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Fredo_PL a reçu une réaction de Clorith dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
Au bord du vide
Après l’envahissement de l’Allianz Riviera dimanche contre Metz, les Niçois sont menacés d’un barrage retourà huis clos contre Saint-Étienne. Et certains supporters parlent de boycotter la finale de Coupe contre Lens, vendredi.
Antoine Maumon de Longevialle (avec F. T., V. M. et E. M.)
Dante et ses partenaires peuvent marquer l’histoire de l’OGC Nice, et on ne plaisante pas. S’ils s’imposent face à Lens, vendredi, en finale de la Coupe de France, ils auront réalisé ce que seuls leurs aïeux des années 1960 étaient parvenus à faire : qualifier trois saisons de suite le Gym pour une Coupe d’Europe (*). Le problème, c’est que personne ne s’en satisferait si elle était aussi la première génération depuis vingt-neuf ans à faire tomber le club en Ligue 2.
Nice en est là : à un match d’un titre majeur, mais dans l’angoisse d’un barrage aller-retour qui l’attend contre Saint-Étienne (les 26 et 29 mai), et donc d’un maintien qui ne tient plus à grand-chose : l’équipe n’a plus gagné en Championnat à l’Allianz Riviera depuis près de sept mois. Si la saison du Gym est interminable, la responsabilité n’en incombe pas seulement aux joueurs. Les ultras du club ont fait leur part de travail, et de fort belle manière.
Le 30 novembre, le retour houleux qu’ils avaient réservé aux Aiglons, après leur déplacement à Lorient (1-3), avait provoqué une crise dont une série de départs allait découler (Franck Haise, Fabrice Bocquet, Terem Moffi, Jérémie Boga). Ce qu’ils ont fait dimanche soir après le nul concédé par leurs joueurs contre Metz (0-0), en envahissant la pelouse une fois la rencontre terminée et en jetant fumigènes et bombes agricoles un peu partout, depuis l’aire de jeu, n’a rien fait pour redorer leur image.
Dans une politique de la terre brûlée que certains de leurs cousins nantais ont aussi choisi de pratiquer, les ultras de la Populaire Sud ont préféré montrer leur colère plutôt que d’encourager leur équipe lors de son match le plus important de ces dernières années, à savoir le barrage de maintien retour qu’elle disputera le 29 mai. Car la question d’un huis clos pour cet événement se pose forcément.
Pour certains joueurs,mieux vaut un huis closque des supporters moqueurset hostiles
Au vu du calendrier serré, l’OGC Nice sera convoqué en urgence, dès aujourd’hui, par la commission de discipline de la LFP. La nature « hostile » de l’envahissement de terrain faisant peu de doutes, le risque de voir le club sanctionné d’une rencontre sans son public semble le plus probable. Le Gym se défendra en tentant d’expliquer que la rencontre avait été bien préparée. Le match avait été classé 1 sur 5 par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DLNH). Cent dix membres des forces de l’ordre étaient présents et l’idée générale était de « mettre en sécurité les acteurs du jeu, les officiels et les personnels travaillant sur l’aire de jeu » en cas d’intrusion, ce qui a été bien fait, aucun blessé n’ayant été à déplorer. Avec 441 agents de sécurité privée et stadiers, le dispositif « avait été plus que correctement calibré avec un agent de sécurité pour moins de 40 spectateurs, un ratio qui convient plutôt à un match classé 4 sur 5 par la DLNH », souligne le club.
Il n’empêche, les supporters n’ont eu aucun mal à pénétrer sur la pelouse et la commission de discipline statuera aussi en fonction de la crainte d’une récidive, forcément très forte en cas de résultat défavorable face aux Verts. Mais un huis clos sera-t-il vraiment une mauvaise chose pour les Aiglons ? Avec un public acquis à la cause de son équipe, il n’y aurait aucun débat. Mais là… En privé, plusieurs joueurs et leur entourage ne cachent pas préférer jouer dans un stade vide que dans un tel contexte de défiance, surtout avec une confiance au plus bas.
Le climat avait déjà été très pesant en décembre. Le kop avait boycotté l’Allianz Riviera pendant un mois pour faire part de son mécontentement et matérialiser sa cassure avec les joueurs, béante après l’épisode du retour de Lorient. Le groupe avait affiché un soutien clair envers Boga et Moffi, molestés par des supporters, ce que ces derniers avaient nié. Même sans les ultras, les spectateurs présents ne s’étaient pas gênés pour chambrer leurs propres joueurs. La seconde période du match face à Metz, dimanche (0-0), a vu l’histoire se répéter.
Il y a eu des « On est en Ligue 2 » scandés par la Populaire Sud en fin de match, des « olé » (à la 64e minute) quand la lanterne rouge a infligé aux Azuréens un toro géant, et même une très ironique acclamation « Kevin Carlos ! Kevin Carlos ! » entonnée par le kop pendant la minute qui a suivi l’entrée du malheureux attaquant espagnol, auteur de zéro but en Championnat depuis son arrivée l’été dernier.
Six minutes plus tôt, ce sont les oreilles de Sofiane Diop qui avaient sifflé, le milieu offensif étant sorti sous une bronca après une toute petite prestation, tandis que Jonathan Clauss n’a pas non plus regagné le banc sous les applaudissements. Le désamour entre les supporters et leur équipe est profond. Sitôt le calme revenu dans le stade, une dizaine de minutes après la fin du match, c’est autour de l’Allianz Riviera que la température est montée.
Une équipe bis pour la finalede la Coupe de France ?
