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https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Annonce-sur-le-depart-depuis-des-mois-vincent-labrune-defend-son-bilan-a-la-lfp-sportivement-le-football-francais-se-porte-tres-bien/1682398
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Des recruteurs de deux clubs européens suivent le capitaine de l’équipe nationale d’Arménie Eduard Spertsyan lors du prochain match amical Arménie-Kazakhstan cet après-midi à 16h00 à Erevan. Les clubs italiens de Côme et français du RC Lens s’intéressent aux services d’Eduard Spertsyan, capitaine et milieu de terrain de l’équipe nationale d’Arménie et du Krasnodar. L’Arménien qui est l’un des meilleurs joueurs du championnat de Russie. Des recruteurs de ces clubs européens seront ainsi présents afin d’observer directement depuis le stade la rencontre avec Eduard Spertsyan et le défenseur arménien Nair Tiknizyan. C’est ce que rapporte RB Sport. Rappelons que lors de la saison 2025/26, Eduard Spertsyan a disputé 42 matchs, inscrivant 14 buts et délivrant 18 passes décisives avec le club russe de Krasnodar. https://www.armenews.com/des-recruteurs-de-deux-clubs-europeens-dont-le-club-francais-rc-lens-suivront-cet-apres-midi-le-capitaine-de-larmenie-eduard-spertsyan-lors-match-armenie-kazakhstan-a-erevan/ C'est reparti pour un tour
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Coupe de France : « Le premier que je vois tirer la tronche, il monte dans un van et repart à Lens », l’exigence lensoise avant la finale Le 22 mai, le RC Lens remportait la Coupe de France. La Voix des Sports vous propose de revivre cette aventure de l’intérieur. Ce samedi, découvrez notre troisième épisode. La qualification acquise aux dépens de Toulouse (4-1) donne le top départ à tout un club dans les starting-blocks. Déjà pensée en amont de la demi-finale, la billetterie du club peut lancer la course aux tickets pour le grand rendez-vous du 22 mai. Une date qui n’est pas banale pour Guillaume Warmuz, finaliste malheureux de la Coupe de France 1998 avec les Sang et Or face au PSG (1-2). Le 22 mai, l’ancien gardien fêtera ses 56 ans. Il appelle donc le board lensois. « Je pense qu’il y a un truc à faire, souffle-t-il. Si mon expérience peut aider d’une manière ou d’une autre, je serai là. » Pierre Sage valide l’idée d’une intervention du champion de France 1998 devant les joueurs à la veille de la finale. Lens a un mois pour préparer son duel face à l’OGC Nice. S’attachant à chaque détail, Benjamin Parrot sonde autour de lui, histoire de choisir au mieux l’hôtel où séjourneront les Artésiens avant de filer à Saint-Denis. « On a d’abord pensé à un hôtel, mais j’avais perdu la finale de Coupe de la Ligue avec Bastia en 2015 après avoir dormi là, s’esclaffe Jean-Louis Leca. On a donc changé. » C’est donc à l’InterContinental Château Royal de Chantilly que les Sang et Or iront achever la préparation de leur finale, à 40 kilomètres du Stade de France. « Aller gagner cette coupe en tant que club » Alors que les Lensois ont pour habitude de se déplacer à une quarantaine de personnes, la discussion est ouverte sur ceux qui seront présents à Chantilly. Benjamin Parrot prend alors la parole devant les salariés : « On peut aller disputer la finale en tant qu’équipe. Mais on peut aussi vouloir la gagner en tant que club. Nous, on a choisi d’être un club. On amène tout le monde. » La délégation lensoise qui séjournera à l’InterContinental sera donc composée d’une soixantaine de membres. L’expérience de Jean-Louis Leca est une nouvelle fois sollicitée. Battu avec Bastia par le PSG au Stade de France en 2015 (0-4), il se souvient des états d’âme de certains anciens équipiers corses pas assurés d’être