« Si je ne doute pas, je vais arriver trop facile » : la méthode Benjamin Parrot qui porte le RC Lens
Directeur général depuis mai, Benjamin Parrot a mené, en équipe, un travail colossal pour remettre le club, désormais champion d’automne, sur les bons rails en quelques mois. Retour sur ses premiers pas et sa philosophie.
Le petit carnet noir qui l’accompagne immanquablement est bien entamé. Et on ne parle pas du crayon. « Les stylos Bic, quatre couleurs, l’encre noire, ça part vite », glisse Benjamin Parrot dans un sourire. Depuis sa nomination par Joseph Oughourlian au poste de DG, pour prendre la suite de Pierre Dréossi, il en a griffonné des idées, des décisions à prendre, des virages à négocier.
Benjamin Parrot, 40 ans, ne débarque pas de nulle part, « j’ai juste enlevé une lettre à ma fonction », confiait-il à sa nomination. Le « A » d’adjoint a sauté, voilà le Limougeaud, fan du CSP, le club de basket historique, et major de la promotion 2009 du Celsa (école des hautes études en sciences de l’information et de la communication) aux commandes, mais pas seul. Et surtout bien accompagné. Brillant et stable, pas le genre à tirer la couverture à lui. Si ses premiers pas sont escortés par une réussite assez bluffante, l’équipe est en tête de la Ligue 1 depuis un bon mois maintenant, le stade vient d’être acheté, les tribunes sont toujours pleines et les finances redressées, c’est aussi parce qu’il a nommé les bonnes personnes aux bons postes. Faire confiance, déléguer, orienter, challenger, voici la méthode Benjamin Parrot.
1. « Confiance nécessaire, doute indispensable »
Il y a de grandes chances qu’un verre soit toujours à moitié vide chez Benjamin Parrot. « Le doute, c’est un aimant personnel, le moteur. Si je ne doute pas, ça veut dire que je ne considère pas les choses et que je vais arriver trop facile. Ça m’a toujours servi. Mon adage, c’est : confiance nécessaire, doute indispensable. »
Ensuite, il délègue et fait confiance. « Cette fonction est exigeante, mais elle est intéressante. Elle fait appel à la curiosité et elle est d’autant plus confortable qu’il y a des experts à chaque direction, des spécialistes, qui apportent déjà une pré-réflexion sur une décision. J’aime bien être au courant des choses et en contrôle. J’ai beaucoup de principes managériaux que je m’applique : quand il y a des interlocuteurs définis, si la ressource est missionnée pour décider, je ne vais pas entrer. Sinon, on brouille l’analyse. Quand on veut respecter son management, il faut le responsabiliser. »
2. Les bonnes personnes aux bons postes
Entreprenant, le dirigeant fonctionne aux projets et va résolument de l’avant. « On s’est tous pris la main et on a dit qu’on sautait dedans », image-t-il pour décrire ses premiers pas. Première décision, trouver le bon directeur sportif. Jean-Louis Leca, ça tombait sous le sens. Les deux ont passé ces dernières saisons côte à côte dans tous les avions, bus et voitures possibles. Ils se comprennent parfaitement, parlent le même langage. Leca a été joueur, il connaît le terrain. Il a été remplaçant, il sait observer. C’est aussi un entrepreneur. « La direction sportive, c’est la somme d’un peu de sociologie, de choix sportifs qu’il faut faire, donc de l’observation, et d’une compréhension du business. »
« Je ne suis pas un général directeur… »
L’observation, ce père de trois enfants l’a développée au fil de ses précédents postes, souvent comme chargé de mission auprès de directions. « Dans directeur général, il y a le mot général. Mais moi, je ne suis pas un général directeur, coercitif, qui impose un style de management vertical et intouchable dans ses décisions. J’ai un style de directeur généraliste. Je me dois de connaître tous les dossiers dans lesquels je suis, les chiffres, les montants, les lignes sportives, le marketing, les actions menées, un peu de presse de temps en temps, les infrastructures… »
« Still partait, il fallait que le dimanche, 23 h, ce soit réglé »
Les premières décisions, les nominations, se sont donc faites méthodiquement. « La première semaine, c’était le coach. Will Still partait, il fallait que le dimanche, 23h, ce soit réglé. La deuxième semaine, il fallait qu’on ait le nouveau coach. La troisième semaine, le directeur de centre. Et on fonctionnait comme ça. Après, il y a eu un peu de DNCG. Quand je quitte le bureau le soir, j’aime être à zéro mail. Je mets des pense-bêtes. J’aime organiser les semaines de travail, voir sur un temps d’une semaine. » Pierre Sage arrive donc ; puis le directeur du centre de formation, David Ducourtioux. Des idées neuves, l’envie de construire tout en respectant le cadre lensois. Les associations ont de l’allure et tournent à plein régime.