Les ultras mécontents se sont alors dirigés vers la sortie des joueurs pour les chahuter. Ce qu’ils n’ont pas pu faire, tout le monde se dispersant autour de minuit passé. Mais le groupe niçois a quand même dû patienter une bonne demi-heure dans son vestiaire avant de s’exfiltrer. Certains joueurs ont préféré se cacher lors de leur sortie du stade en se baissant à l’arrière de leur véhicule. Afin de ne pas être repéré au volant de son bolide, l’attaquant Elye Wahi a, lui, choisi d’échanger sa voiture avec celle d’un jeune joueur du club.
Difficile, dans ces conditions, de qualifier le déplacement au Stade de France de « grande fête ». Le coût pour se rendre à Paris un week-end de Pentecôte avait déjà découragé bon nombre de supporters azuréens. La soirée de dimanche en fait hésiter bien d’autres et en pousse même à envisager la revente de leur billet. En interne, l’hypothèse d’un boycott des supporters azuréens a même été évoquée. Car rien n’est à écarter. La bouffée d’air qu’aurait pu représenter cette finale voit rejaillir des tensions dans un club divisé où le binôme Jean-Pierre Rivère - Maurice Cohen entretient des rapports loin d’être limpides avec Jean-Claude Blanc, le représentant d’Ineos, le propriétaire.
L’unité n’existe nulle part et vendredi se présente le vice-champion lensois dans une enceinte dionysienne largement sang et or ; une équipe capable de rouler sur Lyon (4-0) avec de nombreux remplaçants. La crainte d’une déculottée est réelle chez les amoureux du Gym. D’autant que le onze concocté par Claude Puel pourrait révéler des surprises pour préserver les troupes, à quatre jours du barrage aller, qui sera lui-même suivi d’un retour trois jours plus tard. Les Niçois peuvent-ils présenter une équipe bis en finale de la Coupe de France ? Ils ne sont plus à une péripétie près.
(*) De 1966 à 1969, le Gym avait disputéla Coupe des villes de foire, l’ancêtrede la Coupe de l’UEFA, elle-même ancêtrede la Ligue Europa.
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Fredo_PL a reçu une réaction de tibocm1 dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
Il va débloquer vendredi, c'est écrit.
Le staff l'a préparé pour ça depuis des semaines.
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Fredo_PL a réagi à DamieN62 dans Mercato estival 2026
Un compte avec plus de 300k abonnés
Le club français de Lens souhaite prolonger le prêt de Saud Abdulhamid, alors que plusieurs clubs anglais, dont Nottingham Forest, sont intéressés. Le joueur, cependant, préfère rester à Lens.
Par "prolonger le prêt", j'imagine le signer définitivement.
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Fredo_PL a reçu une réaction de acro22 dans Mercato estival 2026
DIENG fait une belle saison c'est indéniable... mais combien de saisons moyennes avant ça ? J'ai presque envie de dire que c'est sa première saison aboutie!
Partant de là, c'est un risque quand même ! Est ce qu'il a enfin lancé sa carrière ou à l'inverse est ce qu'il a fait la saison de sa vie et va rentrer dans le rang ?
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Fredo_PL a reçu une réaction de kikov dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
C'est un sentiment bizarre à l'aube de cette finale.
On est ULTRA favori dans les pronostics et aussi ULTRA populaire tant toute la France aimerait que l'on ait un titre pour couronner cette belle saison.
Ces deux statuts, il va falloir les assumer.
Je compte sur THAUVIN pour agir en leader et être primé comme il l'est depuis quelques matchs. Il va falloir marquer rapidement pour ne pas gamberger et donner confiance à l'adversaire.
Si on marque rapidement, ça pourrait vite tourner à la fessée. Par contre, si Nice arrive à garder le fort, alors là ça va devenir dangereux car on va pousser encore plus et se découvrir derrière.
J'ai très hâte mais je sais que je vais être très très nerveux !
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Fredo_PL a réagi à Lucio dans Mercato estival 2026
Je suis totalement d'accord.
La seule logique serait celle de l'argent mais c'est loin d'être un gage de réussite...
Sinon, maintenant que la saison est terminée, je me suis montée pour le plaisir mon petit mercato et le groupe pour la saison à venir.
Gardiens
Risser / Gorgelin / Jourdren
Pistons à gauche
Udol / Recrue
Défenseurs centraux à gauche
Sarr ou recrue / Sagnan
Défenseurs axiaux
Baidoo / Recrue / Celik
Défenseurs centraux à droite
Ganiou / Gradit / Antonio
Pistons à droite
Saud / Recrue
Milieux défensifs du double pivot
Sangaré / Haidara / Sylla
Milieux offensifs du double pivot
Bulatovic / Recrue
Attaquants de soutien à gauche
Maxi / Recrue / RLL
Buteurs
Édouard / Sima / Sotoca
Attaquants de soutien à droite
Thauvin / Hazard
En substance et dans le meilleur des mondes, je garde 80% du onze de départ. Je mise beaucoup sur les départs de nos retours de prêt.
Départs définitifs : Medina / Fulgini / Zaroury / Koffi / Koyalipou / Chavez / Agbonifo / Aguilar / Masuaku
Départs en prêt : Bermont / Fofana / Garnier
Concernant les arrivées, j'avoue que donner des noms, c'est très aléatoire.
J'aurai tendance à privilégier un recrutement sur de jeunes joueurs ou des joueurs en fin de contrat histoire de limiter les gros salaires.
Comme je l'ai dit, ce n'est que mon humble vision mais je trouve ça intéressant d'échanger sur les différentes visions des supporters.
