N'allons pas trop loin dans les analyses. Ce sont des extraits.
Si je veux pousser de l'autre côté : peut être qu'ils ne le citent même pas car il a été déclaré intransférable.
Bref... J'en sais rien... On ne peut pas se baser sur une vidéo de 2 minutes prise parmis des dizaines d'heures de réunion.
C'est un peu ce que je craignais avec le doc : de la surinterprétation.
Attention, la source est neutre (cela semble être un suiveur du club) mais il semble que nous sommes le club derrière Lucas Gourna.
Pour moi, c'est une bonne recrue.
Update : https://www.krone.at/4185325
Un media relaye ça aussi. On avance !
Pareil mdr, Benjamin Parrot lui a demandé plusieurs fois ce qu'il pensait.
Un moment il demande son avis sur 2 profils qu'ils viennent de voir, PS "ouai les 2 c'est bien". J'avais l'impression que c'était mon fils ado quand je lui propose des plats pour le dîner...
J’ai été invité à voir le match. Je n’étais jamais allé à un match de coupe du monde de ma vie. 80 000 colombiens derrière leur équipe. L’occasion de voir aussi Khusanov et Luis Dias en vrai.
Match vraiment faible mais ça restera une expérience unique.
Pour l’anecdote, il y avait un ouzbek devant moi. Le mec est devenu l’idole du public en payant au moins 30 bières à des inconnus et en prenant des photos avec tous les colombiens et mexicains.
Bel état d’esprit entre supporters. Ça change des débiles qui s’insultent et se battent à longueur de temps dans les stades.
« Pour moi, c’est la base du renouveau », comment Éric Roy a remis Lens dans la bonne direction
Décédé à 58 ans ce mercredi, Éric Roy a été le manageur sportif du Racing club de Lens de septembre 2017 à avril 2019. Un mandat court mais qui a beaucoup compté, et enclenché la dynamique positive d’un club qui végétait à l’époque en Ligue 2.
Sur le point de prendre un avion, la voix marquée par l’émotion, Philippe Montanier a pris le temps de nous rappeler pour évoquer en quelques mots la mémoire d’Éric Roy, un homme avec lequel il s’entendait « vraiment bien, aussi bien humainement que sportivement ». Éric Roy avait installé Montanier sur le banc du Racing club de Lens, au cours d’un été 2018 où il avait aussi fait venir un homme qui allait et qui marque encore l’histoire du club artésien : Jean-Louis Leca.
À l’époque, le Corse était encore un gardien et surtout un leader qui devait remettre le Racing sur les bons rails alors que le club, entre mésaventure financière et mauvais choix, végétait en Ligue 2 : « On est tous très heureux de voir ce que Lens est devenu, mais j’ai toujours trouvé qu’il était un peu oublié. Je pense sincèrement que c’est lui qui est à la base du renouveau », souffle Montanier.
Un constat partagé par celui qui était alors le président délégué du club, un autre bâtisseur du renouveau, Arnaud Pouille : « Pour moi, Éric est au début de la base. Il a créé l’ossature qui a permis de remettre le club sur de bons rails, en recrutant notamment Jean-Louis mais aussi Walid Mesloub qui avait considérablement amélioré l’équipe. En fait, il avait remis beaucoup de choses à l’endroit. Je me souviens qu’il entretenait aussi une très bonne relation avec Franck Haise qui était alors entraîneur de la réserve. »
Et même un peu plus, à en croire l’intéressé qui nous a aussi confié sa peine et a raconté cet épisode datant de l’été 2018 qui, a posteriori, aura pesé dans l’avenir du club : « Il est question que je parte, et je sais que c’est l’un des deux hommes avec Sylvain Matriciano (alors directeur du centre de formation, ndlr) qui ont pesé pour me maintenir. Au-delà, on a toujours d’excellents rapports et j’étais très heureux de voir sa réussite à Brest. »
Car s’il a beaucoup œuvré en quelques mois, l’histoire d’Éric Roy s’est terminée avec un peu d’amertume. Le manageur sportif a été licencié, dans le cadre d’un PSE qui avait été décidé un peu plus tôt, et alors que la saison 2019 n’était pas encore terminée. Un an plus tard, Lens remontait en Ligue 1 avec Franck Haise sur le banc : « On avait toujours plaisir à se revoir », assure Arnaud Pouille, et Éric Roy n’avait en effet jamais eu de déclarations à ce sujet.
