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Tout ce qui a été posté par West'ier
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Tirage au sort des 8èmes demain soir juste avant Bayeux-Marseille. Pronostic : Laval - Lens
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Aucun intérêt ce match, mettons l'équipe C. Priorité Coupe de France
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Mais avec Ramos titulaire... (je taquine )
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Rumeurs et transferts
West'ier a répondu à un(e) sujet de Lmarco dans Football national et international
Pas très inspirés. -
La dynamique et la confiance perdurent grâce à ce succès… Sage : « Oui, on avait deux objectifs sur ce match au travers d’une victoire. Le premier, c’était évidemment de jouer le tour suivant et le deuxième, c’était de marquer l’histoire de notre club, puisqu’on est la première équipe qui enchaîne neuf victoires de suite. Donc, ça tenait à cœur à tous les joueurs et au staff. On est aussi contents d’avoir atteint ce deuxième objectif. » Est-ce que le match s’est déroulé comme vous le pensiez ? « Pas du tout. J’ai détesté notre première mi-temps, on a été suffisants, on a laissé beaucoup notre adversaire jouer, vu qu’il a la qualité pour le faire, ils se sont créé des situations. Ça leur a permis de rester psychologiquement dans le match et même en tout début de deuxième mi-temps, lorsqu’ils font la tête, ils auraient pu revenir au score. Et après, quand on a eu plus de maîtrise, plus d’agressivité, plus de volonté de jouer comme on le fait habituellement, on est redevenu le RC Lens qui mérite sa qualification. » Est-ce que vous avez été surpris par cette équipe de Sochaux, qui a joué sans complexe ? « J’ai plus été surpris par notre manière d’appréhender la première mi-temps que la manière dont s’est déroulé ce match. Je savais très bien qu’il y avait beaucoup de qualité dans cette équipe. Ils ne sont pas à cette place au championnat National pour rien, ils n’ont pas pris si peu de buts pour rien. Aujourd’hui, si on leur laisse l’espoir, la place, voire un peu plus, ils sont en mesure de saisir l’opportunité. Heureusement qu’on a régulé les choses, sinon je pense que j’aurais été un peu moins joyeux. » Comment s’est passée votre réorganisation après le report ? « Quand on passe nos premières formations d’éducateurs, on souligne que la première qualité, c’est l’adaptation. On a appliqué ce principe de manière à honorer tous les formateurs qu’on a eus. Il y a une chose qui tenait à cœur des deux clubs, c’est qu’on puisse faire une fête de football avec le public, et je pense que de décaler le match de 12 h, 13 h, ce n’était pas grand-chose au final, et ça a permis à toutes les personnes qui s’étaient déplacées d’assister au match. Je suis juste un petit peu déçu pour nos supporters qui ont dû rebrousser chemin, mais je suis content qu’on puisse leur offrir l’opportunité de vivre au moins un autre tour. » Sochaux a-t-il été une forme de piqûre de rappel sur vos principes ? « Lorsqu’on est dans notre situation, forcément notre niveau d’exigence est toujours très haut, et si on n’est pas dans cette logique, forcément à un moment donné, on n’est pas dans la logique non plus de faire perdurer la bonne situation. Donc c’est vrai que je n’ai pas du tout aimé la première mi-temps, mais malgré tout j’ai bien aimé la réaction qu’a eue l’équipe sur la seconde. C’est un rappel sur le fait que quand on renie trop nos principes et qu’on ne joue pas à la lensoise, on devient complètement friables et on laisse l’adversaire exister dans un match où on aurait pu mieux gérer la situation. Je veux que les joueurs soient habités par cette chose-là, je veux que le public soit heureux de venir au stade, qu’ils voient des buts, qu’ils voient du jeu, et c’est pour ça qu’on les a attendus, qu’on a permis à ce que les gens soient là, et vu la soupe qu’on leur a présentée en première période, on aurait même bien pu le faire hier soir, ils auraient été mis au chaud les gens. » Comment manifestez-vous votre agacement à la mi-temps ? « Je serais incapable de le refaire, parce que j’ai un quota journalier qui est déjà épuisé, mais dans tous les cas, c’est vrai qu’en fait, vous savez, moi j’aime que le football soit spectaculaire, qu’on gagne ou qu’on perde, et j’aime que les gens qui viennent au stade repartent avec des émotions, et là c’était tellement plat qu’il a fallu que moi je mette un peu d’émotion pour justement secouer les joueurs. Ça a eu un effet, pas immédiat, parce qu’en tout début de deuxième mi-temps, on concède une situation, mais je pense malgré tout que c’était nécessaire et que ça a réveillé un peu les joueurs. Je l’ai fait à la franc-comtoise : dur, avec beaucoup d’amour. » VDN
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Et si ?