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Fredo_PL a reçu une réaction de Moreira_du_63 dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
Arrête arrête ! Tu fais flipper là !
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Fredo_PL a reçu une réaction de Clorith dans Vos idées de recrues
Un joueur dont je ne serais pas supris qu'on s'intéresse à lui c'est Imran LOUZA. Il fait une énorme saison en Championship avec 7 buts 9 passes et il a une heatmap de dingue ! 6 récups par matchs en moyenne comme Thomasson.
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Fredo_PL a reçu une réaction de Clorith dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
Bazarder non. Par contre, si y'a 2-0 à la mi temps, il va faire sortir les cadres c'est sûr.
Malgré tout, certes c'est une finale mais le contexte est très tendu à Nice et ça ne me surprendrait pas qu'il mette au repos 2-3 joueurs pour le barrage qui est l'unique objectif de leur fin de saison.
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Fredo_PL a reçu une réaction de Clorith dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
C'est un sentiment bizarre à l'aube de cette finale.
On est ULTRA favori dans les pronostics et aussi ULTRA populaire tant toute la France aimerait que l'on ait un titre pour couronner cette belle saison.
Ces deux statuts, il va falloir les assumer.
Je compte sur THAUVIN pour agir en leader et être primé comme il l'est depuis quelques matchs. Il va falloir marquer rapidement pour ne pas gamberger et donner confiance à l'adversaire.
Si on marque rapidement, ça pourrait vite tourner à la fessée. Par contre, si Nice arrive à garder le fort, alors là ça va devenir dangereux car on va pousser encore plus et se découvrir derrière.
J'ai très hâte mais je sais que je vais être très très nerveux !
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Fredo_PL a reçu une réaction de Dony dans Mercato estival 2026
DIENG fait une belle saison c'est indéniable... mais combien de saisons moyennes avant ça ? J'ai presque envie de dire que c'est sa première saison aboutie!
Partant de là, c'est un risque quand même ! Est ce qu'il a enfin lancé sa carrière ou à l'inverse est ce qu'il a fait la saison de sa vie et va rentrer dans le rang ?
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Fredo_PL a reçu une réaction de vince dans Mercato estival 2026
DIENG fait une belle saison c'est indéniable... mais combien de saisons moyennes avant ça ? J'ai presque envie de dire que c'est sa première saison aboutie!
Partant de là, c'est un risque quand même ! Est ce qu'il a enfin lancé sa carrière ou à l'inverse est ce qu'il a fait la saison de sa vie et va rentrer dans le rang ?
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Fredo_PL a reçu une réaction de karldu91 dans Mercato estival 2026
DIENG fait une belle saison c'est indéniable... mais combien de saisons moyennes avant ça ? J'ai presque envie de dire que c'est sa première saison aboutie!
Partant de là, c'est un risque quand même ! Est ce qu'il a enfin lancé sa carrière ou à l'inverse est ce qu'il a fait la saison de sa vie et va rentrer dans le rang ?
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Fredo_PL a reçu une réaction de Amaury dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
C'est un sentiment bizarre à l'aube de cette finale.
On est ULTRA favori dans les pronostics et aussi ULTRA populaire tant toute la France aimerait que l'on ait un titre pour couronner cette belle saison.
Ces deux statuts, il va falloir les assumer.
Je compte sur THAUVIN pour agir en leader et être primé comme il l'est depuis quelques matchs. Il va falloir marquer rapidement pour ne pas gamberger et donner confiance à l'adversaire.
Si on marque rapidement, ça pourrait vite tourner à la fessée. Par contre, si Nice arrive à garder le fort, alors là ça va devenir dangereux car on va pousser encore plus et se découvrir derrière.
J'ai très hâte mais je sais que je vais être très très nerveux !
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Fredo_PL a reçu une réaction de Kwarkz dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
C'est un sentiment bizarre à l'aube de cette finale.
On est ULTRA favori dans les pronostics et aussi ULTRA populaire tant toute la France aimerait que l'on ait un titre pour couronner cette belle saison.
Ces deux statuts, il va falloir les assumer.
Je compte sur THAUVIN pour agir en leader et être primé comme il l'est depuis quelques matchs. Il va falloir marquer rapidement pour ne pas gamberger et donner confiance à l'adversaire.
Si on marque rapidement, ça pourrait vite tourner à la fessée. Par contre, si Nice arrive à garder le fort, alors là ça va devenir dangereux car on va pousser encore plus et se découvrir derrière.
J'ai très hâte mais je sais que je vais être très très nerveux !
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Fredo_PL a réagi à Lucio dans Mercato estival 2026
En me baladant sur Transfermark, je me suis rendu compte que les deux joueurs que l'on serait en train de suivre, à savoir Pablo Pagis et Martin Adeline, sont tous les deux à un an de la fin de leur contrat.
D'où, sans doute, la volonté des clubs de les vendre mais aussi la non possibilité d'exiger un prix trop élevé. Pour info, Adeline est évalué à 5 millions et Pagis est à 10 millions. Cela reste Transfermark bien entendu.
Pour info, il y aussi quelques joueurs de Ligue 1 très intéressant qui sont dans le même cas : Yann Gboho / Ludovic Blas / Montassar Talbi / Bradley Locko / Jacques Ekomié / Theo Le Bris.
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Fredo_PL a reçu une réaction de karldu91 dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
C'est un sentiment bizarre à l'aube de cette finale.
On est ULTRA favori dans les pronostics et aussi ULTRA populaire tant toute la France aimerait que l'on ait un titre pour couronner cette belle saison.