3. Discuter, challenger, pousser les idées
« J’ai senti que mon bureau était un lieu de rencontre au début », confie le DG. Les premières décisions sont binaires. Oui, non. Il y a tellement de chantiers à mener de front. Il faut travailler en transparence, en confiance et en partage, comme cette réunion de tous les salariés pour présenter et expliquer les comptes de résultat du club. « Ici, la parole est libérée, insiste-t-il. On parle beaucoup. En comité de direction, il peut y avoir des effusions verbales. Ça nous permet régulièrement de nous dire les choses, de partager. On travaille avec minutie et dans la recherche constante d’un consensus. Ce sont les deux mots qui nous animent. C’est-à-dire qu’on challenge. Chaque décision est challengée. »
Pour que le 10e budget de L1 se permette de lutter avec les gros sur le plan sportif (1er) ou marketing (4e), il faut bosser, et bien. « On ne peut pas prétendre vouloir travailler mieux si on ne travaille pas plus. Donc on travaille beaucoup. » La formule est simple : du circuit court. « On se dit les choses. Si on n’est pas d’accord, on part du principe que quelqu’un qui dit non a une plus-value plus importante que celui qui va dire je suis OK, qui ne challenge pas l’idée. » Mais chacun dans son périmètre, «on doit tous jouer une partition », délimite-t-il.
« Les idées peuvent renverser les choses »
De la liberté, mais dans un cadre défini, pour entretenir la nécessité de développer les idées. « Elles peuvent renverser les choses. Une année, on avait gagné à Sporsora, on était contre la Fédération française de foot avec ses budgets en centaines de milliers d’euros. Mais une idée peut l’emporter (la prolongation spectaculaire de Seko Fofana dans le rond central en août 2022, NDLR). Il faut aussi du travail et cette part de réussite, mais cette réussite, il faut la provoquer. On a cette croyance forte en ce qu’on fait. »
Déléguer, discuter pour avancer en sérénité, sans coup de chaud. Sauf en tribunes. « À Angers (quand Lens prend la tête, fin novembre NDLR , au coup de sifflet final, avec Jean-Louis, on s’est retrouvés. Il m’a soulevé et on s’est serré fort. On a vécu des moments… »
4. Le RC Lens, une identité forte, quatre piliers
Quand il a pris le club en mains, l’un des premiers chantiers de Benjamin Parrot a été de définir l’identité du club. La graver pour que tous les salariés travaillent dans la même direction. « L’écriture du plan stratégique du club a été une étape structurante. Il est composé de quatre piliers : identité, infrastructure, développement commercial et stratégie sportive. On a écrit sur les trois prochaines années des indicateurs où on voulait se situer, notamment en ratio par rapport à nos revenus, la masse salariale. »
Et pour le moment, tout le monde parle le même langage et garde ainsi les pieds sur terre alors que les résultats sportifs, la possibilité de jouer une coupe d’Europe l’an prochain et le haut de tableau, pourraient inciter à se laisser planer. « Pierre (Sage), Jean-Louis (Leca), moi et tous les managers du club, on est des terriens, et un terrien aime la pérennité. Ces temps de passage, c’est très bien, mais on regarde les indicateurs avec beaucoup de lucidité. On a un grand pragmatisme. » Logiquement, Benjamin Parrot aime construire sur du solide. L’achat du stade, la construction d’un bâtiment pour la structure féminine, « c’est du testimonial. Je suis attaché à la notion de trace qu’on laisse dans un club. Il y a les résultats mais j’aime aussi qu’il y ait une trace infrastructurelle. »
L’état d’esprit collectif qui porte le groupe de Pierre Sage baigne le club. C’est l’un des principes de management de Benjamin Parrot : « Je ressens cette puissance collective et des liens très forts. Je pense qu’on est différents parce qu’ici, on a vraiment une âme différente. Et quand on arrive à aligner les feux de nos valeurs, à l’incarner par les hommes, par les joueurs, on embarque tout un peuple avec nous et on devient très puissant. »
VDN
Oui mais après il faut regarder si c'est des voitures qui sont suivies par la concession de ton coin, si ça vient d'une société à éviter.