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6 posts dont 5 pour dire que t'aimes pas Aguilar. Coucou le troll.
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La réunion à 11h pour un match à 14h, on s'en souviendra de celle-là.
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C'est précisé juste au dessus.
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A 2h30 du match, les 20 000 supporters attendus ne savent toujours pas s'ils sont les bienvenus au stade ou non. Gestion exceptionnelle du début à la fin.
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La condescendance du type. Un beau shérif comme on les aime.
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[L1: Saison 2025/2026 du RC Lens] Une saison sans Still mais avec un nouveau look Sage ?
West'ier a répondu à un(e) sujet de Eduardo62470 dans RC Lens
RC Lens : « Pas de plan mais une vision », comment Pierre Sage construit sa philosophie du jeu Avant le seizième de finale de Coupe de France, ce samedi, à Sochaux (21 h), l’entraîneur s’est penché sur l’identité de jeu qu’il souhaite mettre en place. Troisième volet de l’entretien (3/3). « Un moment, j’étais insuffisamment équipé pour stimuler les joueurs » « Ma philosophie du jeu s’est construite dans l’ignorance et donc, du coup, dans la prise de conscience de l’ignorance. À partir du moment où j’ai compris que je ne savais pas, j’ai pu m’intéresser à des choses qui allaient pouvoir me remplir en termes de connaissance du jeu. Et lorsque j’ai été démuni de réponses à un moment donné, où j’entraînais des jeunes, voire un public un peu plus âgé plus tard, je me suis rendu compte que j’étais insuffisamment équipé pour stimuler les gens que j’avais en face de moi. Et c’est là où je me suis ouvert à des courants, des courants de méthodologie. J’ai beaucoup exploré les contenus, j’ai suivi des stages en Espagne, spécifiquement sur ce sujet-là. Je suis allé faire des stages en Suisse avec des clubs espagnols aussi, de manière à avoir un peu plus d’arguments au quotidien et de stimulation pour les joueurs. Et à partir du moment où on lance ce type de processus, c’est sans fin. Chaque fois, on a l’occasion de prendre une bonne idée, de s’inspirer des choses qui marchent chez les autres. Et du coup, on crée un système de veille permanent. C’est un système qu’on n’a pas besoin d’activer puisqu’il est en fait, c’est le frigo quelque part de la connaissance que j’ai aujourd’hui et je le remplis régulièrement. » Des sacrifices qui valent la peine, un salaire divisé par 2 à Lens « J’ai mis beaucoup de temps à bien gagner ma vie. On se rend compte qu’à partir même du moment où j’ai bien gagné ma vie, je vais vous faire une confidence, en venant ici, j’ai divisé mon salaire par deux. Mais pour moi, ce n’est pas un sacrifice, parce qu’on est dans des niveaux de salaire complètement indécents par rapport à la réalité de beaucoup de personnes. Mais, en fin de compte, en quoi j’aime le foot ? Et c’est ça la question initiale. Souvent, dans les vacances de Noël, je vais voir des matchs de foot dans le cadre d’un voyage. J’ai pris l’initiative un jour d’aller visiter le Havre, le club, lorsque j’étais au Red Star, parce que c’était le premier club français. J’irai un jour à Cambridge, parce que c’est là-bas que le foot a été créé. Certains vont au Vatican, moi je vais à Cambridge. Voilà la différence. Et aujourd’hui, ce qui me stimule