Clorith Posté(e) le 18 juin Posté(e) le 18 juin Il y a 2 heures, Clorith a dit : Je ne dis rien, mais moi aussi, je sais... 😉 Et un ce ces jours, j'abattrai ma quinte flush !!! 😁 Citer
West'ier Posté(e) il y a 14 heures Posté(e) il y a 14 heures https://www.lequipe.fr/Football/Article/Grand-recit-pierre-sage-je-ne-suis-peut-etre-pas-sur-les-memes-timings-que-les-autres/1702328 Qui peut partager l'article svp ? Citer
Ruka-2 Posté(e) il y a 11 heures Posté(e) il y a 11 heures Après avoir vécu l'une des plus grandes saisons de l'histoire du RC Lens, terminée à la 2e place de Ligue 1 derrière le PSG et avec la première victoire en Coupe de France du club en 120 ans d'existence, Pierre Sage, élu meilleur entraîneur par ses pairs, a déjà traversé la Manche pour signer à Crystal Palace et se frotter à la Premier League, le Championnat qui le fait vibrer. Le coach de 47 ans au parcours singulier, sorti de l'anonymat en 2024 pour sauver l'OL de la descente en L2, a heurté certains supporters sang et or et ses anciens dirigeants par ses sorties médiatiques avant son départ. Il a choisi de s'en expliquer, pour L'Équipe, afin de dissiper les malentendus. « Vous avez vécu un été agité avec un transfert de Lens à Crystal Palace, comment vous sentez-vous ? Je suis en paix. Mais j'ai aussi la volonté de préciser certaines choses, pour apporter mon éclairage sur la manière dont s'est réellement passée cette période. La manière, c'est que vous avez communiqué dès la fin de la finale de la Coupe de France... (Il coupe.) J'enchaîne Téléfoot, le CFC (Canal Football Club) et l'After, mais avec l'idée de parler de la finale et de partager ce moment avec les téléspectateurs et les auditeurs. Et il s'avère que, les trois fois, ça tourne essentiellement sur ma situation personnelle. Mon idée de départ, c'était simplement de parler de la saison exceptionnelle qu'on avait vécue avec le RC Lens. Alors pourquoi en avoir dit autant ? Je me suis un peu fait piéger dans les questions du "oui ou non" à Téléfoot. On me demande :"Est-ce que tu seras encore l'entraîneur du RC Lens la saison prochaine ?" Et là, je suis obligé de répondre oui, parce qu'à ce moment-là, c'est le cas. Ensuite, lorsque l'on revient sur le sujet, je suis plus nuancé parce que je sais qu'il y a des choses qui sont en train de se dérouler. Et ma priorité quand je réponds à une question, c'est l'honnêteté. Cela donnait le sentiment que vous prépariez votre sortie dès le soir de la victoire. Ce n'était pas le cas. D'ailleurs, j'avais répondu les mêmes choses aux mêmes questions avant le match, mais personne ne le relève. Ç'a été mal interprété, mais ce n'était pas mon intention. Regrettez-vous certaines de ces interventions ? Je regrette le fait que ça ait trop dérivé sur ma situation personnelle, oui, au détriment du club de Lens et de la finale qu'on venait de vivre. Je ne regrette pas d'avoir répondu ce que j'ai répondu, puisque c'était tout simplement ce qui se passait à ce moment-là, donc la vérité. Saviez-vous avant la fin de la saison que vous alliez quitter Lens pour la Premier League ? Non, pas du tout. J'ai eu les premiers contacts à partir du mois de décembre, et ça ne nous a pas empêchés de faire la saison qu'on a faite. C'étaient simplement des contacts, donc ça ne remettait pas en cause le contrat que j'avais. Je l'avais fait savoir au club, mais sans leur dire quelle était ma position, car je n'avais pas de position à ce moment-là. Je voulais simplement faire la saison et, à l'issue de la saison, prendre une décision. Avez-vous négocié avec des clubs pendant la saison ? Non. Ce premier contact de décembre, c'était avec Palace. Il a servi à ce que je me fixe une règle : c'était un pare-feu à tous les autres contacts que j'ai systématiquement repoussés à après le Championnat et la Coupe de France. On a aussi lu qu'Al-Ittihad vous a