors football, chez moi. J’aime bien y être tranquille, focus sur la semaine d’entraînement. Et quand il y a du calme, ça permet aussi de ne pas se sentir "surveillé". »

On vous en demande beaucoup en termes de sollicitations ?

« Oui, mais c’est normal et je le respecte. Dehors, quand j’ai la possibilité de discuter, je m’arrête, et parfois, ça dure vingt, trente minutes, ou avec mes voisins, parfois une heure, deux, trois heures. Je réponds volontiers. Personne ne dira : " Fofana ne s’est pas arrêté pour discuter ". Je sais que ça leur fait du bien. Et à moi aussi, ça fait du bien de leur procurer du plaisir et les représenter sur le terrain. Quand vous voyez des gens qui mettent de l’espoir en vous, vous avez envie de leur rendre, de ne pas les décevoir. Ça compte énormément. Surtout pour un club comme Lens, où les supporters sont derrière du début à la fin. Quand mes amis viennent au match, ils n’y croient pas, ils en ont plein les yeux. Les adversaires admirent aussi parfois. »

« Il n’y a pas d’inquiétude, on sait sur quoi on doit s’améliorer. »

Selon vous, que peut réaliser le RC Lens ?

« On a déjà vu de belles choses. En ce moment, c’est un peu difficile (interview réalisée le 14 décembre, après la défaite à Nantes 3-2), mais il n’y a pas d’inquiétude. On sait sur quoi on doit s’améliorer. Le bilan, c’est qu’on a vu toutes les situations : on a gagné avec des scores larges, on s’est fait remonter, on a remonté… On a de l’expérience, on sait que pour être là-haut, il faut être focus tout le long d’un match. Ce sont des choses dont on discute entre nous. Je pense qu’on est préparés à faire encore mieux. Peut-être que d’un point de vue extérieur, vous allez dire que ce qu’on fait, c’est très bien, qu’il y a deux ans, on était encore en Ligue 2 mais aujourd’hui, il y a aussi de l’exigence. On a fait plaisir aux gens, montré de belles choses mais il faut continuer. Les gens veulent nous voir tout le temps là-haut. Et c’est notre objectif de performer et d’y rester. On a tous envie que tout ce bien qui se dit autour de nous continue. On va donner le maximum. »

On a beaucoup parlé de vous médiatiquement quand vous étiez deuxièmes, cela peut-il avoir été perturbant ?

« Parfois, inconsciemment, ça peut nous bousculer. Mais on a des gens assez intelligents dans le groupe pour faire la part des choses. Tout ce qui arrive en ce moment n’est pas dû à ce qui se dit à l’extérieur. ça reste sur le terrain, des détails, des faits de jeu, des choses qu’on doit améliorer. Et aujourd’hui, certaines équipes défendent différemment. On a parfois l’impression d’être le PSG ! Il faut l’accepter et trouver des solutions. La fin de saison dernière doit aussi nous servir d’expérience dans un championnat très serré. C’est très excitant. »

Cette fin de saison avait été frustrante mais vous êtes malgré tout repartis sur une dynamique exceptionnelle en début de saison.

« Cette fin de saison nous avait fait mal. On ne pouvait pas tout avoir, il nous manquait peut-être des petits détails mais pour moi, ce sont des signes, des choses qui m’ont donné envie d’avoir de la continuité pour aller chercher plus. II y a eu de la déception. C’était difficile, même, pour les vacances, mais après, tu pars sur autre chose et tu sais qu’au moins, tu t’es donné les moyens de faire de belles choses et que ça a fonctionné. Et tu as envie de le répéter parce que tu prends du plaisir. »

Êtes-vous sensible aux reconnaissances individuelles ?

« Non, ça ne m’intéresse pas. Si on pouvait récompenser l’équipe, ce serait mieux, car il y a des travailleurs de l’ombre. Je pense au travail que fait Cheick Doucouré, qui est mon frère, un peu mon jumeau ici, et qu’on ne souligne pas. C’est une fierté mais tout ça, c’est grâce à mes partenaires, au coach. Je suis entièrement reconnaissant par rapport à ce qu’il m’arrive, ça les représente aussi. »

« J’essaye de tout donner pour qu’il n’y ait pas de regrets. »

Récemment, en interview d’après match, vous avez dit avoir peur de la fin. Que vouliez-vous signifier ?

« En fait, ça se passe bien, je prends beaucoup de plaisir, on gagne des matchs, les gens sont contents. J’ai des partenaires en or. On parle le même football, on a réussi à prendre tellement de plaisir, à mettre tellement la barre haut que parfois, j’ai cette peur de ne pas retrouver ce feeling-là, que ça s’arrête. Dans le foot, on ne sait jamais ce qui peut se passer, tu peux être amené partir, certains joueurs peuvent partir. Des décisions sont prises comme quand Loïc (Badé) est parti l’été dernier. C’était un gars du vestiaire mais ce sont des choses qu’on ne peut pas maîtriser. Penser à tout ça, à la fin, ça fait mal, énormément. C’est pour ça que j’essaye de tout donner pour qu’il n’y ait pas de regrets. C’est ça, pas de regrets, prendre du plaisir et partir. »

Comment vous situez-vous entre la stabilité et le bonheur que vous avez au RC Lens et l’envie du compétiteur, certainement, d’aller chercher une coupe d’Europe, la Ligue des champions ?