le plus, c’est de découvrir chaque jour des nouvelles choses sur ce sport et d’en manger toute la journée et toutes les soirées. Si certains ont besoin d’oxygène pour vivre, moi j’ai besoin de trois choses. J’ai besoin d’oxygène, d’amour et de football. Et tant que ces trois choses-là seront réunies, tout ira bien. Il n’y a pas d’overdose. Non, ça ne risque pas. » Entraîneur pro, une quête mais pas une obsession « Je m’étais fait une raison en 2006, lorsque je passe mon brevet d’état deuxième degré, c’était à ce moment-là, la dernière formation que je pouvais passer. Je savais très bien que mon parcours professionnel et de joueur amateur, professionnel en parallèle et de joueur amateur, ne m’ouvrirait pas les perspectives que j’ai découvertes ensuite. Donc, j’ai conscience malgré tout que c’est un milieu qui est très fermé, qui vit sur des références. Là, je suis en train d’écrire ces références-là en ayant sauté la barrière. Mais malgré tout, c’est un milieu qui est très bouché. Même si mon histoire peut donner de bonnes idées, je pense que beaucoup aussi sont refroidis par le fait de se lancer là-dedans parce qu’au final, il y aura très peu d’élus. Ce qui me semble important de rappeler, c’est que si on veut que ces choses arrivent, l’important, c’est de capitaliser sur soi-même. Et ce qui a changé ma vie, c’est à partir du moment où j’ai commencé à prendre soin de moi et de mes connaissances et de leur mise en pratique. Et ça, ça a commencé il y a plus de 20 ans. À partir du moment où j’ai commencé à vraiment m’intéresser à ce que je faisais, à monter en expertise du fait de le faire au quotidien, de chercher et d’expérimenter des choses, ça m’a permis de mettre en place un processus permanent d’auto-apprentissage et d’ouverture à des apprentissages extérieurs qui font aujourd’hui que je suis la personne que je suis devenu. Mais sans ces choses-là, j’aurais très bien pu reprendre la brasserie de mes parents. » « Je suis plutôt un adepte du pilotage à vue » « En fait, il n’y a pas de plan. Pour moi, il y a une vision et dans cette vision, il y a plusieurs chemins pour y aller. On en a choisi un qu’on a régulé par moments. Mais malgré tout, le chemin se fait en marchant, et, à partir du moment où on a un plan trop strict, trop défini, je pense qu’on se ferme beaucoup de nécessité de régulation et je suis plutôt un adepte du pilotage à vue. Donc on ne sait pas comment on ira, mais on ira d’une manière ou d’une autre et la manière d’y aller va s’écrire sur le chemin. Souvent, on dit le résultat fait foi, mais la noblesse des moyens développés compte. Par exemple Auxerre a été un bon rappel à l’ordre pour ça. C’est-à-dire qu’on ne fait pas un gros match, mais on gagne quand même Et j’ai ressenti à titre perso la même chose que les joueurs dans le vestiaire, c’est-à-dire qu’on a gagné, mais il manquait beaucoup de choses. Il y a une part de frustration C’est l’alignement performance résultat et ce jour-là, la performance était moyenne, n’aurait à la limite pas dû générer ce résultat-là Et si tu te satisfais que du résultat bah tu repars avec ça tandis que là les joueurs avaient conscience quand même qu’il fallait qu’on s’occupe un peu mieux de nos matchs. Et donc ce degré de conscience, il est relatif à l’honnêteté que tu as par rapport à ce que tu fais. » VDN -
[L1: Saison 2025/2026 du RC Lens] Une saison sans Still mais avec un nouveau look Sage ?
