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Il y a 11 heures, manico a dit :

A Marseille Benedetto a pris 4 matchs dont 1 avec sursis (il manquera donc les matchs contre Lyon et Lille), Balerdi a pris 2 matchs dont 1 avec sursis, et Rongier sera lui aussi suspendu pour affronter Lyon.

Mauvaise nouvelle pour Nîmes: leur joueur majeur Ferhat sera suspendu pour le match en retard face à Lorient qui sera joué mercredi prochain. Côté lorientais, Chalobah sera lui aussi suspendu.

Lorient, ça commence à prendre forme doucement. Depuis les deux défaites inaugurales en janvier (5-2 contre Monaco et 2-1 contre Bordeaux), ils sont sur une série de 5 matchs sans défaite (victoires face à Paris, Dijon et Reims, nuls contre Rennes et Monaco), avec également une qualification en coupe de France face au PFC. Le match contre Lille s'annonce très dur pour eux mais derrière ils auront l'occasion de prendre des points avec notamment Nîmes, Saint-Etienne, Nice et Nantes lors des cinq journées suivantes. Ce sera une série importante pour eux face à des concurrents au maintien.

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Les hommes de Christophe Galtier sont toujours leaders et réalisent pour l’instant un sans-faute. Mais visiblement pas de quoi impressionner Tony Cascarino. L’ancien joueur de l’OM n’a pas été tendre

c'est pas bon pour Hilton. A 75 ans  il est dans la population à risque.

Je crois que @Lyonnisteest resté bloqué sur le manque de physique de Fofana.

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Il y a 12 heures, tibocm1 a dit :

Si ça venait à se jouer entre Rennes, Lens et L’OM pour la 5/6 eme place sachant qu’on peut aussi finir 10ème (je souligne), les calendriers sont assez compliqués pour tous. Rennes va jouer Montpellier, Nice, Lyon et Marseille. L’OM va aussi enchaîner les matchs compliqués dans les prochaines semaines. Si Lens veut espérer quelque chose, ça passe par une grosse série. A commencer par samedi où la victoire est obligatoire.

ça m étonnerai que l on gagne samedi!!!

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Série Nantes, monument en péril (1/3) - « Kita Circus » : les coulisses sous le chapiteau de Nantes

Le FCN, tourné en dérision par ses fans, fonctionne selon un schéma particulier, à l'image d'un président qui, avec son fils, gère de façon très singulière l'octuple champion de France.

Régis Dupont (avec J. Ri.)mis à jour le 18 février 2021 à 11h37
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Antoine Kombouaré est le quatrième entraîneur du FC Nantes cette saison, le quatrième aussi à ne pas faire jouer Jean-Kévin Augustin, 33 minutes en L1, aucune apparition depuis le 28 novembre. La valse des techniciens et le flop « JKA » illustrent, autant que la place de barragiste, un même phénomène : la gestion de ce club varie au gré des instincts présidentiels, depuis bientôt quatorze ans. En 2008, Jérôme Alonzo avait découvert l'étonnant Waldemar Kita :« Je suis de la vieille école, et au moment de signer mon contrat, j'explique au président que je ne m'engage jamais sans avoir parlé au coach auparavant. Là, il me répond : "Ça ne sert à rien, il n'est pas super fan de toi et je ne pense pas qu'il sera encore là en octobre." » Michel Der Zakarian sera effectivement licencié fin août. Le fonctionnement a-t-il fondamentalement changé, depuis ? Pas sûr.

 
 

Le dernier revirement aura donc touché Raymond Domenech, après sept semaines en commun. Arrivé via le canal Gilles Favard, en charge du recrutement au club de juin 2009 à février 2011, l'ancien sélectionneur des Bleus a été poussé dehors par ses mauvais résultats (0 succès en 8 matches) et par l'axe Mogi Bayat-Franck Kita.

Un duo père-fils loin de faire l'unanimité

Depuis qu'il a racheté le club à Dassault, en 2007, le propriétaire a beaucoup changé de coaches (18) après avoir usé, aussi, sa garde rapprochée : Alain Florès, Claude Robin, Christian Larièpe, Pascal Praud et Gilles Favard ont été tour à tour écartés au bout de quelques mois. La promotion de son fils au poste de directeur général délégué, au début de la décennie passée, n'a apporté qu'une stabilité de façade.