Ces deux statuts, il va falloir les assumer.
Je compte sur THAUVIN pour agir en leader et être primé comme il l'est depuis quelques matchs. Il va falloir marquer rapidement pour ne pas gamberger et donner confiance à l'adversaire.
Si on marque rapidement, ça pourrait vite tourner à la fessée. Par contre, si Nice arrive à garder le fort, alors là ça va devenir dangereux car on va pousser encore plus et se découvrir derrière.
J'ai très hâte mais je sais que je vais être très très nerveux !
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Fredo_PL a reçu une réaction de Kwarkz dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
Au bord du vide
Après l’envahissement de l’Allianz Riviera dimanche contre Metz, les Niçois sont menacés d’un barrage retourà huis clos contre Saint-Étienne. Et certains supporters parlent de boycotter la finale de Coupe contre Lens, vendredi.
Antoine Maumon de Longevialle (avec F. T., V. M. et E. M.)
Dante et ses partenaires peuvent marquer l’histoire de l’OGC Nice, et on ne plaisante pas. S’ils s’imposent face à Lens, vendredi, en finale de la Coupe de France, ils auront réalisé ce que seuls leurs aïeux des années 1960 étaient parvenus à faire : qualifier trois saisons de suite le Gym pour une Coupe d’Europe (*). Le problème, c’est que personne ne s’en satisferait si elle était aussi la première génération depuis vingt-neuf ans à faire tomber le club en Ligue 2.
Nice en est là : à un match d’un titre majeur, mais dans l’angoisse d’un barrage aller-retour qui l’attend contre Saint-Étienne (les 26 et 29 mai), et donc d’un maintien qui ne tient plus à grand-chose : l’équipe n’a plus gagné en Championnat à l’Allianz Riviera depuis près de sept mois. Si la saison du Gym est interminable, la responsabilité n’en incombe pas seulement aux joueurs. Les ultras du club ont fait leur part de travail, et de fort belle manière.
Le 30 novembre, le retour houleux qu’ils avaient réservé aux Aiglons, après leur déplacement à Lorient (1-3), avait provoqué une crise dont une série de départs allait découler (Franck Haise, Fabrice Bocquet, Terem Moffi, Jérémie Boga). Ce qu’ils ont fait dimanche soir après le nul concédé par leurs joueurs contre Metz (0-0), en envahissant la pelouse une fois la rencontre terminée et en jetant fumigènes et bombes agricoles un peu partout, depuis l’aire de jeu, n’a rien fait pour redorer leur image.
Dans une politique de la terre brûlée que certains de leurs cousins nantais ont aussi choisi de pratiquer, les ultras de la Populaire Sud ont préféré montrer leur colère plutôt que d’encourager leur équipe lors de son match le plus important de ces dernières années, à savoir le barrage de maintien retour qu’elle disputera le 29 mai. Car la question d’un huis clos pour cet événement se pose forcément.
Pour certains joueurs,mieux vaut un huis closque des supporters moqueurset hostiles
Au vu du calendrier serré, l’OGC Nice sera convoqué en urgence, dès aujourd’hui, par la commission de discipline de la LFP. La nature « hostile » de l’envahissement de terrain faisant peu de doutes, le risque de voir le club sanctionné d’une rencontre sans son public semble le plus probable. Le Gym se défendra en tentant d’expliquer que la rencontre avait été bien préparée. Le match avait été classé 1 sur 5 par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DLNH). Cent dix membres des forces de l’ordre étaient présents et l’idée générale était de « mettre en sécurité les acteurs du jeu, les officiels et les personnels travaillant sur l’aire de jeu » en cas d’intrusion, ce qui a été bien fait, aucun blessé n’ayant été à déplorer. Avec 441 agents de sécurité privée et stadiers, le dispositif « avait été plus que correctement calibré avec un agent de sécurité pour moins de 40 spectateurs, un ratio qui convient plutôt à un match classé 4 sur 5 par la DLNH », souligne le club.
Il n’empêche, les supporters n’ont eu aucun mal à pénétrer sur la pelouse et la commission de discipline statuera aussi en fonction de la crainte d’une récidive, forcément très forte en cas de résultat défavorable face aux Verts. Mais un huis clos sera-t-il vraiment une mauvaise chose pour les Aiglons ? Avec un public acquis à la cause de son équipe, il n’y aurait aucun débat. Mais là… En privé, plusieurs joueurs et leur entourage ne cachent pas préférer jouer dans un stade vide que dans un tel contexte de défiance, surtout avec une confiance au plus bas.
Le climat avait déjà été très pesant en décembre. Le kop avait boycotté l’Allianz Riviera pendant un mois pour faire part de son mécontentement et matérialiser sa cassure avec les joueurs, béante après l’épisode du retour de Lorient. Le groupe avait affiché un soutien clair envers Boga et Moffi, molestés par des supporters, ce que ces derniers avaient nié. Même sans les ultras, les spectateurs présents ne s’étaient pas gênés pour chambrer leurs propres joueurs. La seconde période du match face à Metz, dimanche (0-0), a vu l’histoire se répéter.
Il y a eu des « On est en Ligue 2 » scandés par la Populaire Sud en fin de match, des « olé » (à la 64e minute) quand la lanterne rouge a infligé aux Azuréens un toro géant, et même une très ironique acclamation « Kevin Carlos ! Kevin Carlos ! » entonnée par le kop pendant la minute qui a suivi l’entrée du malheureux attaquant espagnol, auteur de zéro but en Championnat depuis son arrivée l’été dernier.