West'ier a répondu à un(e) sujet de Eduardo62470 dans RC Lens
RC Lens : « Le staff parle 7 ou 8 langues », comment Pierre Sage passe ses messages Avant le 16e de finale de Coupe, ce samedi contre Sochaux (21 h), l’entraîneur s‘est penché sur une saison pour le moment exceptionnelle. Deuxième partie sur sa communication (2/3). Les messages aux joueurs : plein de canaux différents « Il n’y a pas de processus défini. Il y a deux éléments. Il y a comment l’émetteur se situe, c’est-à-dire moi, et comment le récepteur se situe. Ce sont des contextes qui évoluent en fonction de la vie de l’un et de l’autre, de la réalité du moment de l’un et de l’autre. Et donc j’essaye de m’adapter à ces deux éléments-là de manière à être le plus efficace possible dans ma communication avec eux. Et ça peut aller très bien dans une discussion informelle très directive. Je convoque un joueur dans mon bureau et je pose un sujet sur la table, on en discute ensemble. Il n’y a pas de vérité, mais simplement plusieurs outils qui correspondent à des moments et à des envies, et peut-être des fois des intuitions aussi. Et puis, en fonction de l’âge, on s’adapte forcément, sachant que l’âge de la carte d’identité n’est pas tout le temps l’âge de la maturité des personnes qu’on a en face de nous. sachant que l’âge de la carte d’identité n’est pas tout le temps l’âge de la maturité des personnes Prenez Bulatovic, tout le monde dit qu’il a 26 ans, alors qu’il vient d’avoir 19 ans en fin d’année dernière, mais c’est quelqu’un d’assez mature. Et avec lui, on n’aura pas la même discussion qu’avec un autre jeune du même âge. » « Le staff parle 7 ou 8 langues » « Il y a un autre aspect qu’il faut intégrer dans la manière de communiquer, ce sont les langues. On a la chance dans le staff de parler quasiment 7 ou 8 langues de manière courante, ça nous permet de parler à chacun des joueurs dans sa langue maternelle. Il n’y a pas de blocage avec aucun. Ça aide aussi le joueur, ça l’allège un peu en charge cognitive, puisque quand on se concentre toute la journée pour parler avec tout le monde dans une langue, puis dans une autre, au final, on ne parle jamais sa langue maternelle, le soir, on est bien rincé. Et quand ça se cumule, ça peut devenir problématique. C’est important pour nous aussi d’alléger les joueurs dans ce sens-là, sachant que nous, vu qu’on n’a pas à courir, on peut se fatiguer un peu plus que sur d’autres plans. » « On ne relance pas un joueur, il le fait », l’exemple Malang Sarr « Pour moi, on ne relance pas un joueur, on crée un contexte et c’est lui qui se relance. Lorsqu’on enseigne quelque chose, en fait, nous, en tant qu’enseignant, on n’apprend rien à la personne qu’on a en face de nous, c’est elle qui prend. Et je pense que la discussion que j’ai eue avec Malang Sarr en début de saison, en lui disant qu’on était prêts à lui faire confiance au niveau qu’il attendait, ça lui a permis, justement, d’exprimer son talent dans un contexte qui était plutôt favorable à ça. Et ensuite, le talent était présent. On n’a pas donné quelque chose à Malang Sarr. Il s’agissait juste de créer un contexte favorable à l’expression de celui-ci. Et la durabilité de l’expression de ce talent se situe dans le fait d’être alimenté en permanence, alimenté en confiance, en nouvelles informations, en progression des joueurs autour de soi dans la compréhension du jeu et la coordination entre eux. » VDN -
Sochaux – Lens : « C’est sidérant », un report trop tardif qui courrouce le Racing comme ses supporters Une réunion avec les autorités avait validé la tenue du match vendredi soir, le RC Lens était sur place, ses supporters quasiment aussi, quand la décision est tombée à six heures du coup d’envoi du 16e de finale de Coupe de France. Il se jouera finalement ce dimanche à 14 h. Des centaines de supporters sur la route (800 au moins dans un parcage plein), un club qui avait fait le déplacement aussi, la décision de report du seizième de finale entre Sochaux et Lens est tombée à 14h 45, ce samedi, comme