C'est encore le papa qui, depuis Paris, décide de tout. Et il continue d'écouter d'anciens employés. « Je n'ai rien à dire sur le FC Nantes », répond Pascal Praud, qui assure se tenir loin de son club de coeur, désireux de ne pas gêner le travail de sa compagne, Cathy Bancarel, directrice des ressources humaines du FCN depuis septembre. Il évite désormais de réagir auprès de confrères pour le moindre article véhément. Mais il s'est ouvert cet automne, auprès d'un responsable d'un grand quotidien régional, du ton selon lui trop vindicatif utilisé envers les dirigeants nantais dans ses colonnes. Le représentant du propriétaire à Nantes, lui, ne s'y est jamais installé. C'est déjà un drôle de message.

« Le jour, c'est le fils qui commande, le soir, c'est le papa. Ça ne facilite pas le travail, surtout que le fils ne dit pas toujours la même chose que son papa »

Miguel Cardoso, entraîneur de Nantes en 2018

 
 
 

« Aujourd'hui, quand on préside un club, on ne peut pas être à 400 km, passer une fois tous les quinze jours ou juste pour voir les matches, relève un connaisseur des arcanes du club. Le DG (Franck) devrait lui être tout le temps à Nantes, sept jours sur sept, et c'est là où ça déconne. Si tu es à Nantes, tu vas croiser ici ou là un sponsor, un élu, tu crées du lien. Un fossé s'est créé. Franck n'est pas bête mais très sec, très froid. » C'est peu dire qu'il suscite la défiance. « Fourbe et lâche », « que des coups en douce », lâchent sous couvert d'anonymat d'anciens salariés du club. Pour asseoir son pouvoir, le DG délégué s'est entouré d'un noyau d'affidés qui lui remonte ce qui se dit ou se fait au sein du club. Une entreprise où l'ensemble du personnel vit sous tension.

Miguel Cardoso, licencié après huit matches en 2018, a quitté Waldemar Kita en bons termes. Mais l'entraîneur portugais de Rio Ave résume ainsi le contexte : « Le jour, c'est le fils qui commande, le soir, c'est le papa. Ça ne facilite pas le travail, surtout que le fils ne dit pas toujours la même chose que son papa ! C'est très intéressant de parler avec le président, il est très ouvert, mais je ne sais pas si la relation entre les deux(père et fils) est 100 % sincère. »

Certains staffs du passé soupçonnent Franck Kita de transmettre à son père une version assez personnelle du climat interne. Et de participer à cette culture de l'embrouille qui plombe Nantes. Franck Kita, c'est l'homme qui ne tranche pas en août dernier lorsque Stéphane Ziani dégomme Christian Gourcuff dans les colonnes de Ouest-France (« la gestion des jeunes [par Gourcuff] est catastrophique ») : le simple rappel à l'ordre pour l'entraîneur des U19 grave dans le marbre la scission entre la formation et le groupe pro.

En déclinant une entrevue à Mogi Bayat, Raymond Domenech s'est tiré une première balle dans le pied

Cette stratégie de l'évitement, les agents de joueurs la connaissent. La liste des représentants qui ont contacté Franck Kita pour être rappelés, quelques minutes plus tard, par Mogi Bayat, est interminable. L'agent belgo-iranien apparaît comme un directeur sportif officieux du club depuis plusieurs années. Avec Bakari Sanogo, il est présent aux côtés de Kita père et fils à tous les matches du club ou presque. Il arrive que Waldemar Kita accueille les représentants d'un joueur dans les locaux parisiens du club avant de s'éclipser pour laisser le duo Bayat-Sanogo gérer les négociations. Le procédé a refroidi plus d'un intermédiaire.

De nombreux témoignages, tous en « off », évoquent aussi la pression mise sur certains pour intégrer l'écurie de Mogi Bayat. Qui « gère » le recrutement et l'a rappelé à Raymond Domenech en sollicitant, début janvier, une entrevue que le technicien a déclinée, se tirant une première balle dans le pied. En soi, la primauté du réseau Mogi Bayat ne constitue pas une rupture. Avant l'agent belgo-iranien, le tandem Franck Belhassen-Fabrice Picot avait bénéficié d'un statut en partie comparable, et certains espoirs du club étaient orientés vers leur écurie. Mais il y avait alors une cellule de recrutement qui proposait des noms, des pistes, et Nantes se trompait moins.

