Bien placé pour succéder à Raymond Domenech après la Coupe du monde, Laurent Blanc a expliqué lundi sur Europe 1 qu'entraîner les Bleus lui «plairait», à quelques nuances près. «Si on me le propose, est-ce que ce sera le bon moment ? ». «L'équipe de France, ça peut se refuser, bien sûr, contractuellement, je ne suis pas libre, ça peut encore plus facilement se refuser quand on n'est pas libre, n'oublions pas qu'il y a un employeur et le club».
L'entraîneur de Bordeaux, dont la sérénité est légendaire, a assuré que la Fédération française de football ne l'avait pas contacté. «Dans mon plan à moi, mon avenir, il n'y a pas d'urgence, je suis lié contractuellement aux Girondins pendant deux ans», a-t-il insisté. Mais à la question «ça veut dire que vous serez encore Bordelais pendant deux ans ? », Blanc a répondu : «pas évident».
L'ancien libero champion du monde s'est dit «très heureux aux Girondins», mais a prévenu : «si je juge que le groupe ou moi-même, on a tout donné et on ne peut pas donner plus ou aller plus haut, à ce moment je ne ferai pas comme certains, je ne cours pas après l'année de contrat».