un cheveu sur la soupe à un peu plus de six heures du coup d’envoi prévu à 21 h. La pelouse, chauffée et bâchée depuis vendredi soir, aurait été praticable. Mais les conditions de circulation avaient été rendues très difficiles par de fortes chutes de neige persistantes, l’autoroute A36 était notamment coupée entre Belfort et Montbéliard, avec des centaines de poids lourds et véhicules bloqués. C’est le préfet du Doubs qui a tranché. Une réunion s’était pourtant tenue la veille, vendredi, à 19 h avec les autorités locales. Et, alors que les prévisions météo étaient déjà pessimistes et inquiétantes avec une alerte orange neige-verglas, elle n’avait « aucunement menacé » la tenue de la rencontre et le déplacement des supporters. Le RC Lens, club et fans, s’est donc déplacé ce samedi matin « en toute sérénité », l’équipe par avion via l’aéroport de Bâle-Mulhouse, à une grosse heure de bus de Belfort où elle prenait ses quartiers, les supporters par bus, minibus ou voitures particulières. Ils étaient tous presque arrivés dans le Doubs, à une heure environ du stade Bonal pour la plupart, quand la décision a été prise. De quoi courroucer tant le club que ses suiveurs. Pire, les Lensois ont appris après coup, par un appel à 14 h 45, qu’une réunion se tenait depuis 14 h au stade, avec le FC Sochaux-Montbéliard, la fédération et les autorités locales. Le Racing n’était ni convié ni au courant ! Trois options se présentaient alors : un match à huis clos samedi soir, pas dans l’esprit de la Coupe pour le RC Lens et refusé aussi par Sochaux, tenter le coup dimanche en espérant du public si les conditions météo le permettent ou remettre à une date ultérieure. Ce qui signifiait de le jouer la semaine du déplacement choc du leader de Ligue 1 à Marseille (24 janvier), pas l’idéal. Les deux clubs souhaitaient de toute façon jouer ce week-end, question de rythme. Ce sera donc ce dimanche, à 14 h, horaire privilégié par le diffuseur beIN Sports pour la diffusion, plutôt que 15 h. Le RC Lens, qui ne pouvait pas regagner le Pas-de-Calais ce samedi soir après match, en raison des horaires d’ouverture de l’aéroport, a donc réorganisé rapidement son séjour, le prolongeant jusqu’au déjeuner de dimanche midi. Une petite séance en salle était prévue ce samedi soir pour les joueurs pour garder le rythme. Ils pourront redécoller après match mais avec, par exemple, des surcoûts liés à l’immobilisation de l’avion. Pour éviter de nouveaux risques, le club artésien recommandait aussi fortement à ses supporters, pour lesquels il est habituellement bienveillant dans ce type de conditions, de rentrer. « C’est sidérant », commente Geoffrey, le président des Turbulens partis à 20 de Calais à 7 h. « Il y avait eu réunion vendredi soir, on a tous pris la route comme des cons. Ça aurait pu être prévu en amont et déneigé correctement aussi. On marche sur la tête, on peut aller en montagne mais pas à Sochaux… On va encore passer pour des baltringues dans le monde entier. » Pour ne pas tout perdre, le groupe, dont certains avaient posé des journées pour pouvoir faire ce déplacement, allait faire « un crochet par Gérardmer, manger une raclette et faire deux trois descentes de luge avant de rentrer avec les copains. » Sur les réseaux sociaux aussi, la solidarité s’organisait avec des annonces pour loger les Lensois qui souhaiteraient rester sur place – c’est le cas pour certains – ou seraient en galère. Le football vrai au moins. Quelle météo pour le match ? On attend quelques flocons résiduels en matinée ce dimanche avec un temps sec et sans vent. Le soleil refait surface dans une température oscillant entre 0 et - 1°C. Dans l’après-midi, le thermomètre remonte même jusqu’à 3°C. VDN
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Pas de parcage alors que des centaines de supporters lensois sont déjà sur place et comptent y rester jusque demain ?
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[L1: Saison 2025/2026 du RC Lens] Une saison sans Still mais avec un nouveau look Sage ?