 

Le couac Limbombé a été au coeur de multiples tensions à Nantes. (A. Mounic/L'Équipe)

 
Le couac Limbombé a été au coeur de multiples tensions à Nantes. (A. Mounic/L'Équipe)

En tout cas pas dans les proportions du couac Limbombé, plus gros achat de l'histoire du club (8 millions d'euros), par exemple. La politique sportive est peu lisible pour les espoirs maison. Abdoulaye Dabo (19 ans) est parti (Juventus Turin), Batista Mendy (21) arrive en fin de contrat sans avoir prolongé. L'effectif du FCN s'affaiblit objectivement depuis au moins deux saisons et rien ne semble mis en place pour y remédier.

Philippe Mao surnommé « FC pas validé »

Ces derniers mois, le dossier de la prolongation de Randal Kolo Muani a été freiné par de nombreuses interférences, sans que Philippe Mao se positionne. Celui-ci a été promu en juin dernier coordinateur sportif du club, en théorie le responsable du recrutement. Mais il est surtout surnommé par une partie du milieu « FC pas validé » pour sa propension à repousser des dossiers tels celui du Brestois Romain Faivre, entre autres.

Mao, qui voulait prêter à nouveau Kolo Muani à Boulogne-sur-Mer (National) (avec option d'achat), avant le début de saison, peine à démontrer son utilité dans la gestion sportive, en proie au laisser-aller. Les conditions de travail se dégradent, avec deux terrains d'entraînement impropres à des séances de haut niveau à la moindre intempérie. Les fortes tensions entre staff technique et staff médical sont, elles, montées au plus haut lorsque le premier a découvert que le second avait prévu une batterie de vaccins antigrippe deux jours avant le déplacement à Lorient (2-0 pour le FCN, le 8 novembre).

« Un jour en 2008, Kita m'appelle. "Ça va Jérôme, vous allez bien ? J'ai un rêve et vous allez m'aider à le réaliser : faire venir Pauleta à Nantes." Je lui réponds : "Mais vous savez que Pedro a pris sa retraite ? "

Jérôme Alonzo, ancien gardien de but de Nantes

 
 
 

Dans quelle mesure Waldemar Kita perçoit ces dysfonctionnements ou cherche même à les combattre ? La jauge est difficile à établir. À 67 ans, il reste un président attiré par les « coups », de Sergio Conceiçao à Raymond Domenech en passant par Claudio Ranieri ou Christian Gourcuff, de l'ex-Parisien Lucas à Ben Arfa, qui avait longuement échangé avec Gourcuff au milieu de la saison passée. « Un jour en 2008, Kita m'appelle,raconte Alonzo : "Ça va Jérôme, vous allez bien ? J'ai un rêve et vous allez m'aider à le réaliser : faire venir Pauleta à Nantes." Je lui réponds : "Mais vous savez que Pedro a pris sa retraite ?" "Appelez-le, s'il vous plaît !" Voilà, Waldemar Kita, c'est quelqu'un qui a un coeur énorme, il veut le meilleur pour son club mais il ne connaît pas les règles du jeu. »

 

Le 25 juin 2018, Miguel Cardoso est présenté à la presse par son président Waldemar Kita. Huit matches de Ligue 1 plus tard, il sera renvoyé. (B. Papon/L'Équipe)

 
Le 25 juin 2018, Miguel Cardoso est présenté à la presse par son président Waldemar Kita. Huit matches de Ligue 1 plus tard, il sera renvoyé. (B. Papon/L'Équipe)

Le président peut convoquer spécialement son entraîneur à Paris pour une longue discussion et lui faire remettre, à la sortie, un petit carnet où est résumé le message, au cas où il n'aurait pas tout compris. Le foot à la mode Kita, ce sont aussi ces interférences incessantes, petites ou grandes. Comme celle vécue par Raymond Domenech avec cette séance de motivation individuelle des joueurs par le président, avant Nantes-Lille (0-2, le 7 février).

