West'ier Posté(e) le 13 mars Posté(e) le 13 mars (modifié) « Mon plus grand rêve, c’était sortir ma mère de la galère », confie Abdallah Sima Décisif depuis janvier (4 buts, 2 passes), Abdallah Sima commence à s’épanouir dans un collectif où il a dû apprendre un nouveau rôle, celui de « 10 » excentré. Ce n’est pas son premier défi, devenir pro ayant été une incroyable course d’obstacles. Il faut une sacrée dose d’obstination et d’opiniâtreté pour devenir pro quand on n’est pas passé par un centre de formation, et qu’on a débarqué en France pour se retrouver finalement à jouer en District. Abdallah Sima a surmonté tous les obstacles, guidé par une volonté encore plus forte : mettre sa famille à l’abri. L’international sénégalais de 24 ans, issu d’une famille de 10 enfants, 4 frères, 5 sœurs sans compter les demi-frères et sœurs, a baigné dans le foot depuis tout petit. Il voyait ses grands frères s’éclater et brûlait d’envie de les suivre. « Mais ma mère était contre le fait que je joue au foot. Elle voulait que je continue mes études. » Le petit Abdallah file alors en douce, sèche quelques cours pour laisser parler sa passion. Pas d’académie de foot pour lui jusqu’à ce que sa mère s’absente un peu plus longtemps. « Un jour, elle est partie au Mali pour quelques semaines et là, je me suis dit que c’était une bonne opportunité pour profiter quand même. Et après quelques semaines, j’ai arrêté les cours complètement. Je jouais au foot tous les jours. Quand elle est revenue, elle a vu que je n’allais plus à l’école elle m’a dit que je ne pouvais pas faire ça. Mais l’école ne voulait pas me reprendre parce que j’avais manqué trop de cours sans prévenir. » La discussion mère-fils entre quatre yeux est un premier tournant. « Je lui ai dit : “Je veux me concentrer sur le foot, est-ce que tu me permets de jouer franchement ?” Elle ne voulait pas que je finisse comme mes frères. Entre-temps, j’avais rencontré des joueurs qui m’avaient dit que j’avais les qualités pour réussir. C’est là où j’ai signé avec l’académie. » Une académie de quartier de Dakar qui lui permet malgré tout de rejoindre Thonon Évian un an après, en 2019. Et le voilà lancé à 18 ans dans le foot européen, des rêves plein les yeux. L’envie de montrer à sa mère qu’elle a eu raison de le laisser suivre sa passion. « On nous a dit qu’il fallait commencer avec l’équipe réserve, en District, pour notre adaptation. Je me suis dit que ce n’était pas mon niveau. Quand tu marques 4 buts par match forcément, il faut chercher ailleurs. Et c’est là où, ensuite, j’ai eu un contact en République tchèque. » Le vrai démarrage de sa carrière. Avec le Slavia Prague, il décroche même un titre de champion et la Coupe (il marque l’unique but de la finale). Il poursuit son périple – Stoke City (Angleterre), Angers, Glasgow Rangers (Écosse), Brest, Brighton (Angleterre) – poussé par un seul désir : « Mon plus grand rêve, c’était de sortir ma mère d’une situation compliquée, sortir ma famille de la galère et je crois que, grâce au football, j’ai réussi à les mettre à l’abri. » C’est aujourd’hui un joueur tranquille et ambitieux. « Un mec très gentil, très humble et très posé. Ce n’est pas un fêtard du tout. Il sait ce qu’il veut », indique son entourage, ravi de sa réussite à Lens, même s’il a fallu un peu de temps – « j’attendais impatiemment » – et des circonstances pour se faire une petite place en attaque dans un secteur très concurrentiel (Saïd, Edouard, Saint-Maximin, Thauvin). « C’est un joueur qui est beaucoup plus dans la profondeur, qui, dès qu’il reçoit la balle, aime bien attaquer l’espace, décrit son entraîneur Pierre Sage. À son arrivée, ces caractéristiques-là ont vite émergé. À l’inverse, il a essayé de se transformer un peu pour rentrer dans notre jeu, puisqu’il a un jeu qui est beaucoup plus intérieur que ce qu’il faisait à Brest. Et ça demande autre chose. Il a dû se mettre dans ces conditions-là. Mais aujourd’hui, il a bien équilibré les deux. Il se dénature un peu moins, et du coup, on voit ses qualités. » VDN Modifié le 13 mars par West'ier CoeurO, Clorith et Moreira_du_63 ont réagi à ceci 3 Citer
