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[La saison 2020-2021 du RC Lens] Le Racing de retour dans l'élite


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il y a une heure, madjeje a dit :

Oui enfin Areola est un très bon gardien et le revoir à Bollaert serait une recrue de 1er choix 

J'ai jamais dit le contraire. C'était pas le but de mon message. 

Mais a t il confirmé les espoirs placés en lui ? Non

A  t-il été bin quand il a joué dans les gros clubs dans lesquels il est passé ? Non

Joue t il dans un club du niveau qu'on lui prédestinait? Non

Ce sont des faits. 

Ce que je ne fais que dire, c'est qu'on s'enflamme vite à voir trop grand. On a fait d'Areola le futur gardien de l'EDF comme si c'était une evidence, mais finalement il galère en carrière. 

On a fait d'Itandje le nouveau Bernard Lama, mais il ne lui sera jamais arrivé à la cheville. 

On veut faire de Farinez un futur crack. J'attends de voir. Pourtant on voit un mec fragile qui se toile dans pas mal de situations. Ça ne signifie pas qu'il ne sera pas un jour le plus grand gardien sud-américain, mais ça incite à éviter les phrases toute faites qu'on en à marre d'entendre, comme si on était tous suffisamment connaisseurs pour en entre convaincus après 2 tweets et 2 résumés YouTube

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Vous commencez sérieusement à me faire c...r avec vos commentaires à deux balles, sur le terrain il y a avait la totalité des recrues ? non , on avait des jeunes de la réserve et le premier match sert

A bon c'est possible de s'auto ingnorer ? 

il est pour lensois34 ce but

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il y a une heure, karldu91 a dit :

Mais grave. 
A croire qu’il n’y a aucune demi mesure... t’es soit une star soit un nul...

 

Etre un bon gardien c’est déjà bien.. On l’imaginait devenir encore plus fort, mais ça reste un bon gardien. Met Oblak à Fulham, il en arrêterait peut être plus, mais il n’empêcherait pas les valises vu leur équipe hein..

 

Au contraire, c'est justement ce que je prône: de la mesure. 

Merci de me montrer où j'ai dit que Farinez ou Areola ou Itandje étaient nuls. Tu ne trouveras pas. 

Oui, complètement d'accord.. sauf qu'Oblak a prouvé suffisamment pour ne jamais se retrouver à Fulham à un âge où tu devrais être à l'apogée de ta carrière ou pas loin. Mauvais choix, mauvaises performances aux moments clés... C'est aussi ça qui fait la grandeur d'un joueur. Des joueurs avec du potentiel, il y a  plein des centres de formation. 

Areola a même perdu sa 3eme place en EDF avec un bref passage en Bleu. Maignan est numéro 3, et Costil a été appelé en numéro dans le groupe élargi. Je ne fais que constater qu'on s'était peut-être beaucoup enflammés à l'époque à son sujet pour un joueur qui fait la carrière qu'il fait actuellement, qui est une carrière de numéro 2 qui n'assure pas quand il est numéro 1. 

Qui se serait branlé comme on l'a fait, pour un gardien numéro 5 français , qui jouerait dans un club promu ? Le propos, c'est la différence entre l'ampleur de l'enflammade faite par des gens qui ne savent RIEN, et la réalité. C'est tout, ça ne va pas plus loin, il n'a pas jamais été question de dire qu'il était nul. Aujourd'hui, s'il veut rejouer à Lens je vais le chercher en deltaplane. Et j'étais fan d'Itandje, qui a raté sa carrière après Lens selon moi. 

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il y a 33 minutes, Adjo a dit :

Au contraire, c'est justement ce que je prône: de la mesure. 

Merci de me montrer où j'ai dit que Farinez ou Areola ou Itandje étaient nuls. Tu ne trouveras pas. 

Oui, complètement d'accord.. sauf qu'Oblak a prouvé suffisamment pour ne jamais se retrouver à Fulham à un âge où tu devrais être à l'apogée de ta carrière ou pas loin. Mauvais choix, mauvaises performances aux moments clés... C'est aussi ça qui fait la grandeur d'un joueur. Des joueurs avec du potentiel, il y a  plein des centres de formation. 

Areola a même perdu sa 3eme place en EDF avec un bref passage en Bleu. Maignan est numéro 3, et Costil a été appelé en numéro dans le groupe élargi. Je ne fais que constater qu'on s'était peut-être beaucoup enflammés à l'époque à son sujet pour un joueur qui fait la carrière qu'il fait actuellement, qui est une carrière de numéro 2 qui n'assure pas quand il est numéro 1. 