titulaires. Il prévient : « J’ai vu des gens frustrés faire la gueule. Je ne veux pas de ça ! » Le directeur sportif le redit devant l’ensemble des partants pour la grande aventure : « Le premier que je vois faire la tronche, il monte dans un van et il repart à Lens directement ». Benjamin Parrot appuie : « Si on gagne en club, il doit y avoir des règles. On sera très fermes. Si quelque chose ne va pas, la personne concernée remontera à Lens sans attendre. » Le club lensois a aussi l’idée de customiser son vestiaire. Pierre Sage, sollicité pour chaque décision concernant la préparation de son groupe, acquiesce : des autocollants aux couleurs du club sont préparés afin que les Lensois se sentent « à la maison » en entrant dans l’enceinte dyonisienne. Gurtner sur la pelouse de Saint-Denis Le jour du grand départ, le jeudi 21 mai, Guillaume Warmuz débarque à Avion. Il se place devant l’effectif artésien au grand complet. Il raconte ses regrets de 1998, ceux d’avoir cru que cette finale se déroulerait sans encombre, alors que le Racing dominait la D1 et comptait 17 points d’avance sur le PSG avant de se présenter face aux Parisiens. « L’idée, c’était de partager l’expérience qui a été la mienne avec les deux finales que j’ai pu vivre au Stade de France, celle de 98 et celle de 99, expliquera-t-il à La Voix du Nord. Une gagnée (Coupe de la Ligue 1999, 1-0 contre Metz)une perdue (Coupe de France 1998, 1-2). L’idée c’était de transmettre le pourquoi entre la première année, on a perdu, et pourquoi la seconde, on l’a gagnée. Il y a eu une année de la découverte, et puis il y a l’année d’après où on n’a plus à découvrir et vraiment, on s’est préparé. Je voulais à ma mesure essayer de leur faire gagner du temps. » C’est tout un groupe qui monte dans le car pour Saint-Denis. Régis Gurtner, le gardien qui se remet de sa blessure à l’ischio-jambier, prend part à l’entraînement via des exercices personnalisés. Le jeune Mezian Mesloub, vingt-huitième homme, est également de cette dernière séance. C’est véritablement tout un club qui part en quête de sa « récompense », comme ne cesse de le répéter Florian Thauvin. La bonne nouvelle vient de Kyllian Antonio, touché à Lyon quatre jours plus tôt, et qui rassure sur son état. En regagnant les vestiaires, les Lensois croisent les Niçois et Elye Wahi, l’ancien attaquant du RCL. Benjamin Parrot le chambre gentiment : « Eh Elye, tu ne vas pas nous faire ça quand même ? » L’avant-centre azuréen sourit, mais sa motivation est maximale. Si le groupe artésien reprend la route vers Chantilly encadré d’une escorte policière, un van transportant notamment Jean-Louis Leca et une partie du staff est isolé sur le périphérique parisien. Il perd l’escorte. La péripétie prête à sourire mais elle peut avoir de vraies conséquences sur le programme établi. « Si on ne rattrape pas l’escorte, ça va décaler le repas et donc tout ce qui a été pensé pour vivre une veille de match sereine », lance Benjamin Parrot. Soudain, une voiture passe à proximité du van en allumant son gyrophare, dribblant les embouteillages. « C’est notre chance, crie Jean-Louis Leca au chauffeur. Fonce ! Allez mon gars ! » Celui-ci se cale derrière le véhicule et parvient à s’extirper du trafic parisien sous les encouragements du directeur sportif : « Voilà, à fond ! Là, tu me plais ! » Finalement, tout ce petit monde débarque à l’heure pour prendre le dîner à l’hôtel. En ce 21 mai, Benjamin Parrot fête ses 41 ans. Un gâteau lui est confectionné en secret : du pain perdu et de la crème… Chantilly. Après avoir soufflé la bougie, le DG prend la parole et glisse en substance : « En vous voyant tous là, je me redis comme on passe beaucoup de temps loin de nos familles, explique-t-il. On