approché, c'était le cas ? Il y a eu une offre d'un des gros clubs saoudiens. Et aussi des clubs anglais, italiens, allemands, turcs et français, tout cela à partir du mois d'avril environ. Mais la priorité, c'est qu'il y avait une saison à faire et un engagement auprès des joueurs à respecter. Crystal Palace est donc le premier club qui vous a contacté et celui que vous avez finalement rejoint, pourquoi ? Il n'y a pas si longtemps, j'avais un rêve : être dans le staff d'une équipe professionnelle. Je l'ai atteint lorsque après avoir été adjoint au Red Star, j'ai entraîné l'OL (à partir de décembre 2023). Je ne pensais jamais avoir cette position-là dans ma vie, au vu de mon profil. Mais à partir du moment où j'ai atteint ce rêve, je me suis dit qu'il fallait penser à un autre. Et cet autre rêve, c'était d'aller en Premier League un jour. Pourquoi fallait-il saisir cette occasion immédiatement ? Parce que j'en viens à me dire que le train ne repassera pas. Ça se joue dans un contexte un peu plus profond me concernant : je n'ai pas eu une carrière avant. Ma vie professionnelle dans le foot se joue de 45 à 60 ans. Je ne suis peut-être pas sur les mêmes timings que les autres. Comprenez-vous que certains supporters aient considéré votre départ comme déloyal ? À la fois je le comprends et je le trouve injuste. Déjà, c'était difficile de quitter Lens au bout de la saison qu'on venait de vivre. Ma position, c'est toujours d'être engagé à 100 % dans ce que je fais, de m'imprégner du contexte local et de faire en sorte que les choses soient à la hauteur des attentes du public. Quand on tient ce discours, le fait de partir aussi vite peut paraître paradoxal. Mais au vu de tout ce qu'on a réussi dans un timing aussi serré, c'est moins paradoxal. C'est-à-dire ? On a réussi à se qualifier en Ligue des champions, à gagner la Coupe de France, à valoriser de manière significative l'effectif, ce qui pérennise le club pour des années, à lancer énormément de jeunes... On a atteint beaucoup, beaucoup d'objectifs. Au départ, on était partis sur un projet de trois ans et, en un an, on a réalisé ce qu'on ne devait peut-être pas faire en trois ans. On a aussi associé votre départ à l'arrivée imposée de Yannick Cahuzac dans votre staff. Alors que pas du tout. J'avais validé son arrivée dès juin 2025 avant de signer moi-même. Et ce sera une valeur ajoutée pour le club car il est très compétent. Quel souvenir gardez-vous en premier de cette saison ? Voir tous ces gens qui pleuraient de joie en tribune après la victoire en finale. Et entendre un petit garçon dire :"Je raconterai ça à mes enfants." C'est un gamin ! Il pensait déjà à raconter ça à ses futurs gosses. C'était assez fou. Et il y a une autre chose que je retiens : quelle équipe, quel groupe. Au quotidien, c'était un plaisir absolu. Avez-vous vu le documentaire de Ligue 1+, Charbonneurs ? Oui malgré le fait que je n'ai pas eu droit de regard sur le contenu. Je ne l'ai pas vraiment apprécié car il ne souligne pas le mérite des principaux acteurs qui sont responsables des performances de la saison, à savoir les joueurs. Lens vous avait proposé une revalorisation. Certains vous ont vu comme un mercenaire... (Il coupe.) Déjà, la proposition est venue tard. Ensuite, si j'avais vraiment été le mercenaire qu'on a bien voulu que je sois, je serais allé en Arabie saoudite et j'aurais fait fois dix. Il y a eu des rendez-vous, des propositions, avec des conditions salariales que je n'avais jamais envisagées dans ma vie, très largement supérieures à celles de Palace. Pareil en Turquie. Les gens oublient qu'en signant à Lens, je divise mon salaire presque par deux par rapport à ce que je touchais à la fin à Lyon. Donc ma logique n'était pas financière, c'était celle d'entraîner en Premier League. Il y a aussi une indemnité (3 M€ + 2 de bonus) qui va permettre à