Qui se serait branlé comme on l'a fait, pour un gardien numéro 5 français , qui jouerait dans un club promu ? Le propos, c'est la différence entre l'ampleur de l'enflammade faite par des gens qui ne savent RIEN, et la réalité. C'est tout, ça ne va pas plus loin, il n'a pas jamais été question de dire qu'il était nul. Aujourd'hui, s'il veut rejouer à Lens je vais le chercher en deltaplane. Et j'étais fan d'Itandje, qui a raté sa carrière après Lens selon moi. 

En soi,  je suis tout à fait d’accord avec ça, car moi aussi je n’aime pas trop quand on s’enflamme sur les joueurs avant qu’ils aient prouvé avec de bonnes performances régulières au niveau auquel Lens joue (soit niveau L1), comme je l’ai dit plusieurs fois, pour Enow par exemple.

Le seul truc que je ne comprenais pas, et que je trouve trop négatif c’était de parler de Itandje ou Areola immédiatement et de leurs « talents gâchés », en comparaison à Farinez, cette vidéo ainsi que les attentes qu’il suscite. Ce qui est précipité, car Farinez est encore très jeune et n’a tout simplement même pas encore joué avec nous. Mais je comprends mieux ce que tu voulais dire dans ce message, dans le sens « attendons avec les promesses » et malgré son potentiel aperçu en copa America, je suis d’accord avec ça 👍

Mais dans l’idée de fond, on est d’accord, les messages des réseaux sociaux sont toujours à prendre avec des pincettes, encore plus pour les joueurs venant de pays de « seconde zone », (et même d’ailleurs pour les championnats plus développé, quand on lit certaines choses sur Kakuta, Savanier et autres parfois sur Twitter .. sans faire offense à leur talent effectif, c’est tellement trop parfois).
Mais du coup, ne le jugeons pas non plus plus « durement » que les autres qu’on a pas encore vu en sang et or, uniquement car des venezueliens l’érigent au rang de star, c’était ce que je voulais mettre en avant. 

 

Edited by karldu91
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Dans le cas de Areola, c’est sûrement un gardien qui n’est pas le top 20 des meilleurs gardiens en Europe mais qui pourrait prétendre à bien mieux que Fulham. Le problème c’est son salaire. La plupart des clubs en Europe ne peuvent pas payer. 
Un peu à l’image d’un Germain qui préfère cirer le banc à L’OM pour 300 K par mois plutôt que d’avoir une bonne petite carrière dans des clubs moins huppés. Des exemples comme ça, il y en a des tonnes. 
 

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il y a 1 minute, tibocm1 a dit :

Dans le cas de Areola, c’est sûrement un gardien qui n’est pas le top 20 des meilleurs gardiens en Europe mais qui pourrait prétendre à bien mieux que Fulham. Le problème c’est son salaire. La plupart des clubs en Europe ne peuvent pas payer. 
Un peu à l’image d’un Germain qui préfère cirer le banc à L’OM pour 300 K par mois plutôt que d’avoir une bonne petite carrière dans des clubs moins huppés. Des exemples comme ça, il y en a des tonnes. 
 

Tout à fait. Il a un salaire que seuls les grands clubs peuvent payer (mais ils ont déjà de bons gardiens en place) ou alors des clubs moyens Anglais (car blindés) et du coup pour être titulaire il s’est orienté vers la deuxième solution ... 

Mais il est meilleur que certains gardiens jouant dans de meilleurs clubs.. C’est tellement compliqué les mercato de gardiens, surtout avec un tel salaire 

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Il y a 15 heures, tibocm1 a dit :

Dans le cas de Areola, c’est sûrement un gardien qui n’est pas le top 20 des meilleurs gardiens en Europe mais qui pourrait prétendre à bien mieux que Fulham. Le problème c’est son salaire. La plupart des clubs en Europe ne peuvent pas payer. 
Un peu à l’image d’un Germain qui préfère cirer le banc à L’OM pour 300 K par mois plutôt que d’avoir une bonne petite carrière dans des clubs moins huppés. Des exemples comme ça, il y en a des tonnes. 
 

C'est vrai, il y en a des tonnes, Quid de Kakuta qui joue dans des clubs très faible (Amiens) et avec un salaire pas très élevé. Il pourrait prétendre à mieux. 

