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Tibbs

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Tout ce qui a été posté par Tibbs

  1. Kevin Danso, Florian Sotoca, Brice Samba et Jonathan Gradit se sont imposés face à l'OM (2-1, samedi dernier), et les Lensois occupent désormais la deuxième place de Ligue 1. (B.Fernandez/Icon Sport) Foot L1, Lens issu du journal À Lens, la force de l'équipe repose aussi sur l'esprit de famille qui règne dans le vestiaire L'incroyable saison de Lens repose sur l'unité d'un groupe où la notion de famille revient dans chaque discours. Plongée dans le vestiaire artésien. Nathan Gourdolmis à jour le 12 mai 2023 à 00h00 ma liste commenter réagir partager Il faudrait avoir du temps devant soi pour compter combien de fois le champ lexical de l'unité est revenu dans les discours lensois cette saison. « On forme vraiment une famille, peu importe le statut de chacun, tout le monde se respecte. Je n'avais jamais connu un vestiaire comme ici », témoignait encore le défenseur autrichien Kevin Danso, mercredi. « Cette force, elle transpire de partout, ça pue même », poursuit le gardien Brice Samba, arrivé l'été dernier. Ce ciment social, évidemment renforcé par les victoires, est le socle de la plus belle saison comptable de l'histoire du club (72 points), comme le confirme le manager général, Franck Haise : « Pouvoir s'appuyer sur un vestiaire qui s'apprécie, qui accepte de corriger les erreurs des autres et les failles de chacun, je ne sais pas quelle part ça a dans notre réussite, mais évidemment que ça compte énormément. » lire aussiLens : calendrier et résultats « Il y a des petits groupes mais qui forment un ensemble uni » Steven Fortes, défenseur de Lens Ancien pilier du vestiaire artésien (2018-2020), Walid Mesloub, désormais entraîneur adjoint de la réserve (N3), le ressent même sans y être : « Quand je passe une tête, je ne vois que des sourires, de la bonne humeur, pas d'état d'âme. Il y a une cohésion dingue, et ça fait la force de ce groupe. » Il insiste sur l'importance de ses ex-coéquipiers, Jean-Louis Leca, Massadio Haïdara, Steven Fortes, Florian Sotoca et Jonathan Gradit « qui étaient là à la renaissance du club, ont appris les valeurs et principes avant de les transmettre ». « À moins d'être ultra-renfermé, c'est impossible de ne pas t'intégrer dans ce vestiaire, assure le défenseur Fortes, 31 ans, qui joue peu (6 minutes en L1) mais constitue un totem. J'ai connu des effectifs où il y avait des clans qui ne communiquaient quasiment pas. C'est tout l'inverse ici, il y a des petits groupes mais qui forment un ensemble uni. » Plusieurs cercles d'affinités existent, mais ils se mélangent. Des figures émergent, évidemment, comme le gardien corse Jean-Louis Leca, « le doyen du vestiaire (37 ans), qui encadre, capable d'être déconneur avec tout le monde et d'être ultra-sérieux quelques secondes après », selon Fortes. Sotoca surnommé « Poulette », Openda, « Tchoupi » Les inséparables, Gradit et Sotoca, arrivés à l'été 2019, fédèrent énormément, et les recrues hivernales, Adrien Thomasson et Julien Le Cardinal, ont logiquement choisi de se mettre sous leur aile. lire aussiComment Lens s'est installé à la table des plus grands de Ligue 1 « Ils sont cul et chemise », s'amuse Brice Samba. Si Sotoca, alias « Poulette », est un rigolard discret, Gradit fait partie du groupe des chambreurs. « C'est un spécimen, il est très moqueur, comme moi, Wesley Saïd, David Pereira Da Costa, qui fait sage mais qui n'en manque pas une, ou Ismaël Boura », avance Fortes, dit « la Forteresse », proche d'Haïdara et du buteur belge Loïs Openda, alias « Tchoupi ». Loïs Openda, le buteur lensois. (A. Réau/L'Équipe) L'emblème cap-verdien désigne ensuite Salis Abdul Samed comme roi des ambianceurs : « Dès qu'il entre dans une pièce, tu sais qu'il est là, il est toujours en train de danser, de sauter, de crier. C'est capital d'avoir un mec comme ça. "Salissou" transmet sa joie de vivre. Même un jour où tu es moins bien, tu es obligé de rigoler parce qu'il fait le con. » Facundo Medina, « le plus extravagant, que tu entends hurler partout », et Junior « Papi » Onana, « sacrément touché aussi », rivalisent en termes de folie. « Brissou » Samba, lui, est l'intouchable DJ. « Il y a de tout, musique africaine, rap, etc. On n'a pas un son qui revient. Mais c'est