West'ier Posté(e) il y a 4 heures Posté(e) il y a 4 heures On a vu « Charbonneurs », un documentaire en immersion Laurent Salvaudon produit, sur Ligue 1+, un long documentaire en immersion qui déborde de l’exceptionnelle saison du RC Lens. Avec des accès assez incroyables dans le foot professionnel, il ausculte la singularité d’un club imbriqué dans son territoire. C’est le genre de documentaire (disponible ce vendredi à 15 h sur Ligue 1+) qui va faire pleurer dans les chaumières des supporters sang et or. Deuxième place et Ligue des champions, Coupe de France, « Charbonneurs » retrace une saison fantastique du RC Lens qui a bien cru au titre, son président Joseph Oughourlian en tête. Mais s’il est plein d’émotions, il est bien plus qu’un « feel good movie ». Laurent Salvaudon, qui l’a produit et réalisé, est allé au fond d’un club imbriqué dans le bassin minier qui l’a surpris, loin de l’idée qu’il s’en faisait, et séduit. Le foot – les résultats – est presque un prétexte à cette auscultation, qui se veut, « à la fois un hommage aux gens de la région sans rentrer dans le cliché, et un message pour tout le foot français. On est sur un cas unique. » L’humain en vertu cardinale dans un club dont « la grande force est l’intelligence situationnelle et sociale des salariés ». « Lens, c’est une mine d’or », résume Gervais Martel, toujours touchant. Le président historique du Racing, pendant près de 30 ans (jusqu’en 2017) est un des fils rouges de deux heures en immersion, passionnantes parce que le RC Lens a ouvert les portes en grand à l’ancien directeur de la rédaction de RMC Sport. Vestiaires, causeries, transferts, cellule de recrutement avec ses réunions de projection, briefings financiers et même discussions de primes avec les cadres, le discours de Guillaume Warmuz à La Gaillette la veille de la finale, beaucoup y est. Le club n’a rien coupé Le club, qui a aussi fourni une partie des « inside », tournés par Lou Baës, a visionné mais rien fait couper ou gommer. Les tensions, les aspérités, les failles ne sont pas occultées ; elles rendent ses personnages attachants : le derby retour (3-0), Pierre Sage qui cingle ou encore Florian Thauvin qui s’est d’abord senti un peu laissé de côté par les cadres… Dix personnages rythment les séquences, dont le champion du monde 2018, tellement minutieux et ému aux larmes quand il évoque la nouvelle chance que lui a donnée Lens. Les cadres Adrien Thomasson, Florian Sotoca, Jonathan Gradit, incontournables, en proximité avec les dirigeants Joseph Oughourlian, qui se dévoile pudique et sensible, Benjamin Parrot et Jean-Louis Leca, complices propulsés à la tête du projet à l‘été 2025. Pierre Sage, lui, s’y livre à une forme d’introspection. Et entre « syndrome de l’imposteur » avoué et conscience aiguisée de ce qu’il est et fait, on sent bien à force que l’entraîneur quittera le club au bout du compte, avec son adjoint Jamal Alioui. On découvre Mamadou Sangaré s’interrogeant sur son avenir avec Hugo Georgel, l’attaché de presse qui l’accompagne à la remise du trophée Marc-Vivien Foé. Et tant d’autres choses. De l’inédit dans un club de foot professionnel. Un « inside » qui sort du cadre « C’est un souhait de Ligue 1+, avec qui je travaille comme conseiller de la direction, du patron des contenus Jérôme Cazadieu qui a eu cette idée en voyant les résultats du RC Lens, de concert avec Benjamin Parrot et l’équipe contenus d’Henri Neveu quand Lens était 2e du championnat. Moi, raconte Laurent Salvaudon, j’ai été contacté en février. À la base, ils attendaient juste un documentaire en inside avec des résultats sportifs et de voir la vie des dirigeants. Le doc était calé au départ sur Parrot et Leca, que je connaissais depuis plusieurs années