Miguel Cardoso, venu pour développer un projet de jeu en complet décalage avec celui de son prédécesseur, Claudio Ranieri, avait vécu une déstabilisation similaire après un match amical d'avant saison : « On perd 2-1 mais quand j'arrive dans le vestiaire, les joueurs étaient excités par la qualité de jeu produite ce jour-là. La sensation c'était : ça y est, on est sur un chemin intéressant, on va se développer de la façon qu'on veut. Mais je parle avec M. Kita et il me dit : "En France, on ne peut pas jouer comme ça." Au moment précis où l'équipe commence à prendre, il exprime ses doutes. Ça, c'est la pire chose qu'on puisse faire à un entraîneur. » À Nantes, Cardoso a échoué mais n'a pas été beaucoup aidé. Ils sont quelques-uns à pouvoir en dire autant.

publié le 18 février 2021 à 00h05mis à jour le 18 février 2021 à 11h37
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EPISODE 2

Pourquoi tant de haine entre Waldemar Kita et les supporters du FC Nantes ?

La contestation des dirigeants du FCN atteint son paroxysme cette saison, mais elle vient de loin.

 
En tribune Loire - le poumon du stade de la Beaujoire -, de nombreux supporters exhortent le président Waldemar Kita à quitter le club. (A. Réau/L'Équipe)
 
En tribune Loire - le poumon du stade de la Beaujoire -, de nombreux supporters exhortent le président Waldemar Kita à quitter le club. (A. Réau/L'Équipe)
Régis Dupont (avec Johan Rigaud) mis à jour le 18 février 2021 à 18h40
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Samedi, avant la rencontre entre Nantes et l'Olympique de Marseille, un nouveau rassemblement pacifique de supporters est programmé à la station de tramway Beaujoire, à l'appel d'un collectif de neuf groupes de supporters. Si le noyau de manifestants ne grossit pas (environ 300 personnes), la mobilisation anti-Kita est plus forte que jamais. La nomination de Raymond Domenech à la tête de l'équipe pro, fin décembre, a même exposé au monde entier la vindicte jaune et verte. Il reste de la première séance de l'éphémère entraîneur canari l'image de ces joueurs courant au son de l'entrée des gladiateurs dans la Piste aux étoiles.

 
 

La scène, à la fois drôle et cruelle, a établi la fracture irréversible entre sympathisants du club et Waldemar Kita, l'homme caricaturé en clown sur les affiches qui ont essaimé un peu partout en ville, depuis. « Le problème à Nantes, ce n'est pas Raymond Domenech, c'est Waldemar Kita », explique ce jour-là Sébastien, un des supporters présents derrière le grillage. « Domenech, c'est un épiphénomène, ajoute Frédéric. Dans six mois, on n'en parlera plus. »

Finalement, Domenech a été écarté après quarante-six jours de mandat. Antoine Kombouaré, son successeur, a mis fin d'entrée à une série inédite de 16 matches sans succès (3-1 à Angers, dimanche dernier). Mais la colère, elle, est toujours là. D'où vient-elle, au juste ?

Tout a déjà bien germé avant Kita

 

D'un héritage, pour commencer. Quand Waldemar Kita achète le FCNA en 2007, le club (qu'il rebaptise FCN) est déjà en détresse. Il a subi la première relégation de son histoire quelques mois plus tôt, victime de son précédent propriétaire, le groupe Dassault, lui-même héritier de la Socpresse, qui a enclenché l'engrenage infernal avec le licenciement de Raynald Denoueix (décembre 2001), six mois après la conquête du huitième et dernier titre de champion. La perte d'identité du club, le lien distendu avec les supporters, la méfiance des élus locaux : tout a déjà bien germé avant Kita.

Ce dernier s'imagine en sauveur quand il est perçu, au mieux, comme un moindre mal, la réputation lestée de son passage à Lausanne Sports (le club a fait faillite un an après son départ, en 2001). Il enchaîne les maladresses qui crispent le microcosme canari. Lors de la première assemblée générale du club, il suggère : « Que les anciens continuent de jouer au golf. » À la notable exception de Patrice Rio, il ne récupérera jamais cet impair auprès des « historiques ». Lors du dernier rassemblement de supporters, avant Nantes-Lens (2-4, en Coupe de France, le 10 février), les prises de parole avaient lieu au-dessus d'une banderole reprenant cette phrase de Jean-Claude Suaudeau : « Les supporters nantais devraient se mobiliser pour la sauvegarde de leur patrimoine. » Comme un rappel du péché originel.