Lens de payer son nouveau coach pendant son mandat. Ça aussi, c'est une forme de valorisation. Aviez-vous envisagé de rester si les deux clubs ne trouvaient pas d'accord ? Oui. Au moment où ça commence à discuter fort sur l'indemnité de transfert, je dis à Jean-Louis (Leca, le directeur sportif) et Benjamin (Parrot, le directeur général) :"Écoutez, si ça bloque, je reste." Mais je pense qu'ils avaient tellement mal digéré la période des trois interviews que ce n'était plus possible pour eux. À quel moment avez-vous pris votre décision définitive ? Après la finale, et même après les passages dans les médias. J'ai pris ma décision le lundi 1er juin. Quand j'ai rencontré mes dirigeants le mardi suivant les interviews, ils m'ont dit : "On peut te donner dix jours pour réfléchir." J'ai répondu que je n'aurais pas besoin de dix jours et que, le lundi suivant, je saurais. Le lundi arrive, j'entérine mon choix, il est 23 h 57. Par correction, je leur envoie un message dans les délais en leur disant : "Il est tard, je vous appelle demain matin." Je les ai appelés le lendemain à 8 heures et je leur ai dit que j'avais décidé de partir. On a laissé entendre que je les avais prévenus à la dernière minute, alors que j'avais avancé le délai quasiment d'une semaine. uel message souhaiteriez-vous adresser à Joseph Oughourlian (propriétaire du RC Lens) ? C'est l'un des hommes les plus brillants et bienveillants que j'ai rencontrés. Pourtant, ces deux choses se mêlent rarement. Lui rassemble les deux. Ça en fait quelqu'un de très classe. Donc merci d'avoir été comme ça. Merci de m'avoir permis de travailler avec toi, parce que tu réunis deux caractéristiques qui sont souvent opposées dans le monde professionnel. Et à Benjamin Parrot et Jean-Louis Leca ? Vous en faites un binôme, mais ils ont vraiment des rôles différents et je pense qu'ils sont surtout très complémentaires. Benjamin est l'un des plus brillants en France à son poste, sachant qu'il est très jeune (41 ans), donc ça promet un bon avenir, à lui comme à son club. Et Jean-Louis a prouvé dès sa première année de DS qu'il était capable de faire des choses extraordinaires. Il choisit les joueurs mais ne se mêle pas de comment on joue ou de comment on s'entraîne. Il n'est pas intrusif et c'est franchement facile de travailler avec lui. Alors ce qu'il faut leur dire, c'est bravo. Et que dire aux supporters lensois ? Que ce que j'aimerais, c'est qu'on ne conjugue jamais le verbe aimer au passé entre nous. Il y a des choses qui m'ont vraiment piqué. Mais il y a aussi eu beaucoup de messages de remerciements, et de personnes qui m'ont écrit qu'elles comprenaient. Je me dis que cette décision n'est pas hors sol. Elle se joue dans le contexte de ma carrière particulière, d'une saison réussie et d'un rêve. Vous renoncez tout de même à la Ligue des champions avec Lens... Quand on me dit : "Tu ne vas pas jouer la Ligue des champions", je réponds : "Non, mais je jouerai la Ligue des champions tous les week-ends en Premier League." Qu'avez-vous ressenti en découvrant que vos deux premiers matches seraient à Everton puis contre Manchester City ? Je me suis dit qu'on allait jouer contre Jake (O'Brien) et contre Rayan (Cherki). Ces joueurs-là, je ne les oublie pas parce qu'on a vécu quelque chose qui m'a permis de vivre d'autres choses derrière (*). Ils ont changé ma vie, tout simplement. » LeTarnais et West'ier ont réagi à ceci 2 Citer
West'ier Posté(e) il y a 3 heures Posté(e) il y a 3 heures Il y a 7 heures, Ruka-2 a dit : Vous renoncez tout de même à la Ligue des champions avec Lens... Quand on me dit : "Tu ne vas pas jouer la Ligue des champions", je réponds : "Non, mais je jouerai la Ligue des champions tous les week-ends en Premier League." Clorith, daykatana et MisterFraiZ ont réagi à ceci 2 1 Citer
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