Six minutes plus tôt, ce sont les oreilles de Sofiane Diop qui avaient sifflé, le milieu offensif étant sorti sous une bronca après une toute petite prestation, tandis que Jonathan Clauss n’a pas non plus regagné le banc sous les applaudissements. Le désamour entre les supporters et leur équipe est profond. Sitôt le calme revenu dans le stade, une dizaine de minutes après la fin du match, c’est autour de l’Allianz Riviera que la température est montée.
Une équipe bis pour la finalede la Coupe de France ?
Les ultras mécontents se sont alors dirigés vers la sortie des joueurs pour les chahuter. Ce qu’ils n’ont pas pu faire, tout le monde se dispersant autour de minuit passé. Mais le groupe niçois a quand même dû patienter une bonne demi-heure dans son vestiaire avant de s’exfiltrer. Certains joueurs ont préféré se cacher lors de leur sortie du stade en se baissant à l’arrière de leur véhicule. Afin de ne pas être repéré au volant de son bolide, l’attaquant Elye Wahi a, lui, choisi d’échanger sa voiture avec celle d’un jeune joueur du club.
Difficile, dans ces conditions, de qualifier le déplacement au Stade de France de « grande fête ». Le coût pour se rendre à Paris un week-end de Pentecôte avait déjà découragé bon nombre de supporters azuréens. La soirée de dimanche en fait hésiter bien d’autres et en pousse même à envisager la revente de leur billet. En interne, l’hypothèse d’un boycott des supporters azuréens a même été évoquée. Car rien n’est à écarter. La bouffée d’air qu’aurait pu représenter cette finale voit rejaillir des tensions dans un club divisé où le binôme Jean-Pierre Rivère - Maurice Cohen entretient des rapports loin d’être limpides avec Jean-Claude Blanc, le représentant d’Ineos, le propriétaire.
L’unité n’existe nulle part et vendredi se présente le vice-champion lensois dans une enceinte dionysienne largement sang et or ; une équipe capable de rouler sur Lyon (4-0) avec de nombreux remplaçants. La crainte d’une déculottée est réelle chez les amoureux du Gym. D’autant que le onze concocté par Claude Puel pourrait révéler des surprises pour préserver les troupes, à quatre jours du barrage aller, qui sera lui-même suivi d’un retour trois jours plus tard. Les Niçois peuvent-ils présenter une équipe bis en finale de la Coupe de France ? Ils ne sont plus à une péripétie près.
(*) De 1966 à 1969, le Gym avait disputéla Coupe des villes de foire, l’ancêtrede la Coupe de l’UEFA, elle-même ancêtrede la Ligue Europa.
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Fredo_PL a reçu une réaction de daykatana dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
Au bord du vide
Après l’envahissement de l’Allianz Riviera dimanche contre Metz, les Niçois sont menacés d’un barrage retourà huis clos contre Saint-Étienne. Et certains supporters parlent de boycotter la finale de Coupe contre Lens, vendredi.
Antoine Maumon de Longevialle (avec F. T., V. M. et E. M.)
Dante et ses partenaires peuvent marquer l’histoire de l’OGC Nice, et on ne plaisante pas. S’ils s’imposent face à Lens, vendredi, en finale de la Coupe de France, ils auront réalisé ce que seuls leurs aïeux des années 1960 étaient parvenus à faire : qualifier trois saisons de suite le Gym pour une Coupe d’Europe (*). Le problème, c’est que personne ne s’en satisferait si elle était aussi la première génération depuis vingt-neuf ans à faire tomber le club en Ligue 2.
Nice en est là : à un match d’un titre majeur, mais dans l’angoisse d’un barrage aller-retour qui l’attend contre Saint-Étienne (les 26 et 29 mai), et donc d’un maintien qui ne tient plus à grand-chose : l’équipe n’a plus gagné en Championnat à l’Allianz Riviera depuis près de sept mois. Si la saison du Gym est interminable, la responsabilité n’en incombe pas seulement aux joueurs. Les ultras du club ont fait leur part de travail, et de fort belle manière.
Le 30 novembre, le retour houleux qu’ils avaient réservé aux Aiglons, après leur déplacement à Lorient (1-3), avait provoqué une crise dont une série de départs allait découler (Franck Haise, Fabrice Bocquet, Terem Moffi, Jérémie Boga). Ce qu’ils ont fait dimanche soir après le nul concédé par leurs joueurs contre Metz (0-0), en envahissant la pelouse une fois la rencontre terminée et en jetant fumigènes et bombes agricoles un peu partout, depuis l’aire de jeu, n’a rien fait pour redorer leur image.
Dans une politique de la terre brûlée que certains de leurs cousins nantais ont aussi choisi de pratiquer, les ultras de la Populaire Sud ont préféré montrer leur colère plutôt que d’encourager leur équipe lors de son match le plus important de ces dernières années, à savoir le barrage de maintien retour qu’elle disputera le 29 mai. Car la question d’un huis clos pour cet événement se pose forcément.