partage beaucoup de déplacements, on vit des événements familiaux loin des nôtres. Ce que je veux, demain, c’est qu’on vive un titre tous ensemble. Si on gagne ce match, on écrit une histoire pour toujours. Ce soir, je partage mon anniversaire avec vous. Demain, je veux qu’on partage un moment pour la vie. » La fin de soirée est plutôt calme pour un effectif studieux. Seuls les plus anciens s’autorisent une dernière partie de Perudo, un jeu de dés qui rythme leur vie de groupe. Alors que le soleil tombe sur Chantilly, les dirigeants lensois boivent un spritz ou une bière, sans s’attarder. Ils se font enfin une petite balade en forêt et discutent des attitudes de chacun dans cette veillée d’armes. Ils sentent les joueurs particulièrement sereins. « De manière générale, c’est vraiment un sentiment qui a animé ce groupe tout au long de la saison, resitue Jean-Louis Leca. Dans les matchs où il y aurait pu avoir une petite pression, ils ont toujours affiché cette sérénité. » Il est l’heure d’aller se coucher. La nuit va être très courte. VDN
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Ligue 1 [Saison 2026/2027]
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Coupe du Monde 2026
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Lens, qui reprendra l’entraînement le 9 juillet, pourrait, comme l’an passé, affronter Boulogne-sur-Mer avant de partir pour Côme. Le Racing devrait affronter Sunderland à Bollaert vers le 8 août avant de recevoir le Paris-Saint-Germain pour le trophée des champions le dimanche 16 août. VDN
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[26-27] Quel entraîneur pour le RC Lens 2026/2027 ?
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Rumeurs et transferts
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Coupe de France : promesse de Thauvin, primes négociées, causeries enflammées, comment le RC Lens s’est dégagé la route vers la finale Le 22 mai, le RC Lens remportait la Coupe de France. La Voix des Sports vous propose de revivre cette aventure de l’intérieur. Ce vendredi, découvrez notre deuxième épisode, narrant les derniers obstacles avant de filer en finale. La qualification à Troyes en huitièmes de finale (4-2), non sans frémir, voit Abdallah Sima, auteur d’un doublé, émerger au cœur de l’épopée. Tel un talisman, il est acté, dans l’esprit de Benjamin Parrot, qu’il sera le symbole du parcours en Coupe de France. Il le surnomme alors « L’homme de la Coupe ». Dans la foulée de la qualification, la direction du club reçoit les quatre cadres du vestiaire : Adrien Thomasson, Florian Thauvin, Florian Sotoca et Jonathan Gradit. Jusque-là, les joueurs n’ont reçu aucune prime en Coupe de France. Rendez-vous avait été pris avant le quart de finale. Ils discutent désormais de celles à venir en cas de victoire finale. Le Racing, conscient de la chance de remporter ce titre pour la première fois, pousse plus haut que prévu ses dotations. Les joueurs décident, quant à eux, que ces primes seront équitablement partagées avec l’ensemble des membres de l’effectif qui auront participé à l’aventure, quel que soit leur nombre de minutes disputées. Les Sang et Or vivent le tirage au sort des quarts de finale avec désormais une vraie attention portée à la compétition. Ils grimacent pour beaucoup lorsque les boules livrent un Lyon – Lens de feu à jouer début mars. Dans un club habitué à ce que la malédiction vienne s’abattre au beau milieu des parcours de Coupe de France, Benjamin Parrot repart avec son bâton de pèlerin. Objectif : que son équipe, deuxième de L1, aborde ce rendez-vous du Groupama Stadium avec ambition. Son discours est clair : « Le tirage n’est pas un problème. On voulait une épopée, on a les ingrédients