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Il y a 10 heures, Chti_Stein a dit :

Content de voir kalimuendo scorer.

Je m'impatiente de le voir aligner avec Ganogo et Kakuta.

Ces résumés de matchs sont quand même indignes... Il n'y a personne au rclens dont c'est le job de gérer la comm, les images...?

Après peut être que c'est plus compliqué que ça c'est un autre pays, y'a un virus, un confinement peut être que la délégation lensoise devait être réduite non? On n'en sait rien en faite mais typiquement à choisir ils vont dire au gars des réseaux sociaux de pas venir plutôt qu'à l'entraineur des gardiens (j'extrapole)

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il y a une heure, Koukou a dit :

C'est vrai, il y en a des tonnes, Quid de Kakuta qui joue dans des clubs très faible (Amiens) et avec un salaire pas très élevé. Il pourrait prétendre à mieux. 

Kakuta n'est peut-être pas le bon exemple pour illustrer. Il ne semble pas désireux de s'éloigner de sa famille. De fait cela limite les perspectives. A part le PSG, qui ne voudra jamais de lui, ou Lille, il ne reste que deux possibilités : Amiens et Lens. 

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https://www.lavoixdunord.fr/893211/article/2020-11-16/covid-19-comment-le-rc-lens-vecu-et-gere-son-octobre-rouge

Le 17 octobre, le club artésien se prépare à jouer le derby du lendemain contre Lille. Il apprend la présence de deux cas positifs au sein de son effectif professionnel : les jeunes David Pereira Da Costa et Adam Oudjani. Si le premier ne s’est pas entraîné de la semaine en raison d’une contusion à la cheville, le second l’a fait le vendredi 16 octobre avec le groupe, laissant craindre une contagion plus large. Le RC Lens – qui n’avait de toute façon pas convoqué Oudjani pour le déplacement au stade Pierre-Mauroy - n’a finalement pas d’autres cas à signaler avant de filer à Villeneuve-d’Ascq sous les fumigènes de ses supporters. Il y est surclassé par le LOSC (défaite 4-0).

La semaine suivante – qui doit mener les Sang et Or à la réception de Nantes – est extrêmement compliquée. Des premiers joueurs ressentent des symptômes. Clément Michelin doit par exemple quitter l’entraînement en raison d’un état qui ne laisse rien présager de bon. La veille de la rencontre, les résultats des tests tombent. Ils sont alarmants et annoncent l’hécatombe.

Outre Franck Haise, le coach principal, et Thierry Malaspina, l’entraîneur des gardiens particulièrement diminué, de nombreux joueurs sont détectés positifs. Parmi eux, des cadres, comme Yannick Cahuzac ou Jean-Louis Leca. Mais aussi d’autres joueurs : Aleksandar Radovanovic, Massadio Haïdara, Charles Boli, Steven Fortes, Cyrille Bayala, Clément Michelin et le jeune Boubakar Camara. Tous ces joueurs font partie de la liste des trente éléments donnés à la LFP et à sa commission Covid, avec laquelle les clubs de L1 sont en relation constante. En ajoutant Pereira Da Costa et Oudjani, le Racing compte onze cas positifs et se trouve dans l’incapacité d’aligner une équipe face aux Canaris. Ceux-ci apprennent, en atterrissant à Lesquin le samedi 24 octobre, que leur rencontre du lendemain est repoussée.

Le cluster – qui a également fait reporter le match de la réserve lensoise prévu à Saint-Maur-Lusitanos – oblige le Racing à fermer temporairement son centre de formation. Les footballeurs ne sont pas les seuls infectés. Plusieurs personnes de l’administratif le sont également, à commencer par Florent Ghisolfi, le coordinateur sportif.

Une désinfection des locaux est mise en place. Elle concerne notamment les vestiaires des secteurs sportifs professionnels, les espaces de travail et l’ensemble des chambres de la Gaillette. Pour les employés devant déjeuner sur place, plusieurs services sont mis organisés le midi, histoire d’éviter au maximum l’engorgement du lieu. Toujours dans un souci d’isolement du groupe pro – fortement infecté – avec le reste des employés du club, un service de restauration lui est désormais uniquement dévolu. Les gestes barrières sont rappelés à l’ensemble des salariés. Les visio-conférences se généralisent.