moi qui contrôle », tient à préciser le gardien. « Que ce soit à 6 heures du matin ou à 19 heures, il va te mettre son enceinte à fond. Il n'arrête que dix secondes avant l'entraînement », complète Fortes. Fofana, lien entre jeunes et anciens, et entre joueurs et staff Seko Fofana assume de son côté le rôle du « capitaine qui peut s'amuser avec tout le monde », poursuit le défenseur. Il n'y a aucune fracture entre les jeunes et les plus anciens, ou avec les étrangers, et c'est grâce à un mec comme Seko par exemple. » Seko Fofana, le milieu et capitaine du RC Lens. (A. Réau/L'Équipe) Le capitaine forme, avec Samba, Gradit et Sotoca, un groupe de quatre cadres choisis par Haise pour assurer le lien groupe-staff. Ce sont d'ailleurs souvent eux qui se permettent de perturber les conférences de presse des copains à la Gaillette, quand ce n'est pas Medina qui se pointe avec une casquette à oreilles de vache pour soutenir son pote, Deiver Machado. Malgré quelques parties de cartes pendant les trajets en car, les écrans ont pris le pas sur le plan des activités hors football. Samba, Sotoca, Machado et Medina s'écharpent en ligne au Ludo (jeu qui se rapproche des petits chevaux), où « Fac' est pas mal », concède difficilement Samba. Il y a aussi la bande des « geeks » qui s'affrontent à divers jeux vidéo, avec Angelo Fulgini, Danso, Openda et Haïdara, d'ailleurs surnommé « Maskass », en lien avec un personnage de Super Mario. lire aussiEn changeant de dimension, Lens se retrouve face à de nouvelles problématiques En dehors du club, certains se retrouvent parfois à des padels organisés par Leca et Sotoca durant les trêves internationales. Le groupe a aussi pris l'habitude de sortir après les matches à domicile qui se terminent bien, pour cultiver l'esprit de cohésion. Le succès face à l'OM, samedi dernier (2-1), a ainsi été dignement fêté, et tout un groupe espère se lâcher à nouveau cette nuit. publié le 12 mai 2023 à 00h00mis à jour le 12 mai 2023 à 00h00
  2. Thomas Léonard : - Marseille -Montpellier : 1-1 - Angers - Lens : 1-2 - Clermont - Angers : 2-1 Benoit Millot : - Marseille - Lille : 2-1 - Marseille - Lens : 0-1 - Marseille - Troyes : 3-1 - Montpellier - Angers : 5-0
  3. Le pire que j’ai vu, c’était il y a un peu plus de 20 ans, lors d’un déplacement à Rennes (l’année où on gagne sur un doublé d’Ismaël je crois) : retour du match, on s’arrête sur une aire de repos, le bac réfrigéré de sandwich est passé de 3/4 plein à 3/4 vide : 2 ou 3 personnes (dont moi) sont passées en caisse… La pauvre caissière était toute seule face à 40 énergumènes enivrés et/ou sous l’emprise de substance illicite. Le pauvre bus rempli de cadavre de bières et de mégots de cigarettes (alors que interdit). Sans compter qu’aller, on démarre de Lens en début de matinée (vers 8/9h je sais plus), à peine le péage d’Arras passé (donc 20-25 minutes de bus à tout cassé), on s’arrête sur la première de repos pour la première vidange de certains de ces messieurs…
  4. Brice Samba présente la défense de Lens composée de Facundo Medina, Massadio Haïdara, Jonathan Gradit et de Kevin Danso. (L'Équipe) Foot L1, Lens issu du journal La perceuse, le mec de la salle, le mangeur de viande... Brice Samba présente la défense de Lens Brice Samba, gardien de la meilleure défense de Ligue 1 avec Lens, présente ses partenaires de l'arrière et décrit leur alchimie. Nathan Gourdol, à Avion (Pas-de-Calais)mis à jour le 11 mai 2023 à 19h42 ma liste commenter réagir partager Pas toujours enclin à parler de lui, Brice Samba n'a pas hésité lorsqu'on lui a proposé de mettre en avant ceux qui, au plus proche de lui, constituent les principaux piliers de la meilleure défense de Ligue 1 (26 buts encaissés) : le trio Gradit-Danso-Medina, complété par le joker Haïdara, alias « le calme, le costaud, le disjoncteur et l'exemplaire ». lire aussiToute l'actu des Sang et Or « Ce sont mes soldats préférés, je leur dois énormément, assure le gardien lensois. Sans eux, on n'aurait pas fait la même saison, je ne pense pas que je serais en équipe de France. On se tire tous vers le haut, on peut tous compter sur chacun. Ils diront la même chose. Je gueule pas mal, je sais parfois que je suis chiant, mais c'est pour gagner. » Avec humour et respect, le gardien de 29 ans raconte ses lieutenants. Jonathan Gradit (30 ans) : « On l'appelle "la Perceuse" » « Je