pour ça. Je suis aussi persuadé que si on passe, on recevra en demi-finales. C’est une conviction forte qui ne s’appuie sur rien, mais je l’ai en moi. » Thauvin avant Lyon : « Je vais tout faire pour qualifier l’équipe ». Il le martèle aux salariés pour lesquels la Coupe de France est un graal. Vincent Lannoy – dont André, le papa, gardait les buts lensois lors de la finale perdue face aux Verts en 1975 (0-2) – est de ceux-là. Le membre du staff bave d’envie de ramener le trophée à Lens et à son paternel. Il y a aussi Arnaud Goubelle, le référent-supporters du RC Lens, fan depuis plus de trois décennies, qui ne cesse de rappeler gentiment le rêve de tout le peuple sang et or. « Tout au long de la saison, Vincent et Arnaud me relancent sur le sujet, se marre Benjamin Parrot. Ce sont des Lensois pur jus. Je ne cesse de leur dire qu’il ne faut pas s’inquiéter : cette année, elle est pour nous. Il n’y a pas de grand parcours sans de grands obstacles. » En partance pour le quart de finale, le directeur général écrit un message à Florian Thauvin, dont il connaît l’importance technique. Il sait aussi que l’expérience du champion du monde peut s’avérer primordiale avant l’affiche de ces quarts de finale. « Flo, les grands matchs sont les rendez-vous des grands joueurs. Tu as toute notre croyance et toute notre affection pour nous guider vers le dernier carré ». La réponse de Thauvin ? « Je vais tout faire pour qualifier l’équipe ». Une joie prématurée des Lyonnais qui agace Sur la pelouse du Groupama Stadium, avant le coup d’envoi, les dirigeants lensois suivent le tirage au sort des demi-finales. Le verdict est exaltant : le vainqueur de Lyon – Lens recevra Toulouse. La réaction des dirigeants lyonnais et des fans de l’OL piquent les Sang et Or. « Il y avait des sourires partout et une grosse clameur, on s’est demandé quand même s’ils n’avaient pas oublié qu’ils ne nous avaient pas encore battus », glisse un membre de la délégation lensoise. Non, Lens n’est pas venu pour servir les desseins de l’OL. Il mène 2-0 à la pause, se fait reprendre dans une fin de match d’une grande dramaturgie mais se qualifie aux tirs au but. Buteur, passeur décisif pour Sima, auteur du dernier tir au but, celui qui envoie Lens en demi-finale, Florian Thauvin a tenu sa promesse du début de soirée. Le lendemain, la une de L’Équipe est encadrée par le club et offerte à l’ancien joueur de l’OM. Il y apparaît en pleine page au moment de son dernier tir victorieux. « Pour moi, je dois le dire, cette qualification est un déclic, lâche Jean-Louis Leca. Dès la fin de match, je me dis alors qu’on va recevoir Toulouse, et qu’on est à un match de la finale. Avant ça, je n’en avais peut-être pas autant conscience. » Mais hors de question de galvauder un championnat où Lens, bien que désormais derrière le PSG, continue de couver une chance d’être champion. Aussi, le duo Leca – Parrot, qui s’adresse seulement au groupe pour les grandes occasions, décide de se présenter devant les joueurs avant la double-confrontation face au Téfécé (en championnat le 17 avril, puis pour la demi-finale le 21 avril). Dans l’amphithéâtre de La Gaillette – Gervais Martel, Parrot est venu avec sa coupe miniature. Il la pose sur le présentoir. Il glisse, dans son discours, ces mots qui font mouche : « Il y a ceux qui ont été marqués par le Racing-club de Lens. Et il y a ceux qui marquent le Racing-club de Lens. Ils sont rares. Vous avez cette chance : celle de devenir les héros de toute une génération. » Le directeur sportif prend le relais. Il saisit la mini-coupe factice et la range : « Messieurs, cette petite coupe ne m’intéresse pas. Je vais la remettre dans son étui. Celle qui m’intéresse, c’est la grande. Et on va aller