Si sa maladie n’était pas un secret, Eric Roy ne souhaitait « pas en parler et tout le monde respectait ça », souffle encore Arnaud Pouille. Mercredi soir, les réactions affluaient de partout, notamment d’anciens joueurs du Racing qui saluaient tous « sa bienveillance ». Preuve qu’il aura marqué bien au-delà de cette année et demi qui aura remis Lens dans la bonne direction.
VDN
On a vu « Charbonneurs », un documentaire en immersion
Laurent Salvaudon produit, sur Ligue 1+, un long documentaire en immersion qui déborde de l’exceptionnelle saison du RC Lens. Avec des accès assez incroyables dans le foot professionnel, il ausculte la singularité d’un club imbriqué dans son territoire.
C’est le genre de documentaire (disponible ce vendredi à 15 h sur Ligue 1+) qui va faire pleurer dans les chaumières des supporters sang et or. Deuxième place et Ligue des champions, Coupe de France, « Charbonneurs » retrace une saison fantastique du RC Lens qui a bien cru au titre, son président Joseph Oughourlian en tête. Mais s’il est plein d’émotions, il est bien plus qu’un « feel good movie ». Laurent Salvaudon, qui l’a produit et réalisé, est allé au fond d’un club imbriqué dans le bassin minier qui l’a surpris, loin de l’idée qu’il s’en faisait, et séduit. Le foot – les résultats – est presque un prétexte à cette auscultation, qui se veut, « à la fois un hommage aux gens de la région sans rentrer dans le cliché, et un message pour tout le foot français. On est sur un cas unique. » L’humain en vertu cardinale dans un club dont « la grande force est l’intelligence situationnelle et sociale des salariés ».
« Lens, c’est une mine d’or », résume Gervais Martel, toujours touchant. Le président historique du Racing, pendant près de 30 ans (jusqu’en 2017) est un des fils rouges de deux heures en immersion, passionnantes parce que le RC Lens a ouvert les portes en grand à l’ancien directeur de la rédaction de RMC Sport. Vestiaires, causeries, transferts, cellule de recrutement avec ses réunions de projection, briefings financiers et même discussions de primes avec les cadres, le discours de Guillaume Warmuz à La Gaillette la veille de la finale, beaucoup y est.
Le club n’a rien coupé
Le club, qui a aussi fourni une partie des « inside », tournés par Lou Baës, a visionné mais rien fait couper ou gommer. Les tensions, les aspérités, les failles ne sont pas occultées ; elles rendent ses personnages attachants : le derby retour (3-0), Pierre Sage qui cingle ou encore Florian Thauvin qui s’est d’abord senti un peu laissé de côté par les cadres…
Dix personnages rythment les séquences, dont le champion du monde 2018, tellement minutieux et ému aux larmes quand il évoque la nouvelle chance que lui a donnée Lens. Les cadres Adrien Thomasson, Florian Sotoca, Jonathan Gradit, incontournables, en proximité avec les dirigeants Joseph Oughourlian, qui se dévoile pudique et sensible, Benjamin Parrot et Jean-Louis Leca, complices propulsés à la tête du projet à l‘été 2025. Pierre Sage, lui, s’y livre à une forme d’introspection. Et entre « syndrome de l’imposteur » avoué et conscience aiguisée de ce qu’il est et fait, on sent bien à force que l’entraîneur quittera le club au bout du compte, avec son adjoint Jamal Alioui. On découvre Mamadou Sangaré s’interrogeant sur son avenir avec Hugo Georgel, l’attaché de presse qui l’accompagne à la remise du trophée Marc-Vivien Foé. Et tant d’autres choses. De l’inédit dans un club de foot professionnel.