West'ier a répondu à un(e) sujet de Eduardo62470 dans RC Lens
RC Lens : « On a l’impression de faire du bien aux gens », Pierre Sage décrypte la réussite lensoise Avant le seizième de finale de Coupe de France, ce samedi, à Sochaux (21 h), l’entraîneur s’est penché sur ce qui permet au RC Lens d’effectuer une saison pour le moment exceptionnelle. Premiers extraits de son interview (1/3). « Un côté humain » dans la réussite « Pour l’instant, il y a un côté humain, on a réussi à créer une symbiose entre l’exécutif et l’opérationnel. Ensuite, il y a toujours dans ce côté humain la réussite du recrutement et de la dynamique de groupe que ça a généré derrière. Les joueurs sont aussi suffisamment studieux, sérieux dans le travail et surtout en adhésion avec nos idées. Ils sont engagés et plutôt intelligents, ça nous a permis d’avoir un niveau d’efficacité rapide. » L’AS Rome, le match qui a fait prendre conscience des capacités « Il y a eu des étapes, mais pas que des étapes positives. Au début, on a senti que les choses commençaient à se dessiner. On a eu un rendez-vous important, c’était celui de l’AS Rome(en préparation, ndlr). On s’est aperçu qu’on n’avait pas du tout rendez-vous avec notre ambition, qui pouvait être légitime au vu de la qualité de ce groupe-là. À partir du moment où ce rappel à l’ordre a eu lieu, on s’est remis dans une dynamique de faire, de prendre des initiatives. Ça correspond assez bien à la qualité et au potentiel de ce groupe. On a eu ensuite un début de saison plutôt moyen, on perd notre premier match à domicile (contre Lyon, 0-1). Mais on se rend compte qu’il a fallu un temps d’apprentissage, un peu de tolérance, et laisser le temps aux choses de se mettre en place pour arriver à un niveau de croisière aujourd’hui qui est bon, mais pas encore parfait. » Des points de vigilance naturels « Il y a deux sentiments qui doivent vivre ensemble, même s’ils sont assez paradoxaux. C’est la joie et l’imperfection. Et donc à partir du moment où on est content de faire les choses, que ça nous rend heureux de jouer de cette manière, que ça nous rend heureux de rendre les gens heureux, qu’on prend beaucoup de plaisir à faire les choses, et qu‘on sait qu’on a de la marge, donc qu’on questionne en permanence ce qu’on fait pour justement identifier les choses à faire évoluer, ça va nous permettre de continuer. On n’est pas encore à notre paroxysme, c’est stimulant en fin de compte. On est plutôt dans l’idée que l’objectif final peut évoluer, peut être poussé vers le haut, et qu’on risque de vivre de belles choses. » L’alignement des idées président-directeur sportif-coach « Les idées ont été transformées en actions. La marche qu’il nous reste à parcourir se situe dans le fait qu’on est encore en mesure de progresser et que ce groupe a du potentiel et qu’on a envie de le tirer vers son plus haut. On verra aussi lorsqu’on mangera notre pain noir, comment les relations vont évoluer, mais vous pouvez compter sur moi pour faire en sorte que l’alignement reste celui qui nous amène vers l’efficacité, parce que c’est une condition sine qua non à la réussite durable. Il y a aussi un alignement à préciser, c’est avec le propriétaire, donc avec Joseph Oughourlian, qui nous donne aussi toute l’énergie et tous les moyens nécessaires. » « Il y a un devoir social » « Ce qui me rapproche le plus du club, maintenant que j’ai un peu de recul sur la situation, c’est la vision de la vie et la vision de la vie sportive. C’est-à-dire que derrière notre engagement au quotidien, il y a de l’ambition, il y a du sérieux, de la méthodologie, beaucoup de choses très, très, très studieuses. Mais au-delà de tout ça, il y a aussi un devoir social et sociétal. Le club a bien compris la position qu’il jouait sur son territoire depuis de nombreuses années, puisque l’essence de la création du club, au départ, c’est quand même de structurer un peu la vie des salariés de la région. On se rend compte que même si le lien est un peu moins marqué, il n’y a plus de lien de subordination, mais il y a presque un lien maintenant d’amour et de fidélité. Et donc, on se doit d’entretenir cette chose-là. Je considère le sport comme étant un outil social, un outil de divertissement, avant d’être des fibres musculaires et des gouttes de transpiration. Et à partir du moment où on arrive à répondre aux attentes de notre environnement, qu’il y a cette forme de symbiose durable qui arrive à se créer et se maintenir, je pense qu’on est dans le vrai. » Un cœur lyonnais… 100 % lensois « J’ai un cœur lyonnais. Toute ma vie, j’aurai un cœur lyonnais, mais aujourd’hui, il bat à 100 % pour Lens. Et chaque chose qui se passe au quotidien doit correspondre quelque part à pourquoi je suis