le connais depuis longtemps maintenant, sa vie perso aussi, et ça n'a pas toujours été facile. Je suis très fier de son parcours, c'est un super mec. On parle souvent de notre saison à Caen (2018-2019) où on avait souffert (19es et relégués). Maintenant, on rayonne. Il est hyper régulier, le plus régulier de nous tous. Sur un terrain, il ne fait pas de bruit, mais il est là, toujours à 100 %. "Jo", c'est la constance. Il ne tacle pas pour tacler. Neuf fois sur dix, il prend le ballon. On échange énormément sur les sorties de balle, on a des petits signes que je n'ai pas forcément avec les autres, et ça fonctionne bien. Il est très juste techniquement, propre dans les relances, et puis si on l'appelle "la Perceuse", ce n'est pas pour rien. C'est le défenseur moderne, qui colle parfaitement avec notre façon de jouer. Il est à pleine maturité. Des anecdotes sur "Jo" ? Mais j'en ai trop ! C'est un gros radin, mais notre radin à nous. Il nous calme sur nos dépenses. Je lui dis de vivre, mais il n'y a rien à faire (rires). » Kevin Danso et Jonathan Gradit ont plutôt bien contrôlé l'attaque marseillaise, samedi 4 ai, 2-1 pour Lens). (A. Réau/L'Équipe) Kevin Danso (AUT, 24 ans) : « Je vous parie qu'il est encore à la salle » « C'est le mec avec qui je m'embrouille le plus. Nos deux caractères se cognent. Mais si on se frite, c'est pour le bien de l'équipe, parce qu'on est exigeants. On habite à côté, parfois on vient ensemble. Kevin, c'est travail, travail, travail. Au moment où je vous parle, je vous parie qu'il est encore à la salle (pari gagné). Il est ultra dur avec lui-même, c'est la force brute, c'est la puissance. Il vise très haut et il s'en donne les moyens. C'est plus qu'un perfectionniste, il veut toujours tout réussir, le moindre duel à l'entraînement. Parfois, j'essaie de lui dire que ce n'est pas possible, mais ça ne marche pas trop. On a l'impression qu'il est discret de l'extérieur, mais c'est vraiment quelqu'un qui ne se laisse pas faire. Le coach avait dit qu'il faisait partie des meilleurs défenseurs d'Europe, je suis d'accord. Il a tout, il est incroyable dans les duels, il a la relance. Parfois je me demande même s'il ne laisse pas passer le mec (l'adversaire) exprès pour avoir à intervenir ensuite (rires). » lire aussiDimitri Payet a mis une claque à Yannick Cahuzac pendant Lens-OM Facundo Medina (ARG, 23 ans) : « Il mange trop de viande » « C'est un mélange de tout, de la folie, de vice. J'ai envie de dire, Argentin, en fait (rires). Je me souviens de leur capacité à faire disjoncter les mecs à la dernière Coupe du monde : hé bien, Fac', c'est ça. Il est fou. Tout le monde déteste jouer contre lui, mais quand tu l'as avec toi, tu te rends compte de ce qu'il t'apporte. Contre l'OM par exemple (2-1, samedi dernier), après la petite embrouille (causée par un dégagement de Medina vers le banc marseillais), on a vu une autre équipe de Lens, ensuite. Je ne dis pas qu'il doit faire ça à chaque fois, mais c'est un détail qui compte. On a besoin d'un joueur comme ça. C'est aussi notre premier relanceur, l'un des meilleurs d'Europe. Ce qu'il réalise avec le ballon, j'ai rarement vu ça chez un défenseur, il a une telle facilité. Cela a pu lui jouer des tours, mais de moins en moins. Si je suis un très grand club européen qui joue à trois centraux, je vais le chercher illico. Tu es obligé d'aimer un mec comme lui. Le seul truc, c'est qu'il mange trop de viande, il m'envoie des photos de ça non-stop. Ça vient peut-être de là sa folie. » Avec Massadio Haïdara et Facundo Medina, Lens peut voir venir. (B. Papon/L'Équipe) Massadio Haïdara (MAL, 30 ans) : « Il est sculpté de partout » « C'est notre homme de vestiaire, la clé de 12, le couteau suisse. Lorsque "Jo" s'est blessé en début de saison (fracture d'une clavicule) et que le coach l'a mis axe droit, j'ai été surpris. Mais en fait, peu importe où tu le mets il va être excellent. C'est mon soldat exemplaire ! Tu regardes son corps, il est sculpté de partout. C'est un bijou pour un entraîneur, il fera toujours le taf et c'est un pilier. » publié le 11 mai 2023 à 17h39mis à jour le 11 mai 2023 à 19h42
  5. Calendrier à la con, décisions de certains clubs à la con, et équipe presqu’en bois. Dommage ne pas voir les Wahi, Doué, Ben Senghir, Zaire-Emery, Gusto, Kumbedi, I. Touré, Cherki, Thel pour ne citer qu’eux
  6. Tibbs