« Sans doute que son attitude (Waldemar Kita) a fait penser aux supporters qu'il les méprisait »

Christian Larièpe, ancien proche du président et ex-entraîneur de Nantes

 
 

« Les anciens ne voulaient pas des nouveaux, les nouveaux disaient : "Les anciens, ils font chier." Il y avait un mur entre les deux, témoigne Christian Larièpe, qui faisait partie de l'équipe Kita à Lausanne sports et lors de son arrivée au FCN. Les supporters étaient déjà hystériques par rapport à Waldemar Kita alors que le club était en position de remonter en Ligue 1. Sans doute que son attitude a fait penser aux supporters qu'il les méprisait... De notre côté, on n'a pas assez favorisé le dialogue. Et puis Waldemar est quelqu'un de pressé, sans doute trop pressé. »

Des affiches « ita Circus » ont germé un peu partout à Nantes, comme ici au centre d'entraînement de la Jonelière. (@rendezleFCN/L'Équipe)
 
Des affiches « ita Circus » ont germé un peu partout à Nantes, comme ici au centre d'entraînement de la Jonelière. (@rendezleFCN/L'Équipe)

Il n'a pas eu le monopole de la parole malheureuse. Pascal Praud, qui ne désire plus s'exprimer sur cette période, a contribué à la cassure lors de son passage comme directeur général délégué, de janvier 2008 à février 2010. Il portera comme une croix cette déclaration sur le club qui devait en finir « avec les Choristes, Amélie Poulain et Radio Nostalgie ». En 2010, déjà, Jean-Marc Ayrault, encore maire (PS) de la ville, avouait dans ces colonnes : « Je ne jette pas la pierre mais je suis déçu, inquiet, notamment de la distanciation avec les supporters. »

Les adieux de Der Zakarian, pollués par la sono du stade, marquent une rupture définitive

Quelques mois plus tôt, devant l'entrée du Stade de France, où le FCN dispute la finale de la Coupe Gambardella (0-2 contre Montpellier), Waldemar Kita est interpellé par quelques supporters. Il se dirige vers l'un d'eux et tente de lui asséner un coup de tête. Il y a eu d'autres moments de haute tension entre les deux parties. Dès décembre 2007, à Guingamp, les dirigeants sont coursés par des supporters. Suivront des grèves de la Brigade Loire, des insultes xénophobes, la Jonelière taguée en 2008 - « Kita casse-toi, le FCN appartient aux supporters » -, un esclandre devant une buvette du stade de Canet-en-Roussillon en janvier 2010, la Beaujoire vandalisée en 2011, jusqu'à la tentative d'intrusion dans la loge présidentielle en plein match, en novembre 2016.

Avec le « Kita Circus », la contestation a pris un tour plus pacifique, mi-ironique mi-désabusé. Il reste le constat : Waldemar Kita n'a pas été bien accueilli, mais il a raté plusieurs occasions de se rattraper. Trop.

Notamment durant cette période où Nantes était redevenu un club vibrant. « Avec Michel Der Zakarian, on faisait du bon boulot, se souvient Vincent Bessat, joueur canari de 2011 à 2015. Quand j'y étais, on a redonné aux gens le goût de revenir au stade, c'était plus une phase où il fallait pérenniser le club en Ligue 1. Il y avait de l'élan, de l'alchimie, même s'il y avait déjà un front anti-Kita. »

« Waldemar Kita est certainement quelqu'un qui a envie de bien faire mais ce n'est plus possible, notre club est la risée de la Ligue 1 »

Sébastien, supporter

 
 

La rupture définitive date justement du départ de l'ancien défenseur central, au printemps 2016. La famille Kita fait monter le volume de la sono du stade au moment où Der Zakarian vient s'adresser à la Brigade Loire, le soir de ses adieux. En fin de contrat, l'actuel entraîneur de Montpellier avait annoncé dès avril : « Je ne veux plus travailler avec Kita. » Depuis, la moindre initiative présidentielle est sujette à conflit. Le projet Yellopark de nouveau stade, abandonné en novembre 2018, bien sûr. Mais aussi l'inauguration d'une statue d'Henri Michel, à l'automne, reportée.