la chercher tous ensemble. » Parrot conclut : « Si on gagne mardi, il peut y avoir un envahissement de terrain. Cela peut vous faire des souvenirs pour la vie. » La demi-finale, disputée dans un Bollaert-Delelis en ébullition, se déroule comme dans un rêve. « Avant qu’ils entrent sur la pelouse, je vois le visage des joueurs, explique Jean-Louis Leca. Je sais qu’ils sont très concernés. Je sais qu’on va les atomiser. » Lens ne tremble quasiment pas, s’impose largement (4-1). Comme envisagé, la pelouse est envahie de bonheur au coup de sifflet final. Dans les couloirs du stade, les dirigeants sont déjà dans la préparation de la finale, rappelant que cette libération du peuple lensois ne sera totale qu’en cas de victoire finale. « On a juste envie de gagner la coupe, maintenant, lâche Pierre Sage au micro de La Voix des Sports. C’est bien beau d’être finaliste mais on ne va pas se satisfaire de ça. » VDN
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« Benjamin est en mission Coupe de France », dans les coulisses de l’exploit du RC Lens Le 22 mai, le RC Lens remportait la Coupe de France. La Voix des Sports vous propose une immersion en plusieurs parties dans cette longue et belle aventure, où chaque détail a été pensé pour porter le club artésien vers le trophée. Ce jeudi, découvrez notre premier épisode. Le 29 août 2024, les Lensois de Will Still sont lamentablement sortis de la Ligue Europa Conférence à Athènes face au Panathinaïkos (2-1, 0-2). Présent en Grèce, Benjamin Parrot, alors directeur général adjoint, assiste à la préparation de ce match. Six mois après une élimination en barrage de Ligue Europa à Fribourg (0-0, 3-2), après avoir mené de deux buts, celui qui est alors directeur général adjoint y note certains manquements, des attitudes qui ont participé à précipiter l’échec artésien face au « Pana ». Lors du vol retour, il est persuadé d’une chose : pour les matchs à enjeux, le Racing doit encore passer un cap dans ces détails menant aux victoires. Amoureux de sport, le Limougeaud devient directeur général le 22 mai 2025, au lendemain de son quarantième anniversaire. En compagnie de Jean-Louis Leca, le néo-directeur sportif, ils fixent les objectifs de Pierre Sage, nouvel entraîneur : « terminer huitième de L1, être prêt pour les derbys ». Benjamin Parrot a un autre rêve : gagner la Coupe de France, que le club n’a jamais soulevée. Surtout l’année des 120 ans du club. Il diffuse rapidement cette idée, au point d’en imprégner discrètement tout un club. « Le coach Pierre Sage nous a dit dès le mois de novembre qu’on allait gagner ce trophée », explique Odsonne Edouard. Une inversion, trois doléances L’aventure débute véritablement en décembre. Les Lensois, qui avaient reçu Monaco puis le PSG en 32e de finale lors des deux éditions précédentes, pour autant d’éliminations frustrantes aux tirs au but, ont plus de chance au tirage : ils doivent se déplacer à Feignies-Aulnoye (N2). L’optimisme général est altéré par la méfiance de Pierre Sage. Le coach se souvient avoir galéré en 2024 face à l’équipe sambrienne, avec Lyon, au Stade du Hainaut (1-2). La possibilité d’inverser la rencontre se présente. Lens y voit un intérêt sportif mais veut également que les dirigeants finésiens s’y retrouvent. Le Racing n’a que trois doléances pour ouvrir Bollaert-Delelis au club de N2 : les Sang et Or doivent pouvoir prendre place dans leur vestiaire habituel, le kop lensois doit être placé en tribune Marek et chaque salarié du RCL doit bénéficier de deux invitations pour cette rencontre. Feignies-Aulnoye, qui repartira avec la recette, n’y voit pas d’inconvénient. Sur le terrain, les Lensois font le job grâce à Fofana, Abdulhamid et Bulatovic (3-1). Avant chaque