    Lens - Reims / J35 / 12-05-23

    On pourrait aussi ajouter la CDF, non conclu par une victoire (hors TAB) : - Lorient - Lens, 1-1 (avant TAB) : Fulgini (21eme) 0-1 ; Le Fée (84e) 1-1 - Nantes - Lens, 2-1 : Fofana (28eme) 0-1 : Delort (31eme, 59eme) 1-1 puis 2-1
  7. Tibbs

    Lens - Reims / J35 / 12-05-23

    Montpellier - Lens, 1-1 : Fulgini (4eme) 0-1 ; Maouassa (59eme) 1-1
  8. Gastien (L2 et L1) Edit : Pantaloni (Ajaccio) depuis 2014
  9. Tibbs

    Lens - Marseille / J34 / 06-05-23

    Si on s’en tient aux notes de l’équipe : Lopes Todibo - Danso - Medina Frankowski - Abdul Samed - Verratti -Nuno Mendes Messi - Openda - Neymar RP : Samba, Lopez - Gradit, Mbemba, Marquinhos - Cabella, Golovine, Munetsi, André, Le Fée - Lacazette, Mbappé Entraineur : Haise
  10. Le piston Przemyslaw Frankowski à la lutte avec les Marseillais Leonardo Balerdi et Jordan Veretout samedi au stade Bollaert (2-1). (Alexis Réau/L'Équipe) Foot Lens exclusivité abonnés Ligue 1 : les secrets de la maîtrise du RC Lens La façon dont Lens a maîtrisé l'OM (2-1) ce samedi pour reprendre la deuxième place de Ligue 1 a confirmé que son collectif avait atteint un pic physiquement, mais surtout qu'il avait franchi plusieurs paliers sur le plan de la gestion. Nathan Gourdol (avec J. D.)07 mai 2023 à 19h18 ma liste commenter réagir partager Si Lens a enfin trouvé un adversaire à sa taille en termes d'intensité, pas comme lors de sa démonstration contre Monaco deux semaines plus tôt où l'ASM avait abdiqué avant même d'avoir essayé (3-0, le 22 avril), sa dimension physique a encore impressionné samedi contre l'OM (2-1). Les données de courses ont été affolantes, dans la lignée des deux derniers mois, et cette constante a permis d'obtenir un bras de fer superbe que Lens n'a toutefois pas fait basculer avec ses muscles, mais avec sa tête. lire aussiArt du buzz et créativité, comment Lens a révolutionné sa com Comme à Toulouse mardi (1-0), et à maintes reprises cette saison, le RCL a été supérieur à son opposant dans la gestion des temps faibles. « Après la première demi-heure, même si Marseille était entreprenant, je trouvais qu'on défendait intelligemment » Franck Haise, entraîneur du RC Lens L'énorme pressing marseillais du début de match aurait fait craquer bien des formations - et certainement le Lens de la saison dernière -, mais le collectif de Franck Haise sait désormais plier sans céder comme personne en Ligue 1. « Après la première demi-heure, même si Marseille était entreprenant, je trouvais qu'on défendait intelligemment », glissait d'ailleurs le manager général lensois, avant de souligner la gestion millimétrée de son groupe : « On sait mettre des gros moments d'intensité, et défendre un peu plus bas à d'autres moments. Sortir sous pression, ce n'était pas simple au début, mais on a fait de mieux en mieux. » lire aussiUn staff à l'Haise au RC Lens Quand l'OM a maintenu son pied enfoncé sur l'accélérateur jusqu'à épuisement, Lens a su jouer avec l'embrayage pour durer. En cela, le match de Przemyslaw Frankowski a été exemplaire car le piston polonais a su réguler le tempo à merveille depuis son côté droit, avec métier et lucidité. « En globalité, on gère bien, même si sur le début de match, parfois on ne gérait pas nos émotions. On a su re-rentrer dans le match », complétait le capitaine Seko Fofana, pour qui l'annulation par le VAR du but d'Alexis Sanchez (8e) a été un avertissement salutaire pour ses troupes. « On est tous forts mentalement, on est unis », poursuivait l'homme providentiel du sprint final, Loïs Openda, auteur de dix buts lors des huit dernières journées (19 au total), au sujet du secret de la maîtrise lensoise. Une mécanique lensoise qui se renforce semaine après semaine Le vestiaire tout entier partage cette observation et se surprend lui-même vis-à-vis de cette solidité. Un sentiment de plénitude s'est lentement diffusé dans l'équipe cette saison, à force de constater que la mécanique résistait et se renforçait semaine après semaine. L'unité aurait pourtant pu voler en éclats à mesure que les matches couperets arrivaient, complexifiant les choix. Mais la cohésion a toujours résisté. Ce n'est d'ailleurs pas anodin d'avoir vu le joker de luxe Massadio Haïdara lancer le chant Chicoté samedi dans un Bollaert incandescent. Passeur décisif à Toulouse mardi, le Malien a retrouvé le banc pour ce soir de gala, mais accepte ce rôle de couteau suisse pour le groupe. Tout le monde ne le vit pas aussi bien, mais Haise a réussi le tour de force de gérer les ego sans porter atteinte à l'état d'esprit général ni freiner la prise de maturité de son équipe. « Le foot est une machine qui s'enraye vite donc continuons à être simples, sereins, à prendre du plaisir entre nous » Jean-Louis Leca, gardien numéro 2 de Lens L'intérim réussi de Jean Onana durant les trois matches de suspension de Salis Abdul Samed, qui devrait retrouver le onze contre Reims vendredi, va aussi dans ce sens. « Le foot est une machine qui s'enraye vite donc continuons à être simples, sereins, à prendre du plaisir entre nous », philosophait l'expérimenté gardien numéro 2, Jean-Louis Leca, ému du parcours réalisé depuis la remontée il y a trois ans. L'Europe assurée, et pourquoi pas le titre du Championnat Déjà assuré de terminer au moins dans le top 4 et donc de disputer la Ligue Europa dans le pire des scénarios, Lens plane à une hauteur qu'il n'avait jamais connue (72 points) et bat ses records historiques semaine après semaine. Avec deux longueurs d'avance sur l'OM, le Racing a la main pour garder la deuxième place, voire rêver d'un écroulement du PSG. La force tranquille qu'il dégage ces dernières semaines laisse sérieusement penser qu'il ne tremblera pas. lire aussiToute l'actu du RC Lens publié le 7 mai 2023 à 19h18
  11. Donc Wahi est le 2e joueur à avoir perdu un match en ayant marqué un quadruplé
  12. Sinon voilà la liste sur le site de la ligue 1 (19/01/2023) : https://www.ligue1.fr/Articles/ANALYSES/2023/01/19/historique-les-records-des-buteurs-sur-un-match-de-ligue-1-uber-eats
  13. Avis aux archives, a quand date le dernier match avec un double quadruplé (2 joueurs) en ligue 1 ?
  14. Cool ! Gradit, Thomasson et Sotoca vont pour y postuler 😹😹
  15. Tibbs