Pour certains joueurs,mieux vaut un huis closque des supporters moqueurset hostiles
Au vu du calendrier serré, l’OGC Nice sera convoqué en urgence, dès aujourd’hui, par la commission de discipline de la LFP. La nature « hostile » de l’envahissement de terrain faisant peu de doutes, le risque de voir le club sanctionné d’une rencontre sans son public semble le plus probable. Le Gym se défendra en tentant d’expliquer que la rencontre avait été bien préparée. Le match avait été classé 1 sur 5 par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DLNH). Cent dix membres des forces de l’ordre étaient présents et l’idée générale était de « mettre en sécurité les acteurs du jeu, les officiels et les personnels travaillant sur l’aire de jeu » en cas d’intrusion, ce qui a été bien fait, aucun blessé n’ayant été à déplorer. Avec 441 agents de sécurité privée et stadiers, le dispositif « avait été plus que correctement calibré avec un agent de sécurité pour moins de 40 spectateurs, un ratio qui convient plutôt à un match classé 4 sur 5 par la DLNH », souligne le club.
Il n’empêche, les supporters n’ont eu aucun mal à pénétrer sur la pelouse et la commission de discipline statuera aussi en fonction de la crainte d’une récidive, forcément très forte en cas de résultat défavorable face aux Verts. Mais un huis clos sera-t-il vraiment une mauvaise chose pour les Aiglons ? Avec un public acquis à la cause de son équipe, il n’y aurait aucun débat. Mais là… En privé, plusieurs joueurs et leur entourage ne cachent pas préférer jouer dans un stade vide que dans un tel contexte de défiance, surtout avec une confiance au plus bas.
Le climat avait déjà été très pesant en décembre. Le kop avait boycotté l’Allianz Riviera pendant un mois pour faire part de son mécontentement et matérialiser sa cassure avec les joueurs, béante après l’épisode du retour de Lorient. Le groupe avait affiché un soutien clair envers Boga et Moffi, molestés par des supporters, ce que ces derniers avaient nié. Même sans les ultras, les spectateurs présents ne s’étaient pas gênés pour chambrer leurs propres joueurs. La seconde période du match face à Metz, dimanche (0-0), a vu l’histoire se répéter.
Il y a eu des « On est en Ligue 2 » scandés par la Populaire Sud en fin de match, des « olé » (à la 64e minute) quand la lanterne rouge a infligé aux Azuréens un toro géant, et même une très ironique acclamation « Kevin Carlos ! Kevin Carlos ! » entonnée par le kop pendant la minute qui a suivi l’entrée du malheureux attaquant espagnol, auteur de zéro but en Championnat depuis son arrivée l’été dernier.
Six minutes plus tôt, ce sont les oreilles de Sofiane Diop qui avaient sifflé, le milieu offensif étant sorti sous une bronca après une toute petite prestation, tandis que Jonathan Clauss n’a pas non plus regagné le banc sous les applaudissements. Le désamour entre les supporters et leur équipe est profond. Sitôt le calme revenu dans le stade, une dizaine de minutes après la fin du match, c’est autour de l’Allianz Riviera que la température est montée.
Une équipe bis pour la finalede la Coupe de France ?
Les ultras mécontents se sont alors dirigés vers la sortie des joueurs pour les chahuter. Ce qu’ils n’ont pas pu faire, tout le monde se dispersant autour de minuit passé. Mais le groupe niçois a quand même dû patienter une bonne demi-heure dans son vestiaire avant de s’exfiltrer. Certains joueurs ont préféré se cacher lors de leur sortie du stade en se baissant à l’arrière de leur véhicule. Afin de ne pas être repéré au volant de son bolide, l’attaquant Elye Wahi a, lui, choisi d’échanger sa voiture avec celle d’un jeune joueur du club.
Difficile, dans ces conditions, de qualifier le déplacement au Stade de France de « grande fête ». Le coût pour se rendre à Paris un week-end de Pentecôte avait déjà découragé bon nombre de supporters azuréens. La soirée de dimanche en fait hésiter bien d’autres et en pousse même à envisager la revente de leur billet. En interne, l’hypothèse d’un boycott des supporters azuréens a même été évoquée. Car rien n’est à écarter. La bouffée d’air qu’aurait pu représenter cette finale voit rejaillir des tensions dans un club divisé où le binôme Jean-Pierre Rivère - Maurice Cohen entretient des rapports loin d’être limpides avec Jean-Claude Blanc, le représentant d’Ineos, le propriétaire.
L’unité n’existe nulle part et vendredi se présente le vice-champion lensois dans une enceinte dionysienne largement sang et or ; une équipe capable de rouler sur Lyon (4-0) avec de nombreux remplaçants. La crainte d’une déculottée est réelle chez les amoureux du Gym. D’autant que le onze concocté par Claude Puel pourrait révéler des surprises pour préserver les troupes, à quatre jours du barrage aller, qui sera lui-même suivi d’un retour trois jours plus tard. Les Niçois peuvent-ils présenter une équipe bis en finale de la Coupe de France ? Ils ne sont plus à une péripétie près.
(*) De 1966 à 1969, le Gym avait disputéla Coupe des villes de foire, l’ancêtrede la Coupe de l’UEFA, elle-même ancêtrede la Ligue Europa.
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Fredo_PL a réagi à Clorith dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
J'espère que les nôtres, de supporters, feront tout pour bien se tenir et ne répondront pas aux provocations.
Mais avec certains prix Nobel, ce n'est pas gagné.
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Fredo_PL a réagi à West'ier dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
Coupe de France : combien de supporters lensois en finale au Stade de France ?
19 600 places dans le virage Sud du Stade de France, que le RC Lens avait ouvertes à la vente sur sa billetterie, priorisant ses abonnés, et 8 000 sur la billetterie grand public du site de la Fédération, il n’y avait pas de quoi satisfaire l’immense attente des supporters sang et or. Qui se sont mis en quête de la moindre opportunité, quitte à solliciter les ligues régionales hors Hauts-de-France, au grand dam de la FFF d’ailleurs, pour assister à la finale.