Moi la mienne , c'était un directeur d'agence immobilière qui changeait tous les 2 ans et suivie par BMW , si tu veux vérifier il y a juste l'ordinateur de bord qui t'affiche le suivi maintenance, il y avait juste une petite griffe sur le devant la voiture qui à été refait ,
Regardez si le suivi maintenance et le segment kilométrique à été bien respecté , si dépassement important ça doit être affiché en orange sur l'écran de l'ordi de bord.
Ne pas avoir peur de négocier sur le moindre détail, l'usure des pneus ou autres si des garages ne le font pas passez votre chemin....
Généralement dans ce secteur de 20000 km les pneus doivent être changés et par tranche aussi, 50000km plaquettes changées .
Vérifiez si les écartements de portes ou ailes sont symétriques si léger décalage voiture accidentée.
Vérifiez le grain de peinture en vous mettant légèrement de travers pour voir le reflet de la peinture , si grain différent plus gros peinture refaite sur une partie de la voiture attention peut être aussi voiture accidentée.
Vérifiez aussi quand vous ouvrez les portes au niveau des charnières , un indicateur aussi si la voiture à été refaite.
Ben non. Mon voisin qui est un petit garagiste toutes marques, sans lien avec aucun concessionnaire, et qui entretient la mienne m'a dit que les deux marques qu'il voyait le moins emau garage en dehors des entretiens habituels, c'étaient Dacia et Toyota.
Ma fille, en Guyane travaille pour un des deux grands groupes automobile sur les Antilles et la Guyane m'a donné les mêmes informations. Statistiquement pour eux ce sont aussi les deux mêmes marques qui sont les plus fiables.
Après, on peut toujours tomber sur un mauvais numéro.
A la 5è journée Marseille bat le PSG et les Marseillais se voyait disputer le titre de champion, aujourd'hui ils sont devant la réalité qu'a part Greenwood c'est l'arbre qui cache la forêt.
De Zerbi n'apporte aucune plus value et on voit qu'une fois le grain de sable enraille la mécanique derrière plus grand chose ne fait craindre cette équipe.
Ils ont beau claqués des sommes mirobolantes en salaire pour attirer les joueurs cette équipe n'a pas d'âme et mal équilibrée, leur milieu et leur défense ne sont pas de ce qui se fait le mieux.
A la fin du championnat ils arriveront encore à se qualifier en LDC et dans leur intérêt car c'est leur seul réservoir d'argent qu'ils pourront espérer car on sent que Mac Court commence déjà de réfléchir à limité les dépenses en cherchant un actionnaire minoritaire,
Même si on marquait le même nombre de points que les deux plus mauvais de cette moitié de championnat, on finirait avec 52 points, soit le total de l'an passé, qui nous a permis de finir 8è, soit la plus mauvaise place avec au moins 49 points dans un championnat à 18 clubs. C'est quand même énorme !
2024-2025 – Lens 8è (52 points)
2023-2024 – Lens 7è (51 points)
2001-2002 – Bordeaux 6è (50 points)
2000-2001 – Sedan 5è (52 points)
1999-2000 – Lens 5è (49 points)
1998-1999 – Lens 6è (49 points)
1997-1998 – Auxerre 7è (51 points)
Je vois mal dans quel monde on peut ne pas finir européen. A partir de maintenant, on va monter le curseur match après match.
Dans l’Équipe :
« La palme revenait aux DVE (Dogues Virage Est), le principal groupe de supporters lillois, dont la tribune était fermée pour usage d'engins pyrotechniques et qui avaient été déplacés juste à côté de La Tribune de presse. Les médias, copieusement insultés pendant toute la rencontre, ont donc pu entendre des chants homophobes envers la Ligue, les Lensois, les médias, et des chants injurieux envers l'arbitre. Sublime. »