    Lens - Marseille / J34 / 06-05-23

    Saïd Ennjimi sur le but refusé à Alexis Sanchez durant Lens-OM : « Il y a une faute évidente » Saïd Ennjimi, l'ex-arbitre international approuve la décision de refuser le but à Alexis Sanchez. (L'Équipe) Saïd Ennjimi, ex-arbitre international et consultant pour la chaîne L'Équipe, a estimé juste la décision de Clément Turpin de refuser l'ouverture du score à Alexis Sanchez, l'attaquant de l'OM, auteur d'une faute flagrante sur le Lensois Kevin Danso (8e), samedi en Ligue 1. Julien Baudotmis à jour le 7 mai 2023 à 00h10 ma liste commenter réagir partager Un énième pressing haut de l'attaquant marseillais, Alexis Sanchez embrouillait la coordination cerveau-jambes de Kevin Danso, samedi lors du choc de la 34e journée de Ligue 1 entre Lens et Marseille (2-1). En difficulté, l'Autrichien laissait passer le ballon entre ses jambes. Plus vif, Sanchez piquait le cuir, effaçait Brice Samba d'un passement de jambes et ouvrait le score pour les Marseillais (8e). Alerté par l'assistance vidéo, l'arbitre de la rencontre entre Lens et l'OM Clément Turpin est revenu sur sa décision. Une juste décision pour l'ex-arbitre international et consultant pour la chaîne L'Équipe Saïd Ennjimi. lire aussiLe film de Lens - OM « Il s'agit d'une erreur manifeste. La vidéo a été pertinente » Saïd Ennjimi, ex-arbitre international « Personnellement, je vois une faute flagrante d'Alexis Sanchez sur le défenseur lensois. Il faut se fixer sur le bas du corps. Sanchez percute les jambes de Danso et créé la faute, a précisé Saïd Ennjimi. Je pense que Clément Turpin aurait dû siffler tout de suite. Mais, il n'avait pas détecté la faute de Sanchez, alors il est revenu dessus parce qu'il s'agit d'une erreur manifeste. La vidéo a été pertinente. » lire aussiGrâce à sa victoire contre l'OM, Lens reprend la deuxième place Questionné sur la recherche de la faute de Danso, Saïd Ennjimi a confirmé la complexité de l'analyse : « C'est la difficulté de laisser la part belle à la vidéo. Au ralenti, impossible de voir si Danso veut venir chercher la faute. À vitesse réelle, ça peut être différent. » Mais, ici, pas de quoi dénoncer la prise de décision de Clément Turpin. publié le 7 mai 2023 à 00h06mis à jour le 7 mai 2023 à 00h10
  16. Ça sert à rien de calculer, faut juste kiffer les moments présents, on retrouve l’Europe pour sur. Se dire qu’on peut encore jouer le titre (même si les probas sont très faibles mais mathématiquement tant que c’est faisable…), qu’on sera fier de cette de cette saison et de ce club à tout niveau quoi qu’il arrive. Rien que retarder le plus tard possible le probable titre de Paris qui lui tend les bras, c’est kiffant, et en mode JC Dusse, oublie que t’as aucune chance, sur un malentendu…
  17. Tibbs

    Lens - Marseille / J34 / 06-05-23

    Sincèrement on voit le geste du bras de Sanchez sur le dos de Danso. C’est sanctionnable. Après est-ce que Danso se laisse facilement tomber, je ne sais pas, c’est ça qui laisse planer le doute. Mais le geste de Sanchez reste sanctionnable selon moi.
  18. Tibbs

    Lens - Marseille / J34 / 06-05-23

    Je suis aussi fatigué que les joueurs. 😹😹 Pas forcément un niveau technique de fou, mais une intensité folle et des rebondissements.
  19. Tibbs

    Lens - Marseille / J34 / 06-05-23

    Par ici
  20. Chaque semaine, c’est pareil avec Lille, énormément d’activité offensive et sur beaucoup d’entre elles, on se demande comment ils font pour ne pas marquer. D’ailleurs au classement des xG ils sont 1er de L1 devant Paris.
  21. Tibbs

    Série A

    https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/La-magnifique-chevauchee-de-theo-hernandez-buteur-avec-l-ac-milan-en-video/1395138
  22. Il a quand même l’intelligence de regarder la VAR, à juste titre. A vitesse réelle c’est pas si évident.
  23. Tibbs