UNE GAILLETTE SOUS CLOCHE

Le lundi 26 octobre, les joueurs professionnels encore sur pied se retrouvent à Avion pour une séance matinale dont le programme a clairement été modifié. Pour éviter tout nouveau risque de contagion, les Sang et Or doivent se contenter de séances de musculation individualisées, en respectant les distanciations sanitaires. Les joueurs mis à l’isolement s’entraînent individuellement à leur domicile. En fonction de leur état, ils suivent un programme strict qui se doit de respecter les précautions fédérales éditées par la FFF. L’idée est évidemment de ne surtout prendre aucun risque pour la santé des joueurs, et de surveiller particulièrement le rythme cardiaque de chacun.

Alou Diarra, Lilian Nalis, les coachs adjoints, et Aymen Djedidi, le préparateur physique, sont alors les seuls à ne pas être touchés au sein du staff technique. Sous les ordres à distance de Franck Haise, ils assurent le suivi quotidien de l’équipe. Mais - dans cette semaine où Lens s’apprête à aller défier l’Olympique de Marseille le vendredi – Alou Diarra est finalement lui aussi testé positif.

Il n’est pas le seul à renforcer l’inquiétante liste des absents en raison du Covid-19. Dans la matinée du jeudi 29 octobre, Arnaud Kalimuendo, arrivé récemment en provenance du PSG, vient la garnir. L’ensemble des éléments médicaux sont envoyés à la LFP qui décide d’officialiser le report de la rencontre au Vélodrome. D’autres membres du staff sont également sur le flanc en raison du virus : Laurent Bessière, le responsable de la performance, Ghislain Dubois, chargé de la prévention musculaire, Vincent Lannoy, le préparateur physique, et Alexandre Pasquini, l’analyste vidéo.

Dans ce contexte, la préparation du match face à Reims, le 8 novembre, est fortement perturbée. Environ un tiers des cas détectés se sont en effet avérés symptomatiques (perte du goût et de l’odorat notamment). Les joueurs – qui récupèrent de manière disparate – reviennent au compte-gouttes. « On savait qu’on pouvait tous être touchés, lâche Jean-Louis Leca, à deux jours du match. Après, entre le savoir et l’être… Personnellement, quand on te dit, tu as le Covid, ça fait quand même quelque chose. Même si on a la chance de ne pas être très malade, que c’est plus que supportable. On pensait qu’on pouvait être touché, mais pas à ce point-là. Quand vous êtes avec des gars qui ont eu de la fièvre, des courbatures pendant dix jours… Sincèrement, sur le début de semaine, ça a été difficile. Quand on démarre, on est essoufflé, un peu plus que d’habitude, simplement sur un échauffement. Ça revient tout doucement. C’est comme ça. On ne va pas se plaindre et grogner tout le temps

Après avoir souscrit à un test cardiaque obligatoire, les onze absents pour la réception de Nantes sont dans les temps pour affronter les Rémois. Pour Arnaud Kalimuendo, dernier joueur touché, le contre-la-montre est lancé. Négatif depuis quelques jours, l’attaquant doit bénéficier de plusieurs autorisations afin de pouvoir participer à la rencontre face aux Champenois. Dont celle d’Éric Furmaniak, le médecin du club. Celui-ci l’ausculte et donne son aval peu avant l’officialisation du groupe convoqué pour la rencontre.

En raison des états physiques des uns et des autres, Franck Haise compose son équipe et prend évidemment en considération le degré de récupération de ses joueurs. Simon Banza, qui n’a pas attrapé le virus, est par exemple logiquement préféré à Arnaud Kalimuendo dans le onze de départ. Ismaël Boura s’installe dans le couloir gauche à la place de Massadio Haïdara. « J’ai fait des choix sur des joueurs qui pour la plupart n’ont pas été touchés par la Covid-19, sauf sur des postes où il y avait moins de choix », explique-t-il à l’issue de la folle remontée de son équipe face au Stade de Reims (4-4).Leca et Fortes sont en effet les seuls joueurs récemment contaminés à avoir débuté la partie. Le Racing a pris un point et a retrouvé goût au football, priant de ne plus revivre pareil chaos sanitaire à l’avenir.