rencontre, Sage partage la composition des équipes à son directeur général et à son directeur sportif. Après le 32e de finale remporté, il leur annonce que Robin Risser, qui a laissé sa place face à Feignies-Aulnoye à Régis Gurtner, sera bien titulaire pour la suite de la compétition. « J’ai bien retenu ce que vous m’avez dit en début de saison, sourit l’ancien entraîneur de l’OL. C’est un objectif, on est là pour la gagner. » À Sochaux, pour le 16e de finale, la neige s’invite dans le décor. « Ce match, c’était un bourbier », se souvient Benjamin Parrot. Après un vol tourmenté effectué dans un avion à hélices, les Artésiens atterrissent à Belfort. Vu les conditions, la rencontre ne peut se jouer que le samedi sans public… ou le dimanche dans un stade Bonal rempli. « Le propre de la Coupe de France, c’est de permettre de belles ambiances populaires, reprend le dirigeant lensois. On décide donc d’accepter de reculer la rencontre et de la disputer le dimanche. » Face à une équipe de National en confiance, les Lensois assurent l’essentiel : ils s’imposent sur des buts d’Edouard, Udol et Sima (3-0). Le froid de Franche-Comté a touché Jean-Louis Leca. L’ancien gardien est souffrant. Rentré de Sochaux très fatigué, il se couche fiévreux le dimanche soir. « C’est un calvaire, explique-t-il. Je n’ai même pas le courage de me poser devant PSG – Paris FC, qui se joue dans la soirée. Je suis explosé et dors quasiment 24 heures. Quand je me réveille, je vois que le PSG s’est fait sortir de la Coupe de France. Forcément, quand tu enlèves l’ogre placé au milieu des prétendants, tu te dis que cela s’ouvre un peu… » Le Corse se souvient du sentiment qui l’avait animé lorsque les Sang et Or étaient revenus de Nantes, après un quart de finale de Coupe de France 2023 perdu (2-1). « Ce jour-là, en atterrissant à Lesquin, on avait appris qu’Annecy avait éliminé l’OM au Vélodrome. Le PSG n’était plus là non plus. On s’était dit qu’on était vraiment les rois des cons d’avoir perdu à la Beaujoire. Cette fois, après l’élimination du PSG, on est qualifiés… » Le Racing est même en course pour un détonnant doublé Coupe – championnat. L’effectif artésien, bien que moins impressionnant sur le papier que certains concurrents, digère sans broncher le rythme des deux compétitions. Sans Europe à disputer, après avoir récupéré Mamadou Sangaré revenu de la CAN, et avoir fait signer Allan Saint-Maximin ou Arthur Masuaku en janvier, Lens s’apprête à se déplacer à Troyes pour les huitièmes de finale. Les débats s’ouvrent à l’étage de La Gaillette – Gervais Martel. Le trio de décideurs est donc regroupé pour évoquer les défis de la fin de saison. Et une éventuelle priorité à poser en termes d’effectif ? Pierre Sage se refuse de choisir : il vise le doublé. La position de Jean-Louis Leca est sensiblement la même, avec une évidente préférence pour le championnat. « On est des compétiteurs, mais un titre de champion, c’est énorme » lâche le directeur sportif. Benjamin Parrot, lui, surprend ses interlocuteurs : « Vous allez me prendre pour un fou… Mais moi, si je dois choisir, c’est la Coupe de France. C’est la Coupe qui ressemble le plus au RC Lens, qui rassemble la base du foot français et qui se termine avec la garde républicaine au Stade de France ». Coupe miniature sur le bureau Depuis quelques jours, une Coupe de France miniature a fait son apparition sur le bureau du directeur général. C’est Jean-Louis Leca qui l’a donnée à Benjamin Parrot. Ce dernier la fait observer aux joueurs passant dans son bureau, toujours avec cette idée de diffuser le message dès que possible. Jonathan Gradit, blessé et qui se bat pour revenir avant la fin de saison, est un cadre. Il passe très régulièrement dans le bureau du DG et est l’un de ceux qui triturent la boîte de cette coupe miniature. « Benj’ est en mission Coupe de France » entend-on dans les couloirs du centre technique et sportif. VDN