    Lens - Marseille / J34 / 06-05-23

    Ce soir Va s’offrir C’est long d’attendre 21h
  24. Lilian Nalis et Franck Haise en pleine discussion. (E. Garnier/L'Équipe) Foot L1, Lens issu du journal Un staff à l'Haise au RC Lens Principal architecte de la saison étincelante du RC Lens, le manager général a su construire son succès en s'entourant d'un staff technique de neuf personnes, savamment renouvelé depuis trois ans. Nathan Gourdolmis à jour le 6 mai 2023 à 00h05 ma liste commenter réagir partager Lilian Nalis : 51 ans, entraîneur adjoint Comme son ombre Sérieux rival de Xavier Gravelaine en termes de bougeotte durant sa vie de joueur dans les années 1990-2000, avec treize clubs différents (dont Bastia, Le Havre, le Chievo Vérone, Leicester ou Plymouth), Lilian Nalis (51 ans) est plus sédentaire en tant qu'entraîneur adjoint. Après quatre ans au CA Bastia (2010-2014), deux à Laval (2014-2016) et trois au Havre (2016-2019), l'ancien milieu s'est fixé en Artois aux côtés de Franck Haise depuis l'été 2020. « On avait joué ensemble, mais on n'avait jamais travaillé ensemble sur un banc. On partait un peu dans l'inconnu, même si à travers nos échanges on savait qu'on était proches sur la vision du football, glisse Nalis, ami avec Haise depuis 1995 et leur passage commun au Stade Lavallois. Il a fallu que j'assimile son projet de jeu, se calibrer pour qu'on parle d'une même voix et qu'on agisse de la même manière. » lire aussiDe Wenger à Le Bris, les huit entraîneurs qui ont inspiré Franck Haise « À 80 %, c'est lui l'entraîneur de la semaine, résume Franck Haise au sujet de son adjoint. L'organisation des séances d'entraînement, notamment sur les aspects technico-tactiques, à 80 % c'est Lilian qui les prépare et me les présente. C'est son domaine et c'est le coeur du métier. Le seul moment où c'est un peu différent, c'est en veille de match, où je prends un peu plus la main. » Promu manager général en octobre, le Normand a conscience du confort offert par ce relais fidèle et rodé. Il a grandement savouré son admission à la session 2023-2024 du Brevet d'entraîneur professionnel de football (BEPF), plus haute qualification pour un entraîneur français, qui permet de diriger une équipe pro ou une sélection. « Je pense que c'est moi qui l'ai encouragé le plus à y aller. Lilian a une énorme expérience, de grosses connaissances sur le plan tactique, mais il va aller chercher d'autres choses », prédit Haise, pas du tout inquiété par cette nouvelle : « J'ai connu trop d'entraîneurs n° 1 qui disaient : "Non, surtout pas, mon adjoint ne doit pas avoir le BEPF". Je vois la chose différemment, ça ne doit pas être tabou. » « Si un jour je devais partir (de Lens), je pense qu'on partirait ensemble » Franck Haise, à propos de Lilian Nalis « Il y a eu la volonté du club, notamment quand Franck est devenu manager général, que je puisse être amené à maîtriser plus de choses sur différents aspects, poursuit Nalis, camarade de promotion de Didier Digard et Sandrine Soubeyrand, dont la formation a commencé mi-avril. Je ne suis pas du tout carriériste. Aujourd'hui, j'ai la chance de passer ce diplôme, mais ce n'est pas fait dans le but de dire : "Demain je veux être numéro 1" ». « Si un jour je devais partir (de Lens), je pense qu'on partirait ensemble », ajoute Haise, qui ne veut toutefois lui fermer aucune porte : « Je ne connais pas le pourcentage de chances qu'il soit entraîneur principal après moi à Lens, mais dans la vie il ne faut se fermer à aucune idée. Je sais qu'en tant qu'adjoint, il sera encore meilleur après le BEPF, et ça c'est certain. » Yannick Cahuzac a raccroché les crampons en mai 2022. (Sy. Thomas/L'Équipe) Yannick Cahuzac, 38 ans, entraîneur adjoint « Un profil d'entraîneur n° 1 » Retraité en mai 2022, l'ancien capitaine a intégré le staff immédiatement, en reprenant les attributions d'Alou Diarra, parti entraîner les - 19 ans de Troyes. « Au bout de trois jours, j'avais l'impression que ça faisait déjà trois ans qu'il était adjoint, relate Haise, agréablement surpris par l'adaptation de son ex-milieu, qui termine son BEF. Il n'est pas dans la conception des séances mais très proche de Lilian (Nalis), on partage beaucoup de choses sur l'évolution des joueurs. Il a une proximité évidente avec eux, la plupart étaient ses coéquipiers, mais il a su trouver la bonne distance. Il a encore beaucoup de choses devant lui, mais il y a un vrai profil d'entraîneur n° 1 un jour chez Cahu. » Hervé Sekli, 47 ans, entraîneur des gardiens « Un calme qu'il ne faut pas trop chercher » Thierry Malaspina placé à la formation et post-formation, le Racing l'a remplacé par l'expérimenté Hervé Sekli l'été dernier. Le Corse a retrouvé ses anciens protégés Jean-Louis Leca (Bastia) et Brice Samba (Caen). « C'est quelqu'un d'un premier abord discret, un calme qu'il ne faut pas trop chercher non plus, sourit Haise. Il a très vite trouvé sa place dans le staff et dans le groupe, et a créé une belle relation avec le pool des gardiens, ainsi qu'une bonne dynamique avec Thierry(Malaspina). » lire aussiLe classement de la Ligue 1 Aymen Djedidi arrive au Parc de Princes avant PSG-Lens (3-1). (A. Réau/L'Équipe) Aymen Djedidi, 37 ans, préparateur physique terrain « C'est lui qui tient les comptes (des séances) » « Son coeur d'activité, ce sont les échauffements (15 à 20 minutes), avec beaucoup de dynamisme, de variété, de ballon, expose Franck Haise au sujet du Franco-Tunisien, déjà avec lui avec la réserve (N2). Quand l'échauffement est passé, il a un autre rôle capital. À chaque jeu durant les séances, des points sont donnés aux joueurs, et on établit un top 5 chaque mois. C'est Aymen qui tient les comptes, une lourde tâche (rires). » Benoît Delaval, 39 ans, responsable de la performance « Très clair dans ses messages » Lorsque Laurent Bessière a posé sa démission en novembre, avant de filer à Nice, le Racing a vite identifié son remplaçant. Ancien du LOSC et de Leeds, Benoît Delaval poursuit la voie tracée par Bessière, qui l'a accompagné jusqu'en janvier. « C'est un grand pro, calme, intègre, très clair dans les messages qu'il passe. Il s'est beaucoup impliqué sur le pôle performance en général, apprécie Haise. Il savait qu'on ne modifierait pas les process, mais a apporté quelques petites choses, à J - 2 par exemple ». Vincent Lannoy avant le match entre Lens et Lille (1-1). (E. Garnier/L'Équipe) Vincent Lannoy, 47 ans, préparateur physique, chargé de la réathlétisation « Il a plein d'idées » « Son job est de remettre sur pied les joueurs en reprise, pour les intégrer au groupe d'entraînement. Mais, dès que possible, j'aime qu'il soit au contact de l'équipe, car il a plein d'idées », détaille Haise, attaché au profil pince-sans-rire du fils de l'ancien gardien du club André Lannoy (1968-1976), présent dans le staff depuis 2012. Valentin Taverne, 26 ans, préparateur physique, chargé de la musculation « Son domaine c'est la salle » « Depuis la réorganisation de fin d'année, il est en charge de tout le travail musculaire, collectif, individuel. Son domaine c'est la salle, mais il ne se limite pas à ça », glisse Haise, convaincu par ce « jeune talentueux », auparavant data analyst en charge des données athlétiques. Alexandre Pasquini et Pierre Capitaine, 28 et 26 ans, analystes vidéo L'adversaire et le projet de jeu « Alex était plutôt sur le recrutement, mais j'ai voulu très vite qu'il soit rattaché totalement à l'équipe première, plante Haise au sujet du responsable de la cellule vidéo. Je lui demande souvent des montages individuels, parfois les joueurs vont directement vers lui (comme Openda avant Monaco). Sa mission, c'est l'analyse du jeu collectif adverse et de plancher sur notre projet de jeu. » Promu en décembre après avoir brillé à la formation, Pierre Capitaine l'épaule et suit les entraînements avec un drone : « Pierre a un rôle plus particulier sur les individualités adverses, et aussi sur les phases arrêtées. Il donne beaucoup de matière à Cahu et Hervé sur les aspects défensifs, et à Lilian sur les aspects offensifs. » publié le 6 mai 2023 à 00h05mis à jour le 6 mai 2023 à 00h05
  25. Tibbs