« J’espère une Ligue des champions avec Lens, c’est sûr (rires). Après, ce n’est pas facile. Parfois on prend des décisions dures à prendre mais c’est comme ça. Alors, j’essaye vraiment de penser le moment. Je suis trop bien ici, parler de ça, ça ne me met pas bien, je n’aime pas. C’est un bien-être, tu te sens bien avec les gens, il y a plein de choses, de la confiance. Penser à tout ça et se dire que c’est passé vite… La saison dernière, je ne l’ai pas vu passer. J’ai joué dans des clubs où ça a été super long ! »

Mais vous avez cette envie de jouer de la coupe d’Europe, découvrir la Ligue des champions ?

« Ça reste un objectif mais je ne me mets pas de pression. C’est une compétition que je sais pouvoir jouer. La Ligue des champions, c’est six matchs en poule. Venir ici, c’était venir aider le club et pour moi, c’était plus dur de faire en sorte de structurer le club, le faire remonter avec en plus de l’attente derrière, des gens, des supporters. J’avais plus à cœur de venir d’abord ici, aider, laisser mon empreinte, bien faire les choses. Après, si je dois aller jouer dans un club qui joue la Ligue des champions, j’irai. Mais si ce n’est pas le cas, si je dois rester là, je n’ai aucun problème avec ça. Je prends le maximum de plaisir, je donne tout ce que je peux et on verra comment ça va se passer. Si le club ne veut plus de moi, ou me dit : " Va ailleurs… " (rires). »

Vous envisagez vraiment de rester au-delà de cette saison ? Y a-t-il des propositions qui ne peuvent pas se refuser ?

« Si je dis le contraire, je suis un menteur. Parfois il y a des choses qu’on ne maîtrise pas ou qui ne peuvent pas se refuser, pour moi ou le club . Et même si je ne suis pas trop d’accord, on peut te faire comprendre des choses… Mais je ne me prends pas la tête avec tout ça. Le plus important, c’est de bien faire mon travail, rester concentré pour vraiment aider le club à rester au top. Après, si des décisions doivent être prises, elles le seront, et il faudra avancer. De grands joueurs sont passés ici et partis. Mais là, l’important, c’est de stabiliser le club et qu’il ne redescende plus jamais en Ligue 2. Après, je ne lis pas forcément ce qui se dit autour. Mes représentants travaillent pour ça. On échange, on envisage les choses, c’est normal. Mais aujourd’hui je suis très bien ici. »

Seko Fofana n’a pas souhaité évoquer la sélection dont il s’est mis en retrait.

 
Seko Fofana en chiffres

53Le nombre de tirs pris par Seko Fofana sur les 19 journées de la phase aller. Le milieu lensois est le deuxième joueur qui tire le plus au but du championnat, derrière le Parisien Kylian Mbappé (60), qui, lui, est attaquant.

2Non seulement Seko Fofana prend sa chance mais il est aussi le deuxième joueur de Ligue 1 pour les passes dans le jeu amenant à une tentative de tir : il en a donné 46 sur cette demi-saison, loin toutefois derrière le Marseillais Dimitri Payet (65).

90,4Son pourcentage de passes réussies. Très présent dans le jeu, Seko Fofana est aussi techniquement précis.

https://www.lavoixdunord.fr/1119492/article/2021-12-27/joueur-lensois-de-l-annee-j-ai-des-partenaires-en-or-assure-seko-fofana

Edited by West'ier
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  • 2 weeks later...
il y a 19 minutes, ethan a dit :

Agréablement surpris par les propos de son agent. Je pensais qu'il ferait tout pour l'envoyer dans un grand club mais il semble avoir beaucoup de respect pour Lens. Bon après ça reste un agent, on est jamais à l'abri d'un clash si le club se montre trop gourmand en fin de saison.

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il y a 1 minute, DamieN62 a dit :

Agréablement surpris par les propos de son agent. Je pensais qu'il ferait tout pour l'envoyer dans un grand club mais il semble avoir beaucoup de respect pour Lens. Bon après ça reste un agent, on est jamais à l'abri d'un clash si le club se montre trop gourmand en fin de saison.

C'est l'agent de Badé aussi. Je pense qu'il s'entend bien avec le club, qui a respecté sa parole et le choix de Badé

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il y a 14 minutes, tibocm1 a dit :

La seule chance de le voir rester, c'est arracher l'Europe ou viser plus haut, l'an prochain. L'un ou l'autre, ça semble hautement improbable mais bon, qui sait? 

Oui, l'Europe on en prend pas le chemin mais des fois la rouetourne tourne dans le bon sens (du poteau) ?

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