Pour moi ce match se résume sur 2 points :
1- Le milieu de terrain
En début de match, Auxerre décide de jouer en bloc bas en visant les contres. Résultat, on réussit assez facilement à monter notre bloc et on marque les premiers, après s'être procuré les premières occasions. Auxerre décide alors de jouer plus haut pour remonter au score et se rendent compte qu'ils prennent possession du milieu de terrain. Le manque de volume défensif de Said et Thauvin (seulement 2 ballons récupérés pour ce dernier) aident malheureusement les auxerrois à facilement tenir le ballon ou à le récupérer rapidement dans cette zone. Sur ce match, Danois a par exemple souvent pu être assez libre pour distribuer et impacter, sans réelle opposition avant la zone de vérité. Le premier lensois était souvent à 4-5 mètres de lui à chaque ballon passant par lui au milieu.
Ce qui m'inquiète le plus est le manque de réactivité de Sage sur ce point. D'ailleurs un journaliste lui a posé la question lors de la conf, suite au succès du 4-4-1 à Rennes. Il a répondu qu'il n'y avait aucune raison de quitter le 5-2-3 puisque de toute façon, même en prépa, aucun autre système n'a été testé, ni même en séances quotidiennes. A l'écouter, c'est 5-2-3 toute l'année. Pourtant, nous n'avons jamais subi si peu de tirs qu'à Rennes, à 10 en 4-4-1, alors qu'on enfile les tirs adverses comme des perles en 5-2-3 depuis le début de saison, même dans les matchs gagnés.
2- Le défi physique
Auxerre était plus athlétique que nous, et chaque duel a tourné rapidement à l'avantage des auxerrois. L'arbitre n'a pas aidé, sifflant des fautes mineures pour parfois laisser jouer des fautes grossières, mais l'adversaire du jour a favorablement remporté beaucoup de ballon joué au contact, que ce soit un coup d'épaule, une protection de balle ou le petit jeu. Faire jouer des Thauvin, Said, Thomasson ou Aguilar contre des joueurs physiques semblent avoir ses limites. Statistiquement, Baidoo est celui qui s'en est sorti le mieux. Sangaré a lui trouvé ses limites sur ce match, et sûrement ses axes de progressions.
Important aussi, la domination d'Auxerre dans le jeu aérien, avec un nombre incalculable de ballons perdus dans les airs. Un peu ironique avec l'entrée de Sima, mais avant ça, c'était une guerre avions contre fantassins. Et ce n'est pas qu'une question de détente, mais aussi de science du timing et du placement. Sima et Sotoca ont beaucoup à transmettre aux autres sur ce point précis.