    [14] Facundo Medina

    Facundo Medina, élément essentiel du RC Lens. (L'Equipe) Foot L1, Lens issu du journal Sur les traces de Facundo Medina, le forçat lensois originaire de Fiorito À bientôt 24 ans, Facundo Medina s'est imposé dans l'une des défenses les plus hermétiques de Ligue 1. Reportage aux origines de la construction d'un compétiteur hors pairs. Anaïs Dubois, Buenos Aires (ARG)mis à jour le 6 mai 2023 à 08h10 ma liste commenter réagir partager Sa mère, Monica, avait baissé les bras. Face aux larmes du petit Facundo, trois ans, qui refusait d'aller au foot, elle avait fini par demander à sa soeur Alejandra de prendre le relais. « Il ne voulait pas y aller. Il pleurait. Je lui promettais un Coca et un Jorgito (marque d'alfajor, gâteau typique argentin). Je l'ai emmené tous les samedis pendant des semaines. Il ne passait pas la porte », se souvient Noni en souriant. Damian et Lautaro (avec le maillot du RC Lens), deux amis d'enfance de Facundo Martinez, devant le « Club Sociedad de Fomento 9 de Julio de 1816 » (A. Dubois/L'Equipe.) « Jusqu'au jour où il est rentré. Il est resté planté à côté du but et a fini par jouer comme gardien. Peut-être par timidité », essaie de comprendre sa tante. « En plus, il était nul », ajoute-t-elle dans un éclat de rire. Ses railleries envers son neveu trahissent une fierté impossible à dissimuler. Les murs nus de la pièce à vivre d'Alejandra n'affichent que deux photos encadrées. Elles sont à l'effigie du défenseur lensois. lire aussiFacundo Medina, défenseur argentin de Lens : « Le foot m'a sauvé » Entre « Facu » et le foot, c'est donc loin d'être le coup de foudre mais elle insiste. Dans le quartier de Villa Fiorito, une localité qui a l'un des taux d'homicide les plus élevés de la banlieue de Buenos Aires, le « Club de fomento 9 de Julio de 1816 » est un refuge pour la famille. « Ses trois oncles étaient de très bons footballeurs. Mais ils ont été pris dans la drogue et ils n'ont pas pu continuer » Noni, la tante de Facundo Medina « Je ne voulais pas tomber dans la drogue, je ne voulais pas me perdre dans la nuit, je savais très bien où il fallait que je concentre mes efforts, mon énergie, ma jeunesse : avec le ballon », confessera plus tard Facundo Medina dans une interview à L'Équipe dans laquelle il évoque « les tentations » qu'il a su éviter. Il sait de quoi il parle. « Ses trois oncles étaient de très bons footballeurs. Mais ils ont été pris dans la drogue et ils n'ont pas pu continuer », déplore sa tante. En janvier 2009, il (troisième en partant de la gauche) participe à un tournoi interrégional à Salto (province de Buenos Aires) (F. Lancelot/L'Équipe) Facundo Medina parle sans embarras de son passé à Fiorito. Une famille de « cartoneros », ceux qui, pour quelques pesos, ramassent les ordures des quartiers bourgeois et assurent le recyclage dans la capitale. Un travail dur, physique, auquel il participe tous les après-midi jusqu'à 12 ans. C'est à cet âge, et dans les rues de ce quartier précaire, qu'il se forge la « garra », le caractère et la combativité, qu'on lui connaît aujourd'hui sur les terrains de Ligue 1. Un gamin attachant, parfois bagarreur. « Ce qui m'a le plus marqué quand je l'ai connu, c'est sa personnalité. Il refusait de perdre. Cet état d'esprit était contagieux. C'était un leader, prêt à tout pour gagner, mais il fallait le canaliser », se souvient Hugo Arguello, « el Tara », son entraîneur de 10 à 12 ans, l'un de ceux qui a le plus marqué le Lensois, qui ne manque pas de lui rendre visite à chaque retour en Argentine. Avec lui, Facundo prend une autre dimension. « Il pouvait jouer à tous les postes. Il donnait tout et faisait le match à lui tout seul. J'ai dû lui dire d'être plus collectif, de faire attention à ses coéquipiers », ajoute « El Tara », qui insiste aussi sur sa conduite hors des terrains de foot. « River Plate m'a sorti du bidonville » Facundo Medina Le gosse qui pleurait à l'entrée du club devient rapidement le joueur le plus prisé lors des tournois de quartier. Il est aussi repéré par un recruteur de Boca Juniors, qui vient le chercher à plusieurs reprises. Mais Facundo ne jure que par le rival: River Plate. Alors quand on lui offre formation et internat à Boca Juniors sur un plateau, il décline. À 11 ans, il décide seul de se présenter à une sélection de son club de coeur. Il n'est recommandé par personne. Lorsqu'on se rend compte qu'il a oublié son certificat médical, on le renvoie chez lui sans avoir touché un ballon. Il ne baisse pas les bras. Il y retournera dès la prochaine occasion, cette fois