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Derrière l’ogre parisien, le RC Lens est indubitablement le club qui fait le plus parler de lui ces dernières semaines. Entre un parcours exceptionnel en Ligue 1, une victoire historique en Coupe de France et le départ inattendu de Pierre Sage, les Sang et Or monopolisent l’actualité. La direction sportive, menée par le tandem Benjamin Parrot – Jean-Louis Leca, est déjà à l’ouvrage. Leur méthode, inchangée depuis leur arrivée au club il y a un an, a largement fait ses preuves. Explications. Ces derniers jours, les supporters lensois doivent avoir le cœur bien accroché. Après avoir brillamment remporté la première Coupe de France de leur histoire face à l’OGC Nice, les Artésiens ont vu, quelques jours plus tard, leur entraîneur prendre la tangente via une étonnante campagne de communication lancée sur la pelouse même du Stade de France quelques minutes après le sacre face au club azuréen. Les deux parties vont donc se séparer. Si certains estiment que les sirènes anglaises étaient impossibles à refuser, d’autres s’offusquent de voir l’ancien coach de l’OL succomber à l’appât du gain, abandonnant une direction qui lui avait tendu la main un an plus tôt alors qu’il se trouvait sans club. Si Pierre Sage n’a en réalité jamais envisagé de rester une saison supplémentaire, contrairement à ce qui a pu se lire dans certains médias, la situation était de toute façon devenue intenable. Le cirque médiatique de ces derniers jours et la rumeur l’envoyant à Crystal Palace, qui n’a cessé d’enfler, ont définitivement scellé son sort. Quoi qu’il en soit, le projet lensois se poursuit. Il s’inscrira dans la même dynamique et la même direction que celles mises en place il y a un an, couronnées par l’insolente réussite que l’on connaît. Lens va utiliser la même méthode de recrutement pour son futur coach Concrètement, le directeur général Benjamin Parrot et le directeur sportif Jean-Louis Leca vont continuer à piloter le club avec la même philosophie, à commencer par la recherche du futur entraîneur. En février dernier, lors d’une rencontre à La Gaillette, le directeur sportif lensois nous avait d’ailleurs fait quelques confidences sur les coulisses du recrutement de Pierre Sage : « chacun accepte de se faire challenger et ne prend pas ça pour quelque chose de déplacé. Et ça, ça change tout. Pour prendre l’exemple du recrutement de Pierre Sage : on avait défini ce que devait être l’entraîneur du Racing Club de Lens pour nous, avec quatre ou cinq critères essentiels. Le nom de Pierre est sorti, parmi d’autres. J’ai passé les premiers appels en ciblant deux personnes. Puis, j’ai dit à Ben : 'Maintenant, je veux que tu viennes avec moi dans un appel’, parce que son ressenti et sa vision étaient très importants pour moi. Je n’ai aucun problème à lui livrer ma stratégie et à me faire challenger. » Aujourd’hui, pour remplacer Sage, cette même stratégie est à l’œuvre. Le tandem Leca-Parrot est aux manettes pour dénicher la personne idoine, capable d’emmener le RC Lens au plus haut en Ligue 1, mais aussi de briller en Ligue des Champions. Dans la short list dressée par la direction, où figurent notamment Patrick Videira et, dans une moindre mesure, Alexandre Dujeux, c’est bel et bien Olivier Pantaloni (auteur d’une brillante saison avec Lorient mais libre depuis son départ des Merlus) qui tient la corde, selon nos informations. Toutefois, le processus de recrutement reste long, précis et clairement défini si bien qu’une surprise de dernière minute n’est pas