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Un joueur clairement exceptionnel. Je me demande s’il regrette parfois sa parenthèse mexicaine.

La seule chose qui m’inquiète est qu’il croit toujours à l’EdF. Désolé pour lui, mais à 33 ans, il n’a clairement aucune chance d’entrer dans les plans de Zidane. J’espère que ça ne cassera pas son moral.

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Il y a 6 heures, fredo a dit :

J'ai beau chercher, depuis 50 ans que je supporte lens, je ne trouve pas meilleure recrue. Si vous voyez quelqu un d autre? 

Saint-Maximin restera pour moi un ovni, jamais je n'aurais imaginer voir un un tel joueur a Lens, maintenant son passage fut tellement bref qu'on ne peut pas parler tout a fait d'une recrue car il n'a même pas fait une saison complète...

Quand a Thauvin, il faut bien admettre qu'il est impressionnant, investi, appliqué, et en plus intègre, un capitaine exemplaire

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Il y a 10 heures, fredo a dit :

J'ai beau chercher, depuis 50 ans que je supporte lens, je ne trouve pas meilleure recrue. Si vous voyez quelqu un d autre? 

Ziani en 97 pour l'année du titre (14 buts et 12 passes D en 40 matchs)

Mais un joueur qui porte l'équipe comme le fait Thauvin, je n'en vois pas d'autre.

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il y a 18 minutes, DamieN62 a dit :

« J’ai pris une claque phénoménale. » Quand Benjamin Parrot a écouté, en douce, l’échange entre le directeur sportif Jean-Louis Leca, qui le connaît depuis ses débuts pros à Bastia, et Florian Thauvin, à l’été 2025, avant de le recruter, le directeur général du RC Lens a vite changé d’avis sur le champion du monde 2018. Il n’est pas le seul à l’avoir méconnu. « J’avais l’image médiatique discursive qu’il a pu diffuser en France, d’un joueur “instagrammable”, qui a toujours la belle mèche, un joueur élégant aussi, d’exception, mais qui pouvait avoir des attitudes irritantes par ce qu’il dégageait. »

Une « sale gosse » à la tête de gendre idéal, la réputation est née en septembre 2013 quand le meneur de jeu, d’alors 20 ans, avait planté le LOSC, sans en avoir jamais porté le maillot, pour l’OM, son rêve assumé, au terme d’un bras de fer. Thauvin a longtemps traîné cette étiquette abrupte au gré d’embrouilles, de déclarations, d’erreurs comme d’idées préconçues, adulé ou détesté, successivement, à Marseille avant de s’envoler, comme en exil pour le Mexique, chez les Tigres en 2021.

« La conversation a duré 50 minutes, reprend le DG. J’ai été sidéré par son niveau de professionnalisme et un joueur qui parlait avec beaucoup de simplicité et de respect, d’affection aussi envers Jean-Louis. » « On évoque l’opinion publique, développe Leca. Mais, moi, il me parlait comme à un pote. Il me disait “tu vois, Jean, ce n’est pas des gens comme nous”. Benjamin, ça l’a marqué, parce que moi aussi, quand tu ne me connais pas, tu aurais pu penser aussi que j’étais con. Mais ce que tu voyais déjà tout jeune, c’est qu’il avait de la personnalité dans le jeu. Et quand les gens pouvaient penser à un “petit con”, c’est parce qu’il n’a jamais eu peur de dire ce qu’il pensait, déçu ou content, et il ne s’est jamais caché sur un terrain, défend le directeur sportif. Flo a fait des erreurs. Jeune, il a aussi subi des choses à Marseille pas de son fait, mais juste parce qu’il était beau gosse, c’était plus facile de lui taper dessus. Il s’est construit à travers ça. »

Le portrait est dithyrambique ; il trace d’abord l’évolution d’un joueur, d’un homme devenu père et passé par beaucoup d’états, la dépression même, comme il l’avait confié après son départ de l’OM, avant de réémerger en Italie, à l’Udinese (2023-25) : numéro 10 sur le dos, capitaine à l’étranger, respect regagné. « Je ne me suis jamais senti aussi fort dans le contenu et le leadership au quotidien, tout simplement de par ma maturité et mon expérience, reconnaissait Florian Thauvin, samedi après la victoire contre le Paris FC, qu’il a dynamité, buteur et passeur (2-1). Aujourd’hui, c’est du plaisir pour moi. » Épanoui dans un club qui lui donne de l’amour.

« Quand il est parti au Mexique, énormément de gens ne croyaient plus en lui, estime Jean-Louis Leca. Aujourd’hui, je pense que c’est une renaissance pour lui, il le prend et le vit pleinement. » Après le PFC, et la 300e en Ligue 1 du joueur formé à Grenoble, le trio s’est retrouvé dans un coin du salon présidentiel de Bollaert. Thauvin était arrivé torse nu, maillot prélevé à la source pour le futur musée du Racing. « On était posés, on refaisait le match et un peu la vie, raconte Parrot. Flo a dit “qu’est-ce que j’aime ces moments-là, on est bien”. »

Au prix d’une vraie remise en question, et d’un gros travail sur lui, « Flotov » s’est apaisé. En ouverture et en partage désormais, le voilà à l’aise dans un rôle de capitaine qu’il n’aurait sans doute pas pu tenir plus jeune. Yannick Cahuzac, son coach et une vieille connaissance aussi, résume son influence : « Sur le terrain, il bonifie toutes les personnes autour, c’est notre leader. Le club a beaucoup de chance d’avoir un joueur de ce talent-là. »

Incongru a priori, le mariage est devenu une très belle histoire. Parrot : « Les jeunes et la formation sont au cœur du projet, après le premier échange, on se dit que c’est ce mec-là, exemplaire, qu’il nous faut, parce que personne ne le connaît. Après les longues démarches de séduction de Jean-Louis, on s’est tous mis sur son dos pour essayer de le faire venir. On lui a dit “sans t’en rendre compte, tu portes en toi les codes de ce club, une attitude de responsabilité, d‘humanité et de normalité qui fait que le mariage aura un vrai relief. Tu viens ici, les gens vont voir l’homme que tu es”. » Et Lens voit.

À 33 ans, Thauvin reste porté par la performance et l’exigence, au point de refuser le moindre soda proposé sur la table du vestiaire après match, de manger un repas différent, où tout est pesé, de celui d’amis de passage chez lui, de pousser le Racing à revoir sa balnéo… Et disponible en dehors, pour tous. « Partout où on se déplace, dans tous les clubs, conclut le directeur général, c’est le joueur dont tout le monde nous parle, en raison de son niveau de performance mais surtout du “match” parfait entre le RC Lens et lui. Il incarne cette génération qui a gagné la coupe de France. » La figure de proue du projet, une belle image.

 
Des stats de haut vol
75 % 
Thauvin a été décisif sur 12 des 16 buts lensois (8 buts, 4 passes) en L1 cette saison, soit 75 %.
 
0,77
Déjà très influent en 2025-26, il avait été de 24 (14 buts, 10 passes) des 85 buts lensois, Coupe comprise soit plus de 28 %. Et il est décisif sur tous les matchs clés (1/4, demie et finale de la Coupe + Trophée des champions en août dernier). Sur ses 49 au total disputés avec le RCL depuis l’été 225, il est décisif 0,77 fois par match.
 
1
Depuis la saison 1996-97, personne n’a fait mieux que ses 8 passes décisives en 8 journées. Pas même Neymar et Messi au PSG en 2022-23 (7).
 
(VDN)

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