Ces derniers jours, le site du Racing a remis en vente des places au compte-goutte, essentiellement en catégorie or (145 €) sans pub particulière, totalement inutile tant ses fans sont à l’affût. Ils guettent aussi désormais le virage Nord, celui dédié aux supporters niçois, qui n’ont pour l’instant acheté qu’environ 13 000 places, contraints aussi par la logistique et des coûts importants. Et certains ont aussi été refroidis par la fin de championnat en eau de boudin des Aiglons, condamnés aux barrages pour sauver leur place en Ligue 1. La billetterie de la Fédération affiche pour le moment le match « complet » mais il pourrait rester 6 000 billets disponibles qui pourraient être remis à la vente. Tout en veillant à la sécurité, puisque les supporters des deux camps y seraient tout proches. Mais au Stade de France, habitué à recevoir des grands événements, les zones sont assez étanches et le public lensois qui s’y installerait serait en outre plutôt « traditionnel ».
Ils seront finalement sans doute autour de 50 000 vendredi dans l’enceinte dionysienne, peut-être plus. Le Racing est dans une fourchette large de 40 à 60 000. Les autorités évoquent, elles, environ 60 % du stade de 80 000 places Ce serait autant que les Nantais en 2023, des supporters des Canaris qui étaient déjà 40 000 en 2022 quand ils y avaient battu… Nice (1-0). Beaucoup des places partenaires sont aussi tombées dans l’escarcelle lensoise : dix bus du Crédit Agricole partiront ainsi de la région.
Vendredi, c’est un convoi de 100 bus qui prendra la route vendredi du Stade de France malgré les difficultés à trouver des bus et surtout des chauffeurs un jour de semaine où les scolaires sont prioritaires. Des tarifs déraisonnables ont aussi été proposés à certaines sections qui avaient prospecté jusqu’en métropole lilloise, en région parisienne et en Belgique, à 50 voire 60 € la place. Soit jusqu’à 4 000 € le bus ! Bien supérieur au coût d’un déplacement classique.
Cinq TER spéciaux, de 1000 places assises chacun, qui se sont là aussi vite envolées, rallieront aussi Paris. La possibilité d’une rame spéciale de TGV avait, elle, été abandonnée en raison du coût élevé (250 € l’aller-retour contre 34 en TER). Certains ont réservé des billets de TGV, avec une nuit sur place et retour le lendemain. Mais la plupart des autres viendront en voitures particulières.
https://www.lavoixdunord.fr/1704291/article/2026-05-19/coupe-de-france-combien-de-supporters-lensois-en-finale-au-stade-de-france
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Fredo_PL a reçu une réaction de West'ier dans Lens - Nice / Finale CDF / 22-05-26 à 21h00
Au bord du vide
Après l’envahissement de l’Allianz Riviera dimanche contre Metz, les Niçois sont menacés d’un barrage retourà huis clos contre Saint-Étienne. Et certains supporters parlent de boycotter la finale de Coupe contre Lens, vendredi.
Antoine Maumon de Longevialle (avec F. T., V. M. et E. M.)
Dante et ses partenaires peuvent marquer l’histoire de l’OGC Nice, et on ne plaisante pas. S’ils s’imposent face à Lens, vendredi, en finale de la Coupe de France, ils auront réalisé ce que seuls leurs aïeux des années 1960 étaient parvenus à faire : qualifier trois saisons de suite le Gym pour une Coupe d’Europe (*). Le problème, c’est que personne ne s’en satisferait si elle était aussi la première génération depuis vingt-neuf ans à faire tomber le club en Ligue 2.
Nice en est là : à un match d’un titre majeur, mais dans l’angoisse d’un barrage aller-retour qui l’attend contre Saint-Étienne (les 26 et 29 mai), et donc d’un maintien qui ne tient plus à grand-chose : l’équipe n’a plus gagné en Championnat à l’Allianz Riviera depuis près de sept mois. Si la saison du Gym est interminable, la responsabilité n’en incombe pas seulement aux joueurs. Les ultras du club ont fait leur part de travail, et de fort belle manière.
Le 30 novembre, le retour houleux qu’ils avaient réservé aux Aiglons, après leur déplacement à Lorient (1-3), avait provoqué une crise dont une série de départs allait découler (Franck Haise, Fabrice Bocquet, Terem Moffi, Jérémie Boga). Ce qu’ils ont fait dimanche soir après le nul concédé par leurs joueurs contre Metz (0-0), en envahissant la pelouse une fois la rencontre terminée et en jetant fumigènes et bombes agricoles un peu partout, depuis l’aire de jeu, n’a rien fait pour redorer leur image.
Dans une politique de la terre brûlée que certains de leurs cousins nantais ont aussi choisi de pratiquer, les ultras de la Populaire Sud ont préféré montrer leur colère plutôt que d’encourager leur équipe lors de son match le plus important de ces dernières années, à savoir le barrage de maintien retour qu’elle disputera le 29 mai. Car la question d’un huis clos pour cet événement se pose forcément.