à exclure. Lens souhaite prendre son temps et s’interdit de se tromper, d’autant que la direction n’avait pas prévu d’entamer de telles démarches, le plan initial étant de poursuivre l’aventure avec celui qui a été sacré meilleur entraineur de Ligue 1 il y a quelques semaines. Jean-Louis Leca déjà à fond sur le mercato estival En parallèle du dossier de l’entraîneur, la direction se penche sur les contours de l’effectif pour la saison prochaine. Du côté du staff, Yannick Cahuzac, ancien entraîneur adjoint (2022-2024) dont le retour avait déjà été sérieusement envisagé l’été dernier, fait son retour au club. Sur le terrain, l’objectif est d’offrir au futur coach le groupe le plus compétitif possible, tout en respectant les contraintes financières inhérentes au club. Exit les folies de la précédente campagne européenne qui avait fait tant de mal aux finances lensoises et qui avaient mis le club en danger. À l’instar de la saison passée et malgré les futures rentrées financières promises par la Ligue des Champions, la masse salariale sera rigoureusement maîtrisée. Le recrutement ciblera des joueurs à fort potentiel (à l’image de Sangaré, Risser ou Baidoo), tout en s’autorisant des paris sur des éléments revanchards (Thauvin, Édouard, Udol) et en intégrant les jeunes talents issus de La Gaillette (Ganiou, Antonio, Fofana, Mesloub). Au rayon des départs, Wesley Saïd (Qatar), Adrien Thomasson (Rennes) et Allan Saint-Maximin (Charlotte) ont d’ores et déjà fait leurs adieux avec le sentiment du devoir accompli, tandis que Malang Sarr pourrait rapidement les imiter. Mamadou Sangaré, pisté par plus d’une dizaine de clubs européens, sera quasiment impossible à retenir. Pour compenser, Jean-Louis Leca s’active sur tous les fronts afin de densifier un effectif qui aura besoin de quantité autant que de qualité face aux nombreuses échéances à venir. Si l’arrivée de l’international belge Thorgan Hazard formé au club (12 buts et 8 passes décisives en Jupiler Pro League avec Anderlecht) est d’ores et déjà bouclée, que Saud Abdulhamid a été acheté définitivement à l’AS Roma et que Rémy Labeau-Lascary s’apprête à faire son retour après un prêt concluant au Stade Brestois (5 buts et 1 passe décisive en Ligue 1), le club artésien compte se renforcer dans tous les secteurs de jeu. Il n’exclut d’ailleurs pas de réaliser un nouveau grand coup, à la manière de celui réussi avec Florian Thauvin où plus récemment avec Allan Saint-Maximin. Les mauvaises langues affirmeront que Lens semble déjà appauvri à l’aube d’une saison de tous les dangers. Les plus mesurés rappelleront que la situation sportive n’était guère plus reluisante au début de l’été 2025, lorsque Facundo Medina (OM), Andy Diouf (Inter Milan) et Neil El Aynaoui (AS Roma) avaient quitté Bollaert, quelques mois seulement après Kevin Danso (Tottenham) et Przemysław Frankowski (Galatasaray). La suite est connue de tous : le quasi sans-faute du mercato lensois avait rapidement balayé les doutes. Avec les mêmes architectes aux commandes du projet, les supporters lensois, encore chamboulés par les immenses émotions de ces dernières semaines, vont devoir une fois de plus confier le destin de leur club de cœur au tandem Leca-Parrot. En espérant, bien sûr, la même réussite. FM
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Coupe du Monde 2026
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Rumeurs et transferts
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C'est même signé. Sacrée ascension pour lui. -
Saud a été acheté 3,5M€ d'après l'Equipe.
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https://www.webgirondins.com/actualite-girondins-girondins-qui-est-gilles-fretigne-le-futur-copresident-de-bordeaux-133447