Edited by Ruka-2
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Le programme de la 15e journée de Ligue 1 :
Le mercredi 16 décembre à 19h sur Téléfoot :
Dijon-Lille
Angers-Strasbourg
Montpellier-Metz
Nîmes-Nice
Reims-Nantes

Le mercredi 16 décembre à 21h sur Canal+ :
Rennes-Marseille

Le mercredi 16 décembre à 21h sur Téléfoot :
PSG-Lorient
Lyon-Brest
Bordeaux-Saint-Etienne

Le mercredi 16 décembre à 21h sur Canal+ Sport :
Monaco-RC Lens

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Le « cluster » artésien a pris fin. Plus de trois semaines après la déferlante de contaminations au Covid-19 qui a frappé le RC Lens, l'équipe sang et or a retrouvé son énergie face à Reims (4-4, le 8 novembre). Elle se déplacera avec l'ensemble de ses forces vives, dont Ignatius Ganago, dimanche à Dijon, toujours en Ligue 1.

 

Mais si la majorité des acteurs lensois (douze joueurs et huit membres de l'encadrement sur la récente période, sans oublier les administratifs) a contracté le coronavirus sous forme asymptomatique, les choses auraient pu mal tourner.

« Je me suis dit : "Putain, j'ai chopé cette merde !" »

Thierry Malaspina, entraîneur des gardiens de Lens

 
 

Il est 20 heures ce vendredi 23 octobre quand Thierry Malaspina, entraîneur adjoint en charge des gardiens, reçoit un coup de fil du médecin du club. Le matin, il a passé son 32e test PCR de la saison. Mais, là, Éric Furmaniak l'informe de sa positivité. Il lui demande « un isolement total sept jours consécutifs ». En pleine forme, le quinquagénaire ne déplore aucun symptôme. Croit à une blague. Dans le vestiaire, avec Alou Diarra, premier adjoint de Franck Haise, ils sont surnommés « les buveurs de gel hydroalcoolique », pour leur propension à en user avec abondance au quotidien. « Ça m'a fait un choc, raconte Malaspina. Je me suis dit : "Putain, j'ai chopé cette merde". Pourquoi ? Comment ? J'ai toujours porté le masque en toutes circonstances, respecté les distances. Je n'étais pas sorti de chez moi, sauf pour venir à l'entraînement. Aujourd'hui, je n'ai toujours aucune réponse. »

L'Azuréen fulmine, seul à son domicile. Aspire à revenir au centre d'entraînement de la Gaillette pour observer, de loin, la préparation des gardiens. Il ne comprend pas, même quand, au téléphone avec Franck Haise, l'entraîneur principal, il apprend que ce dernier vient de connaître quelques épisodes de fièvre, a perdu goût et odorat.

« Je n'ai fait aucun effort, comme demandé, poursuit Malaspina. Pendant cinq jours, c'était atroce, parce que j'étais en pleine forme. Le mercredi matin, je me lève avec difficulté. Énorme coup de pompe. Comme si on m'avait roulé dessus. Suivent des premières difficultés à respirer. Le jeudi, je transpirais comme un boeuf. Changer les draps me réclamait un effort surhumain. Je ne mangeais même plus : plus la force de lever ma fourchette. J'ai eu envie d'aller aux toilettes. Je n'y suis jamais parvenu. Je me suis fait dessus. Une demi-heure pour faire deux mètres... Là, tu te dis : "Ce n'est pas moi, ça !" Le doc a pris peur. Les pompiers sont venus me chercher le samedi. J'étais à 84 de saturation (valeur qui permet de savoir si les globules rouges sont suffisamment chargés en oxygène). Il faut être entre 95 à 100. »

Le préparateur des gardiens est transporté illico à l'hôpital d'Arras. En soins intensifs, le pneumologue lui apprend ses lésions aux poumons. « Elles ne sont pas irréversibles, ne vous faites pas de soucis », ajoute-t-il. Le combat a commencé, épaulé par un traitement aux corticoïdes, qui fera effet. Dans ses narines arrivent 6 litres d'oxygène pur par minute.

« L'objectif ? Ne jamais monter à 8 litres d'oxygène »

Thierry Malaspina, entraîneur des gardiens de Lens

 
 

« À mon arrivée, un psychologue vient me voir, poursuit-il. J'ai cru que j'allais mourir. Ça va très vite. Je m'étais mis en mode compétition. L'objectif ? Ne jamais monter à 8 litres d'oxygène (le maximum, imposant un masque) mais descendre à 3, puis à 1. Le lundi, le scanner montrait mes lésions résorbées. Quand tu sors d'affaire, on te permet de te promener. Et là, tu vois tout le dévouement des soignants. Et la détresse et la fatigue des patients. Il y a des personnes de trente, quarante ans aussi. Tu prends conscience que ça touche tout le monde. Que ça peut tuer. Un moment, je cachais l'évolution de la maladie au téléphone. Mais quand tu as une dette d'oxygène, ton cerveau fonctionne au ralenti. Alors tu perds la mémoire, tu tiens des propos incohérents. Mes proches, le staff, les joueurs l'ont compris.