avec une relation de confiance, et Sage. Il ne m’a pas fallu longtemps à l’intérieur pour comprendre que le véritable sujet dépassait largement le cadre du sport. Il n’y a quasiment pas de foot dans ce documentaire. C’est une radiographie du club, et d’un coin de la France, portée par ces humains-là. C’est comment le fait d’emmener des gens autour d’un projet commun, de valeurs communes dans une région très particulière peut amener de la performance, de la surperformance. » La surperformance ? « Je ne vois aucun hasard » « Ça, c’est la grande question du doc aussi. J’étais persuadé en commençant que Lens était en surperformance, je ne le suis pas en finissant. Je pense que Lens optimise, que la méthode mise en place dans cette région-là optimise ce que rendent les êtres humains, les sportifs mais aussi dans le staff, les bureaux. Et ça pose surtout question sur ce que font les autres clubs. Les dirigeants sont différents de 2023, les joueurs aussi, le point commun c’est juste Oughourlian et les trois cadres. Lens est pourtant la seule équipe sur les trois dernières années à combattre le PSG. Je ne vois aucun hasard là-dedans. Et je suis persuadé que le même projet dans une autre région ne fonctionne pas de la même manière. Que ce qui a été vécu par ce coin de la France, et très dignement je trouve – je n’ai pas ressenti de victimisation dans cette région lors des tournages – est transformé en une espèce de force pour avancer et conditionner les joueurs. Ça fait 15 ans que je suis là-dedans, jamais des joueurs ne m’ont parlé autant du contexte local, de chômage. » « Le RC Lens, ça rallume là où tout s’est éteint » « Certains diront que c’est peut-être un peu trop mais pour moi, c’est de la sensibilisation, du conditionnement. Et tout le monde est gagnant : il y a un peu plus de décence dans un milieu footballistique qui a tendance à perdre le sens des réalités plus de proximité aussi entre les joueurs et les supporters, les résultats sont meilleurs, ce qui dit meilleure représentation de la région. Je me suis beaucoup questionné et à la fin du film, je pense que le but du RC Lens, n’est pas de gagner des matchs de foot seulement. Ce que j’ai ressenti, c’est que chacun doit se questionner sur pourquoi il supporte vraiment un club. Et Lens de par ses spécificités ne sera jamais le meilleur club français. Parce qu’il est dans une région qui lui permet à a fois de surperformer mais qui sur le long terme n’attire pas des fonds sans limites. La réalité c’est que le club a un rôle politique et social inégalé en France. C’est dit par Parrot dans le doc : “ Le RC Lens, ça rallume là où tout s’est éteint.” Mais là où c’est dangereux, c’est que Lens sera, je pense, 11e masse salariale la saison prochaine (10e cette saison, NDLR), si tu rates ton recrutement une fois, tu es en Ligue 2. Ce que dit ce doc c’est que si tu travailles bien dans le détail, que tu t’adaptes à ton contexte, et celui-là est quasiment le meilleur pour moi en France pour performer, tu peux t’en sortir mais si tu trompes sur l’humain, au RC Lens, tout peut s’écrouler, très vite. » VDN LeTarnais et vince ont réagi à ceci 2 Citer
manico Posté(e) il y a 3 heures Posté(e) il y a 3 heures On sait à à quelle heure sort le documentaire ? Citer
Fredo_PL Posté(e) il y a 3 heures Posté(e) il y a 3 heures il y a 1 minute, manico a dit : On sait à à quelle heure sort le documentaire ? Et surtout on sait comment le visionner si on n'a pas L1+ ou si on est à l'étranger? Clorith a réagi à ceci 1 Citer
vince Posté(e) il y a 3 heures Posté(e) il y a 3 heures il y a 4 minutes, manico a dit : On sait à à quelle heure sort le documentaire ? 15h00 manico a réagi à ceci 1 Citer
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