Un « inside » qui sort du cadre
« C’est un souhait de Ligue 1+, avec qui je travaille comme conseiller de la direction, du patron des contenus Jérôme Cazadieu qui a eu cette idée en voyant les résultats du RC Lens, de concert avec Benjamin Parrot et l’équipe contenus d’Henri Neveu quand Lens était 2e du championnat. Moi, raconte Laurent Salvaudon, j’ai été contacté en février. À la base, ils attendaient juste un documentaire en inside avec des résultats sportifs et de voir la vie des dirigeants. Le doc était calé au départ sur Parrot et Leca, que je connaissais depuis plusieurs années avec une relation de confiance, et Sage. Il ne m’a pas fallu longtemps à l’intérieur pour comprendre que le véritable sujet dépassait largement le cadre du sport. Il n’y a quasiment pas de foot dans ce documentaire. C’est une radiographie du club, et d’un coin de la France, portée par ces humains-là. C’est comment le fait d’emmener des gens autour d’un projet commun, de valeurs communes dans une région très particulière peut amener de la performance, de la surperformance. »
La surperformance ? « Je ne vois aucun hasard »
« Ça, c’est la grande question du doc aussi. J’étais persuadé en commençant que Lens était en surperformance, je ne le suis pas en finissant. Je pense que Lens optimise, que la méthode mise en place dans cette région-là optimise ce que rendent les êtres humains, les sportifs mais aussi dans le staff, les bureaux. Et ça pose surtout question sur ce que font les autres clubs. Les dirigeants sont différents de 2023, les joueurs aussi, le point commun c’est juste Oughourlian et les trois cadres. Lens est pourtant la seule équipe sur les trois dernières années à combattre le PSG. Je ne vois aucun hasard là-dedans. Et je suis persuadé que le même projet dans une autre région ne fonctionne pas de la même manière. Que ce qui a été vécu par ce coin de la France, et très dignement je trouve – je n’ai pas ressenti de victimisation dans cette région lors des tournages – est transformé en une espèce de force pour avancer et conditionner les joueurs. Ça fait 15 ans que je suis là-dedans, jamais des joueurs ne m’ont parlé autant du contexte local, de chômage. »
« Le RC Lens, ça rallume là où tout s’est éteint »
« Certains diront que c’est peut-être un peu trop mais pour moi, c’est de la sensibilisation, du conditionnement. Et tout le monde est gagnant : il y a un peu plus de décence dans un milieu footballistique qui a tendance à perdre le sens des réalités plus de proximité aussi entre les joueurs et les supporters, les résultats sont meilleurs, ce qui dit meilleure représentation de la région. Je me suis beaucoup questionné et à la fin du film, je pense que le but du RC Lens, n’est pas de gagner des matchs de foot seulement. Ce que j’ai ressenti, c’est que chacun doit se questionner sur pourquoi il supporte vraiment un club. Et Lens de par ses spécificités ne sera jamais le meilleur club français. Parce qu’il est dans une région qui lui permet à a fois de surperformer mais qui sur le long terme n’attire pas des fonds sans limites. La réalité c’est que le club a un rôle politique et social inégalé en France. C’est dit par Parrot dans le doc : “ Le RC Lens, ça rallume là où tout s’est éteint.” Mais là où c’est dangereux, c’est que Lens sera, je pense, 11e masse salariale la saison prochaine (10e cette saison, NDLR), si tu rates ton recrutement une fois, tu es en Ligue 2. Ce que dit ce doc c’est que si tu travailles bien dans le détail, que tu t’adaptes à ton contexte, et celui-là est quasiment le meilleur pour moi en France pour performer, tu peux t’en sortir mais si tu trompes sur l’humain, au RC Lens, tout peut s’écrouler, très vite. »
VDN