Certains supporters n'ont pas aimé que Michel Der Zakarian ne puisse pas effectuer ses adieux convenablement. (V. Michel/L'Équipe)
 
Certains supporters n'ont pas aimé que Michel Der Zakarian ne puisse pas effectuer ses adieux convenablement. (V. Michel/L'Équipe)

« Ça infuse depuis treize ans, cingle Sébastien Poinson, vieux supporter du club. Le changement de blason est symbolique aussi : il n'a ni queue ni tête, pour incarner le changement on a enlevé l'hermine et la goélette, c'est un truc marquant pour nous, les anciens, autant que les magouilles avec (Mogi) Bayat ou le fait que, dans le premier onze de Patrick Collot, il n'y ait pas le moindre joueur formé au club. Waldemar Kita est certainement quelqu'un qui a envie de bien faire mais ce n'est plus possible, notre club est la risée de la Ligue 1. »

La perquisition dans les locaux du club par la brigade financière, le jour même de l'éviction de Christian Gourcuff (le 8 décembre), a acté le sentiment que Waldemar Kita abîme l'image du club. Le dimanche suivant, des heurts opposent supporters et forces de l'ordre sur le parking du stade de la Beaujoire, avant la réception de Dijon (1-1). « FC Kita, on n'en veut pas », scande la foule.

Le matin, dans un entretien accordé au quotidien Presse-Océan, le président a assuré que les fans du FCN « ne me comprennent pas. C'est facile d'insulter sans cesse. Le premier qui n'est pas content, c'est moi [...] S'ils estiment que je ne suis pas à ma place, qu'il y a d'autres gens meilleurs, il n'y a pas de problème, moi, je ne m'accroche pas. Par contre, j'essaie de ne pas laisser le club dans la m... » Bientôt quatorze ans après l'arrivée de Waldemar Kita, Nantes a effectivement les deux pieds dedans.

publié le 18 février 2021 à 18h30 mis à jour le 18 février 2021 à 18h40
Edited by vince
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il y a 24 minutes, Ruka-2 a dit :

S'ils pouvaient remplacer Pierre Menes ça serait encore une meilleure nouvelle.

 

Driiiiiiing réveil  

je ne le supporte pas non plus. 

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Ça doit faire une dizaine d'années que je n'ai pas regardé ou écouté une émission de debrief. Quand Lens joue, j'allume à 5 minutes du coup d'envoi et j'éteins aussitôt le match terminé (et si on gagne je laisse un peu plus longtemps pour voir les célébrations et interviews). J'ai des yeux et des oreilles, je n'ai pas besoin qu'un Ménès ou autre me dise qu'untel a été bon ou non, je le sais et je le vois.

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il y a 19 minutes, DamieN62 a dit :

Ça doit faire une dizaine d'années que je n'ai pas regardé ou écouté une émission de debrief. Quand Lens joue, j'allume à 5 minutes du coup d'envoi et j'éteins aussitôt le match terminé (et si on gagne je laisse un peu plus longtemps pour voir les célébrations et interviews). J'ai des yeux et des oreilles, je n'ai pas besoin qu'un Ménès ou autre me dise qu'untel a été bon ou non, je le sais et je le vois.

j'ai la même approche. Je préfère me lire une analyse So foot qu'écouter leur baratin. 

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il y a 15 minutes, West'ier a dit :

Et qui commente Brest/Lyon ce soir ? Ménès...

Masterclass du nouveau gardien brestois qui offre le but à Lyon.

Bizarrement je préfère Ménès aux commentaires que sur le canal football club. Même si évidemment, il y a bien meilleur que lui.

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à l’instant, vince a dit :

Quelle drôle d’idée de mettre Larsonneur sur le banc!

Il était moins bien depuis plusieurs matchs. Il avait beaucoup de reussite depuis le début de saison. Il ne m'a jamais vraiment convaincu pour sur la durée. Mais c'est vrai que vu le début de saison c'est dur pour lui. Le remplaçant est peut-être largement au dessus de Larsonneur à l'entrainement. C'est quand même dingue le nombre de bévues de gardiens sur des dribbles ou passes dans l'axe cette année. J'en ai jamais vu autant ! 

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il y a 16 minutes, Adjo a dit :

Il était moins bien depuis plusieurs matchs. Il avait beaucoup de reussite depuis le début de saison. Il ne m'a jamais vraiment convaincu pour sur la durée. Mais c'est vrai que vu le début de saison c'est dur pour lui. Le remplaçant est peut-être largement au dessus de Larsonneur à l'entrainement. C'est quand même dingue le nombre de bévues de gardiens sur des dribbles ou passes dans l'axe cette année. J'en ai jamais vu autant ! 

Peut-être que sans public ils se sentent en confiance, zéro pression 😁

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