J'ai perdu 6 kilos. Il y a deux formes de Covid-19 : la grippette et celle qui grignote tes globules blancs et ton système immunitaire. Maintenant, je vais bien. Je relativise beaucoup de choses. Je ne vais pas faire la morale à personne. Certains sont quand même inconscients. Portez un masque. Pour vous et les autres. »

« J'avais l'impression d'une séance de musculation en sortant de mon canapé »

Jean-Louis Leca, gardien de Lens

 
 

À Avion, l'ensemble du club a fait le suivi angoissant de son état de santé. Comme Fabien Simon, en charge de la communication, infecté dès le 16 octobre et, selon ses mots, « rouillé », par la fatigue musculaire, observant « la machine inéluctablement s'enrayer ». Jean-Louis Leca, lui, était justement chez Malaspina pour faire quelques travaux la veille du test. Et négatif le 23 octobre au soir. Le lendemain, le gardien arrive à la Gaillette vers 8 h 30. Furmaniak lui a demandé de repasser un nouveau test. Par précaution. Depuis la veille, 6 joueurs sont en effet positifs. D'autres suspicieux.

« Je fais ma séance collective normalement, explique l'ancien Valenciennois. Après quarante minutes, le doc arrive paniqué. Il me demande de sortir. Dans les 4 premiers résultats parvenus, j'étais le seul positif. Je n'ai pas très bien dormi la première nuit. Des courbatures musculaires sont apparues partout dans les jambes, les mollets. Je transpirais beaucoup. J'avais l'impression d'avoir fait une séance de musculation en sortant de mon canapé. J'avais aussi des maux de tête d'une heure. Au sixième jour, j'ai essayé de courir quinze minutes. C'était comme un marathon de trois jours. La peur ? Ça se passe entre toi et ton cerveau. Surtout la nuit. Tu ne peux t'empêcher de penser aux formes graves. En te disant : "Pourquoi cela ne m'arriverait pas, à moi ?" »

Positif lui aussi, dès le 23 octobre, Haise a craint que le club « ne parte dans tous les sens ». Lui assistait, isolé, aux entraînements depuis une chambre du centre avec vue sur les pelouses. Il arrivait avant les joueurs. Repartait avant la fin de la séance, dirigée notamment par Lilian Nalis, un autre adjoint. Son choix du onze titulaire face à Reims a été dicté par la maladie. Au coup d'envoi, neuf joueurs n'avaient pas été infectés.

« Lors des premières séances de reprise (dès le 27 octobre), j'ai senti que certains étaient fatigués, comme Jean-Louis (Leca), confirme le coach qui a vécu trois jours de symptômes classiques. On a réduit le volume et l'intensité. Pour ne pas trop puiser dans leurs ressources. On a conservé notre mental face à Reims. Il fallait aller chercher le 4-4, alors qu'on était mené de 2 buts au départ du temps additionnel. Il faut entretenir cette confiance en conservant une part de doute qui permet d'avancer. »

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il y a 13 minutes, robiwan a dit :

Je trouve au contraire que ce n'était pas une si mauvaise idée que cela. 

Pour Marseille oui c'est pas une mauvaise idée. Pour Lens c'est très très dommageable quand même.

Car avec nos 2 matchs en retard on alourdi déjà notre calendrier. Or si on peut répartir nos 2 matchs sur plusieurs période tant mieux. 

Si on acceptait de décaler le match de Dijon alors on devrait le jouer dès la 1ère date dispo. C'est à dire le 2 décembre.  Or on aurai déjà jouer Marseille, Nantes et un autre (je sais plus) avant en 2 semaines. Et on rejouera 3j après.

Avec la CDF reporte ça nous laisse une date début janvier.

 

3 raisons de plus pour garder le match de Dijon :

- ça fait 10j que l'on prépare ce match.

- On revient d'un cluster et des joueurs en manque de rythme autant jouer une équipe qui n'a pas gagné un seul match.

- La série de Dijon va bien se finir un moment. Donc autant les jouer quand ils ont la tête sous l'eau.

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