Moreira_du_63 Posté(e) le 14 mars Posté(e) le 14 mars https://www.lensois.com/pierre-sage-sur-abdallah-sima-il-est-efficace-quand-on-le-voit-jaurais-peut-etre-du-laligner-un-peu-plus/ Pierrot qui nous trolle 🙄 Hâte d'entendre sa déclaration dans quelques semaines quand on lui fera remarquer que Fofana a marqué 5 buts avec une poignée de minutes et qu'il lui a souvent préféré Sotoca ou Guilavogui en fin de match même lorsqu'il fallait marquer pour repasser devant (cf Strasbourg) 🥲 Citer
West'ier Posté(e) il y a 3 heures Auteur Posté(e) il y a 3 heures « C’est chiant de jouer contre lui » : Abdallah Sima, un poison pour les défenses, un bonheur pour le RC Lens Encore aligné en pointe face à Auxerre (5-2), décisif même sans marquer, l’attaquant sénégalais est capable de jouer le parfait pivot à qui on ne pique jamais le ballon, puis de rendre folle la défense en prenant la profondeur. Sa polyvalence pourrait lui permettre de s’installer dans la durée. Le RC Lens cherche-t-il à piéger ses adversaires ? Avant le Trophée des champions dimanche dernier, puis encore ce samedi avant la réception d’Auxerre, le onze de départ dévoilé par le club sang et or laissait penser qu’Abdallah Sima serait aligné sur le côté gauche du 3-4-3, pour laisser la pointe à Franjo Ivanovic. Mais dans l’esprit de Dino Toppmöller, c’est bien « Abda » le numéro 9. On ne l’aurait pas forcément imaginé au départ puisque le Sénégalais – qu’on savait capable de jouer un peu partout en attaque – avait surtout été utilisé sur un côté la saison dernière. Avec Pierre Sage, il devenait même parfois une sorte de numéro 10 excentré. Mais l’avait-on déjà vu aussi fort que durant ce début de saison ? C’est vrai, il n’a pas encore marqué. Mais son travail, parfois dans l’ombre, est impressionnant. On se souvient de son très bon match face au PSG, et notamment de cette protection de balle face à Willian Pacho, qui avait permis à Matthieu Udol d’offrir le seul but du match à Florian Thauvin. « “Abda”, c’est un grand travailleur, soulignait encore Dino Toppmöller samedi. Bien sûr, il a profité de l’absence d’Odsonne (Édouard). Mais il a encore mérité sa place aujourd’hui car il a fait un grand match contre le PSG. Alors on a décidé qu’on allait le laisser dans l’axe. » Face à Auxerre, il a encore marqué des points, prouvé qu’il pouvait enchaîner sans s’essouffler. Il y a bien sûr cette passe décisive magnifique, presque à l’aveugle, pour Franjo Ivanovic (49e). Mais comme face aux Parisiens, il a encore été bluffant pour sa capacité à garder le ballon dos au jeu, ce qui permet souvent de libérer des espaces. Un véritable guerrier comme le public de Bollaert-Delelis les aime. « Il était très intéressant devant. C’est chiant de jouer contre lui », a même osé son entraîneur en conférence de presse. Mais ce terme ne le réduit évidemment pas à un rôle de pivot. Ceux qui ont vu le match samedi savent que le Sénégalais a dévoilé toute sa panoplie. Toujours autant énergique pour prendre la profondeur quand il a un peu d’espace, notamment en contre-attaque, il a provoqué l’expulsion de l’Auxerrois Christ Makosso (35e). Et on n’oubliera pas non plus que c’est à la suite d’un effort similaire de sa part que Michal Skoras a offert le quatrième but lensois à Ismaëlo Ganiou (66e). Alors c’est vrai, Sima n’a pas débloqué son compteur. Dommage, un jour où le Racing marque cinq fois pour son premier match de championnat, ce qui n’était plus arrivé depuis plus de soixante ans. Mais le « Monsieur Coupe de France », héros inattendu de la saison dernière, est en train de devenir bien plus qu’un joker de luxe. (VDN) vince et Amaury ont réagi à ceci 2 Citer
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