Pour certains joueurs,mieux vaut un huis closque des supporters moqueurset hostiles
Au vu du calendrier serré, l’OGC Nice sera convoqué en urgence, dès aujourd’hui, par la commission de discipline de la LFP. La nature « hostile » de l’envahissement de terrain faisant peu de doutes, le risque de voir le club sanctionné d’une rencontre sans son public semble le plus probable. Le Gym se défendra en tentant d’expliquer que la rencontre avait été bien préparée. Le match avait été classé 1 sur 5 par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DLNH). Cent dix membres des forces de l’ordre étaient présents et l’idée générale était de « mettre en sécurité les acteurs du jeu, les officiels et les personnels travaillant sur l’aire de jeu » en cas d’intrusion, ce qui a été bien fait, aucun blessé n’ayant été à déplorer. Avec 441 agents de sécurité privée et stadiers, le dispositif « avait été plus que correctement calibré avec un agent de sécurité pour moins de 40 spectateurs, un ratio qui convient plutôt à un match classé 4 sur 5 par la DLNH », souligne le club.
Il n’empêche, les supporters n’ont eu aucun mal à pénétrer sur la pelouse et la commission de discipline statuera aussi en fonction de la crainte d’une récidive, forcément très forte en cas de résultat défavorable face aux Verts. Mais un huis clos sera-t-il vraiment une mauvaise chose pour les Aiglons ? Avec un public acquis à la cause de son équipe, il n’y aurait aucun débat. Mais là… En privé, plusieurs joueurs et leur entourage ne cachent pas préférer jouer dans un stade vide que dans un tel contexte de défiance, surtout avec une confiance au plus bas.
Le climat avait déjà été très pesant en décembre. Le kop avait boycotté l’Allianz Riviera pendant un mois pour faire part de son mécontentement et matérialiser sa cassure avec les joueurs, béante après l’épisode du retour de Lorient. Le groupe avait affiché un soutien clair envers Boga et Moffi, molestés par des supporters, ce que ces derniers avaient nié. Même sans les ultras, les spectateurs présents ne s’étaient pas gênés pour chambrer leurs propres joueurs. La seconde période du match face à Metz, dimanche (0-0), a vu l’histoire se répéter.
Il y a eu des « On est en Ligue 2 » scandés par la Populaire Sud en fin de match, des « olé » (à la 64e minute) quand la lanterne rouge a infligé aux Azuréens un toro géant, et même une très ironique acclamation « Kevin Carlos ! Kevin Carlos ! » entonnée par le kop pendant la minute qui a suivi l’entrée du malheureux attaquant espagnol, auteur de zéro but en Championnat depuis son arrivée l’été dernier.
Six minutes plus tôt, ce sont les oreilles de Sofiane Diop qui avaient sifflé, le milieu offensif étant sorti sous une bronca après une toute petite prestation, tandis que Jonathan Clauss n’a pas non plus regagné le banc sous les applaudissements. Le désamour entre les supporters et leur équipe est profond. Sitôt le calme revenu dans le stade, une dizaine de minutes après la fin du match, c’est autour de l’Allianz Riviera que la température est montée.
Une équipe bis pour la finalede la Coupe de France ?
Les ultras mécontents se sont alors dirigés vers la sortie des joueurs pour les chahuter. Ce qu’ils n’ont pas pu faire, tout le monde se dispersant autour de minuit passé. Mais le groupe niçois a quand même dû patienter une bonne demi-heure dans son vestiaire avant de s’exfiltrer. Certains joueurs ont préféré se cacher lors de leur sortie du stade en se baissant à l’arrière de leur véhicule. Afin de ne pas être repéré au volant de son bolide, l’attaquant Elye Wahi a, lui, choisi d’échanger sa voiture avec celle d’un jeune joueur du club.
Difficile, dans ces conditions, de qualifier le déplacement au Stade de France de « grande fête ». Le coût pour se rendre à Paris un week-end de Pentecôte avait déjà découragé bon nombre de supporters azuréens. La soirée de dimanche en fait hésiter bien d’autres et en pousse même à envisager la revente de leur billet. En interne, l’hypothèse d’un boycott des supporters azuréens a même été évoquée. Car rien n’est à écarter. La bouffée d’air qu’aurait pu représenter cette finale voit rejaillir des tensions dans un club divisé où le binôme Jean-Pierre Rivère - Maurice Cohen entretient des rapports loin d’être limpides avec Jean-Claude Blanc, le représentant d’Ineos, le propriétaire.
L’unité n’existe nulle part et vendredi se présente le vice-champion lensois dans une enceinte dionysienne largement sang et or ; une équipe capable de rouler sur Lyon (4-0) avec de nombreux remplaçants. La crainte d’une déculottée est réelle chez les amoureux du Gym. D’autant que le onze concocté par Claude Puel pourrait révéler des surprises pour préserver les troupes, à quatre jours du barrage aller, qui sera lui-même suivi d’un retour trois jours plus tard. Les Niçois peuvent-ils présenter une équipe bis en finale de la Coupe de France ? Ils ne sont plus à une péripétie près.
(*) De 1966 à 1969, le Gym avait disputéla Coupe des villes de foire, l’ancêtrede la Coupe de l’UEFA, elle-même ancêtrede la Ligue Europa.
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Fredo_PL a reçu une réaction de Lojuha dans Mercato estival 2026
Ce serait surtout un argument massif pour garder Mamadou un an de plus !
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Fredo_PL a reçu une réaction de West'ier dans Mercato estival 2026
Sans hésiter je mets Sangaré en 1.
En 2, je mets Ganiou. Là aussi, c'est un monstre derrière, avec le petit affect en plus car c'est un jeune de la Gaillette.
En 3, je mets Maxi car c'est un profil bien trop rare dans le foot et surtout à notre niveau. J'ai jamais vu un joueur comme ça à Lens.
J'ai enlevé volontairement Thauvin car il a dit qu'il restait mais il a été très bon dans l'ensemble cette saison et c'est notre futur capitaine.