sans oublier le fameux sésame. Les recruteurs du « Millionnaire » ne s'y trompent pas et lui proposent de les rejoindre. Facundo Medina lors d'une victoire avec les moins de 17 ans de River Plate. (DR) « Il avait besoin d'être accompagné. Il a bien fait de quitter le quartier », reconnaît son entraîneur de jeunesse. Pendant un peu plus d'un an, Facundo fait les aller-retours au centre d'entraînement, à l'extrême opposé de la ville de Buenos Aires. « Il prenait le bus au petit matin. Il se faisait régulièrement agresser, voler toutes ses affaires, ses crampons », se souvient Noni. Au bout de dix-huit mois, alors qu'il s'apprête à laisser tomber, sa mère insiste auprès du club pour qu'il puisse intégrer la pension. « Il mangeait mieux, il se reposait. Il n'avait plus besoin de vivre des situations aussi stressantes. Il a aussi eu la chance d'avoir une famille qui l'a toujours soutenu », se souvient Gustavo Pérez Solano, ancien préparateur physique des sections jeunes de River Plate. « River Plate m'a sorti du bidonville », répètera Facundo Medina, reconnaissant, chaque fois qu'il le pourra en interview, même si « les soucis chez lui ont fait penser à renoncer à plusieurs reprises », assure son cousin, Matías Aranda. « Talleres après River Plate ? Il a pris une décision que peu aurait prise. C'est comme descendre cinq marches pour en remonter dix. Mais il était convaincu que ça allait marcher » Matias, son cousin « Il avait déjà de grandes qualités techniques. Physiquement, il était très solide. Un joueur complet. Des profils que nous avons l'habitude de voir, il était parmi les meilleurs », assure le préparateur physique. À River, il confirme ce que Tara voyait sur les « potreros » (terrains improvisés) de Villa Fiorito. « Il s'est toujours démarqué par sa forte personnalité, son esprit gagneur, ses encouragements à ses coéquipiers sur le terrain et sa bonne humeur dans le vestiaire », affirme Gustavo Pérez Solano. En 2016, il fait ses débuts avec l'équipe première dirigée par Marcelo Gallardo. Le préparateur physique se souvient qu'il fallait gérer son côté fêtard, un peu cancre, son manque de discipline alimentaire : « Je me souviens qu'il n'arrive pas au mieux de sa forme à la préparation d'avant-saison. Il était un peu en surpoids. Avec un Gallardo très exigeant... Il a fallu lui parler. » lire aussiMédina assure les arrières La concurrence à son poste de latéral gauche ne lui permet pas de s'assurer une place de titulaire. Il ne jouera que trois matches amicaux et sera assis à quatre reprises sur le banc de touche. « Il méritait qu'on le garde », regrette Gustavo Solano. Quand Gallardo lui explique, « simplement et sans détour »d'après le joueur, qu'il n'aura pas la priorité, Facundo Medina (18 ans alors), a toutes les cartes en main pour et signe pour le Club Atlético Talleres de Córdoba. Un leader dans le vestiaire « Talleres après River Plate ? Il a pris une décision que peu aurait prise. C'est comme descendre cinq marches pour en remonter dix. Mais il était convaincu que ça allait marcher. Qu'il allait jouer, montrer de quoi il était capable et ensuite partir pour l'Europe », raconte son cousin Matías. Facundo quitte alors son club de coeur sans rancoeur, déjà lancé dans un nouveau défi. À l'issue d'une saison 2019-2020 entrecoupée par la pandémie de Covid, le défenseur reçoit plusieurs offres de clubs argentins. « Je ne voulais pas passer de club en club en Argentine. C'était: passer de River à Talleres, tout donner, travailler, et aller en Europe », déclarera-t-il au site AS. lire aussiLe calendrier de la Ligue 1 Le plan se déroule à merveille. Le 2 juillet 2020, le RC Lens officialise son transfert pour 3,5 millions d'euros. Alors qu'à son arrivée chez les Sang et Or, on lui propose les numéros disponibles, il se précipite sur le 14, en référence aux Ultras de River Plate. « Il se plaît à Lens. Il aime le club et la ville, Il veut d'ailleurs se faire accompagner par une nutritionniste et une cuisinière », assure son cousin Matías, qui lui a rendu visite à de nombreuses reprises : « Encore maintenant, il s'émeut en pensant à ce qu'il a parcouru depuis ses débuts dans le quartier. » Chauffeur de salle, leader dans le vestiaire, pilier de la défense sur le terrain, l'international argentin (2 sélections) en veut plus. Poursuivre sa progression. Gommer ses faiblesses. S'imposer en sélection. Ça passe par des bonnes performances à Lens, à commencer par samedi soir contre Marseille. Comme à l'époque, sur les terrains en terre de Fiorito.
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