venu ici. Je ne peux pas avoir le syndrome de l’usurpateur, être un Lyonnais qui a mis le costume de Lens toute ma vie. Je sais qu’à partir du moment où j’ai posé mes valises ici, parce qu’on m’a donné cette confiance, on pourra compter sur moi, et il faut aussi que ce soit le message que je renvoie à tout le monde. C’est-à-dire qu’on considère qu’effectivement, c’est un Lyonnais qui entraîne Lens, mais malgré tout, aujourd’hui, c’est un entraîneur de Lens. Je m’y retrouve au quotidien. Il y a des gens autour de moi extraordinaires, complètement impliqués dans ce qu’on fait, qui sont plutôt dans l’écoute de la question plutôt qu’un non immédiat lorsqu’on a une demande. C’est agréable de bosser dans ces conditions-là. Et à partir du moment où on nous renvoie chaque jour, qu’on croise un supporter ou un spectateur du club, quelque chose de positif, on a l’impression de faire du bien aux gens. » VDN -
Pierre Sage, 46 ans, vit une période intense et presque ébouriffante à la tête du RC Lens, leader de Ligue 1 et ambitieux en Coupe de France. L’entraîneur confie comment le foot l’obsède autant qu’il l’obstine. « Pour vivre, j’ai besoin de trois choses : de l’oxygène, de l’amour et du football. » La vie de Pierre Sage paraît simple résumée en une phrase. Mais c’est bien cette combinaison d’éléments qui l’a guidé depuis tout petit pour le porter à la tête de la Ligue 1. Gamin à Belley, il n’était pas différent de tous les enfants qui tapent dans un ballon. C’était le plaisir du jeu. Entraîneur, il a ajouté un élément : le plaisir du beau jeu. Parce que c’est la satisfaction des entraîneurs, celle des joueurs et surtout celle des supporters et des amateurs de foot. Comment jouer, comment bien jouer, c’est un investissement et une recherche permanents. Et Pierre Sage est un infatigable chercheur. Jamais rassasié. Toujours en quête d’une information, d’une idée, d’une étude qui pourront faire avancer sa réflexion. « Lorsque je suis dans la salle d’attente d’un dentiste par exemple et que je feuillette un magazine sur des articles autres que le football, j’essaie toujours de créer des liens avec ça. Et à partir du moment où ces choses-là sont activées, on fait du foot même sans le vouloir, de manière complètement inconsciente. À partir du moment où on lance ce type de processus, c’est sans fin. Chaque fois, on a l’occasion de prendre une bonne idée, de s’inspirer des choses qui marchent chez les autres. Et du coup, on crée un système de veille permanent. C’est le frigo de la connaissance que je remplis régulièrement. » Un gros frigo. Parce qu’il est gourmand, Pierre Sage. Très tôt, il s’est intéressé à l’entraînement. Et il a vite vu qu’il lui manquait des éléments. Alors il a creusé, cherché sans relâche. « Ma philosophie de jeu s’est construite dans la prise de conscience de l’ignorance. À partir du moment où j’ai compris que je ne savais pas, j’ai pu m’intéresser à des choses qui allaient pouvoir me remplir en termes de connaissance du jeu. Et lorsque j’étais insuffisamment équipé pour stimuler les gens que j’avais en face de moi, je me suis ouvert à des courants, des méthodologies… » Stages en Espagne, en Suisse, au Portugal, rencontre avec des universitaires (Jean-Francis Grehaigne qui a structuré sa pensée des jeux collectifs, Thibaud Leplat qui a changé sa manière de percevoir le jeu et notamment le beau jeu), décorticage des matchs européens… « Quand il y a quelque chose qui m’interpelle, je fais un focus sur cette chose-là et j’essaie de l’adapter à mon contexte pour savoir si ça devient quelque chose de favorable pour notre groupe. » Certains vont au Vatican, lui va à Cambridge, en Angleterre. Là où le foot est né. « Ce qui me stimule le plus, c’est de découvrir chaque jour des nouvelles choses sur ce sport et d’en manger toute la journée et toutes les soirées. Il manque toujours quelque chose parce que personne n’a trouvé la recette qui marche à tous les coups et c’est quelque part une vraie opportunité en termes de développement personnel. » Il ne veut surtout pas être un entraîneur gavé de certitudes, sous peine de s’appauvrir et de devenir has been (comprendre « dépassé », « à l’ancienne »). « Ce qui me semble important de rappeler, c’est que si on veut que ces choses arrivent, il faut capitaliser sur soi-même. Et ce qui a changé ma vie, c’est à partir du moment où j’ai commencé à prendre soin de moi et de mes connaissances et de leur mise en pratique. » C’est comme ça qu’il a construit non pas un plan, mais une vision du jeu, avec de multiples chemins que les joueurs peuvent emprunter en match. Et que le petit amateur a réussi à se faire une place auprès des grands pros. Et que le Racing peut lutter tout en haut du classement. VDN
